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2 janvier 2010 6 02 /01 /janvier /2010 18:00

Photo 004

Le vignoble de Balbronn en décembre

Riesling Grand Cru Bruderthal 2005 – G. Neumeyer à Molsheim

Robe : Jaune clair étincelant.
Nez : franc et direct avec une palette d’une pureté classique marquée par le pamplemousse et les herbes aromatiques (sauge, basilic…)
Bouche : l’attaque est vive et pointue puis l’acidité s’élargit en bouche pour s’équilibrer magistralement avec une matière charnue. La finale est longue et offre un bouquet complexe (infusion d’herbes, zeste d’agrume…) avec une minéralité affirmée.
La structure acidité/gras de ce très beau riesling me rappelle certains équilibres bourguignons. Le plaisir est déjà au rendez vous mais on sent un tel potentiel dans ce vin qu’on se dit qu’il faudrait encore patienter quelques années pour le retrouver à son optimum… mais ça risque d’être difficile !



Riesling Grand Cru Altenberg de Bergbieten Cuvée Henriette 2002 – F. Mochel à Traenheim

Robe : jaune franc avec des éclats dorés.
Nez : incroyablement riche et complexe : agrumes , pierre à fusil, épices et quelques légères évocations terpéniques en fond.
Bouche : un équilibre magnifique avec une acidité gourmande et profonde, un gras presque palpable et une finale longue, aromatique et salivante.
Un roi dans son expression la plus aboutie !
Ni le saumon en croûte d’épices, ni la choucroute aux baies de genièvre n’ont réussi à en domestiquer la puissance. Une belle claque !




Riesling Stein 2007 – J.P. Rietsch à Mittelbergheim

Robe : Jaune profond avec des éclats d’or clair.
Nez : Profond et pénétrant avec un fruit complexe, des notes de fumée et de craie humide.
Bouche : l’attaque légèrement moelleuse laisse rapidement s’épanouir une acidité puissante mais très mûre, l’équilibre est gourmand, plein d’énergie et la longue finale sur les agrumes possède une salinité presque hors norme.
La maturité face à la puissance d’un grand terroir de Mittelbergheim (encore un qui mériterait un classement…) : ce riesling d’une opulence un peu baroque (14° quand même) possède une matière exceptionnelle dont le temps devra dompter l’ardeur. Mais comment résister lorsqu’on rencontre ce séducteur aujourd’hui ?



Château Chalon 1985 – D. et P. Chalandard à Le Vernois


Robe : Jaune topaze, avec un éclat vieil or.
Nez : intense et évolutif, le bouquet profond et racé passe de la noix verte assez brute à des notes plus raffinées de fruits secs (figue, noisette), d’épices (muscade, cumin) et de sous-bois.
Bouche : l’attaque vive révèle une acidité virulente qui soutient la structure sur toute sa longueur, le toucher de bouche est onctueux, la palette aromatique s’épanouit pleinement et la finale est évidemment très longue.
Typé, fidèle à son appellation ce « petit jeune » de près d’un quart de siècle est en pleine forme avec un équilibre plein de tonus qui ne laisse aucun doute sur sa longévité… un flacon qui va défier le temps !



Auxerrois Moenchreben 2005 – Rolli-Gassmann à Rorschwihr


Robe : Jaune clair très brillant.
Nez : pénétrant et riche avec un registre complexe : agrumes confits (mandarine), épices douces, vanille, craie…
Bouche : le moelleux est présent mais l’équilibre est magistral grâce à une acidité profonde et une minéralité intense, qui rend le toucher de bouche presque granuleux. La finale est savoureuse et dotée d’une persistance peu commune pour ce cépage.
Le Moenchreben est un terroir argilo-marneux où les Rolli-Gassmann font naître un auxerrois haut de gamme. La maturité et poussée (comme d’habitude) mais le vin reste sapide et digeste (comme d’habitude)… un modèle du genre pour plaider en faveur de la légitimité des SR dans certaines cuvées alsaciennes. Avis aux amateurs et aux sceptiques !



Morgon Côte du Py 2008 – J.M. Burgaud à Morgon


Robe : rubis moyen avec des bords mauve clair.
Nez : discret et bien typé avec des arômes de prunelle et quelques notes très minérales (terre humide).
Bouche : charnue et pleine de tonus, les tanins sont perceptibles mais mûrs et la finale un peu astringente nous offre un retour aromatique d’une belle longueur.
Encore jeune mais très plaisant… il m’est toujours difficile de résister à la pétulance d’un vrai cru du Beaujolais, surtout en hiver : quand le Morgon chante la grisaille de décembre s’éclaircit toujours.


Châteauneuf du Pape 1990 Domaine du Haut des Terres Blanches – Diffonty à CNP

Robe : pas trop évoluée, de teinte rouge sombre, assez dense avec une frange orangée
Nez : une palette riche et complexe qui évolue continuellement : figue, datte, résine, menthe, épices et vanille…
Bouche : une attaque en douceur avec une matière qui tapisse progressivement le palais, sans devenir trop envahissante cependant. Des arômes plus évoluées de bouillon de viande et de laurier se révèlent progressivement, la finale de longueur moyenne est marquée par notes de cacao amer
Ce Châteauneuf acheté il y a quelques années sur place, dans un domaine qui possède une belle réserve de vieux millésimes est très séduisant : oubliée la richesse un peu démonstrative et parfois ennuyeuse des CNP trop jeunes… place à la finesse d’un répertoire aromatique fin et mature.



Pouilly Fuissé En Carementrant 2006 – Bret Brothers à Vinzelles

Robe : jaune clair avec de beaux éclats dorés.
Nez : riche et flatteur avec une palette complexe : fruits blancs frais (poire), beurre, vanille et une légère touche de gingembre.
Bouche : une acidité large et très minérale, beaucoup de gras et une finale de longueur moyenne avec une délicate amertume… harmonie et élégance.
Un très beau vin, complet, dense et à maturité… séducteur sans esbroufe mais au charme quasiment irrésistible. Comme pour la plupart des vins des frères Bret, cette bouteille se vide pratiquement toute seule !




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  • : Vins, vignobles et vignerons.
  • : Récits liés à des rencontres viniques et oenophiliques.
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Bonjour à tous

Amateur de vin depuis près de 30 ans et internaute intervenant sur un forum de dégustateurs depuis plusieurs années, j’ai crée ce blog pour regrouper et rendre plus accessibles mes modestes contributions consacrées à la chose vinique.

 

Mes articles parlent presque toujours de rencontres que j’ai eu l’occasion de faire grâce au vin :

rencontres avec de belles bouteilles pour le plaisir des sens et la magie de l’instant,

rencontres avec des amis partageant la même passion pour la richesse des échanges et les moments de convivialité inoubliables,

rencontres avec des vignerons et avec leur vignoble pour des moments tout simplement magiques sur les routes du vin ou au fond des caves.

 

J’essaie de me perfectionner dans l’art compliqué de la dégustation dans le seul but de mieux comprendre et mieux pouvoir apprécier tous les vins.

Mes avis et mes appréciations sont totalement subjectifs : une dégustation purement organoleptique ne me procure qu’un plaisir incomplet.

Quand j’ouvre une bouteille de vin, j’aime pouvoir y associer le visage du vigneron qui l’a fait naître, j’aime connaître les secrets de son terroir, j’aime avoir plein d’images et de souvenirs associés à ce liquide blanc ou rouge qui brille dans mon verre.

 

Merci à tous ceux qui viennent me rendre visite.

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