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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 15:52

Photo 031

 

Dans le bois au dessus du vignoble de Pfaffenheim...c'est le printemps !

 

 

 

Sylvaner Bollenberg 2008 – F. Schmitt à Orschwihr

Robe : jaune pâle avec des reflets argentés.
Nez : aérien et d’une grande finesse, il s’ouvre sur de belles notes florales (acacia) soutenues par des arômes très frais de citron mûr.
Bouche : la structure est gourmande avec un fruité plein de croquant et une acidité longue qui construit un équilibre d’une grande subtilité.

Sylvaner 2008 – Domaine Weinbach à Kaysersberg

Robe : jaune très clair, brillante avec des éclats vert-pâle.
Nez : frais et très pur avec des notes discrètes de feuille de cassis et de pomme verte, quelques nuances pierreuses apportent une touche minérale du plus bel effet.
Bouche : l’attaque est franche, le vin ne triche pas sur son origine avec un équilibre sec et une acidité vibrante, les fruits blancs reviennent en milieu de bouche mais la finale est toute entière dédiée à une puissante salinité.

Ces 2 bouteilles nous montrent, une fois de plus, que le sylvaner peut faire de très beaux vins en Alsace :
- le premier est riche (13°5) mais parfaitement équilibré... et à moins de 5 euros, il offre un rapport Q/P simplement hallucinant !
- le second est encore sur sa réserve car il lui a fallu quelques heures pour s’exprimer pleinement, mais après, quel plaisir ! Tout est en place dans une cohérence et une harmonie proche de la perfection.
Au risque de me répéter, n’oubliez pas que ce cépage trop souvent maltraité par les producteurs et trop souvent mal considéré par les consommateurs ne mérite pas le sort qui lui est réservé…n’hésitez plus à goûter les sylvaner chez les producteurs, vous serez peut-être surpris !



Riesling Sussenberg 2007 – Domaine Bechtold à Dahlenheim

Robe : jaune très clair, avec des éclats métalliques et une frange vert-pâle.
Nez : pur et aérien avec une palette très distinguée où se révèlent des arômes de fruits blancs frais et d’herbes aromatiques.
Bouche : elle possède une fraîcheur suave avec une acidité tonique mais sans agressivité, qui vibre longuement, l’équilibre est sec mais il y a une belle sensation de gras, la finale revient sur des notes d’herbes aromatiques complétées par des évocations plus minérales.

Riesling Grand Cru Sommerberg  2007 – Domaine de l’Oriel à Niedermorschwihr

Robe : jaune très clair, brillante avec des éclats argentés.
Nez : ouvert et exubérant, il nous flatte par ses arômes de fruits exotiques mûr et de citron confit.
Bouche : la richesse est évidente mais l’acidité très tendue soutient une structure généreuse mais équilibrée, le fruit croque encore sous la dent mais la finale nous rappelle le terroir avec ses nuances citronnées, pierreuses et légèrement fumées.


Ces deux bouteilles du même cépage et sur un millésime identique nous ravissent par leurs expressions magnifiquement abouties de leur terroir : l’un avec finesse et élégance, l’autre avec davantage de truculence… mais les deux avec un niveau de qualité exceptionnel. Bravo et merci messieurs ! 



Pinot noir Barriques 2003 – Domaine Pfister à Dahlenheim

Robe : rubis sombre avec une belle densité et des bords légèrement dégradés.
Nez : discret et fin avec une palette fruitée, réglissée et délicatement fumée. 
Bouche : la structure est onctueuse, le fruit mûr s’épanouit, le boisé est imperceptible, les tanins sont soyeux à souhait et la finale de longueur moyenne laisse une belle impression de fraîcheur.
La matière est riche mais l’énergie du millésime est contenue (13°5) pour nous livrer un vin équilibré et savoureux, résultat d’une vinification d’une grande précision.


Grand Vin de Reignac 2007 – S.C. du Château Reignac à Saint Loubes

Robe : grenat, sombre, dense et concentré.
Nez : riche, complexe et d’une belle intensité, on y reconnaît tour à tour, les fruits noirs, un boisé raffiné et de délicates notes florales (violette, rose).
Bouche : la structure est généreuse, la matière est ronde et charnue, les tanins sont serrés et la palette s’enrichit de quelques nuances camphrées et épicées. La finale est un peu austère avec une légère astringence et un retour un peu amer.
Une bouteille que l’hyper du coin proposait à 12 euros et que je me suis dépêché d’acheter parce qu’il s’agit du château qui a fait tomber les plus grands lors d’une fameuse dégustation à l’aveugle (en juin 2009 sur le millésime 2001) relatée sur le site.
Un vin bien typé, plaisant mais débouché sûrement un peu trop jeune…en tous cas, une dégustation qui appelle certaines questions :
- est-ce que la dégustation à l’aveugle est vraiment la seule épreuve de vérité pour un vin ? N’y a-t-il pas, derrière l’étiquette d’une grande bouteille, une part de rêve, une dimension symbolique, qui contribue au plaisir ? La dégustation à l’aveugle n’aurait-elle pas tendance à réduire le vin au rang d’aliment, en gommant la charge historique, mythique ou peut-être même, fantasmatique, qui fait partie de son identité ?
- comment certains Grands Crus peuvent-ils encore justifier leurs prix exorbitants ? Le moins cher des Grands Crus que Reignac a dominé vaut 10 fois plus cher (sans parler de Pétrus qui se vend 100 fois plus cher…), est-ce bien raisonnable ?
Non, bien sûr que non…mais tant qu’il y aura des acheteurs fortunés prêts à lâcher un Smic pour acquérir la bouteille qui va les distinguer de leurs contemporains et leur donner l’illusion de faire partie d’une caste élue, la détestable dérive spéculative qui vérole de plus en plus le monde du vin, a encore quelques belle décennies devant elle. Hélas !



Santenay Blanc 2003 – Domaine Dorine à Santenay

Robe : jaune franc avec des éclats dorés.
Nez : un fruité gourmand sur l’orange mûre évoluant vers des notes plus exotiques (mangue) et épicées (vanille cannelle).
Bouche : la structure est ample avec du gras et une acidité large, bien présente, la palette évolue vers des nuance plus classiques de noisette et de citron, la finale est longue et saline.
Un très beau chardonnay bourguignon qui allie richesse et fraîcheur… le tout avec un très beau rapport Q/P (dans les 10 euros). A consommer sans modération !


Abbaye de Sylva Plana-Le Songe de l’Abbé Faugères 2003 – Deshenrys à Alignan du Vent

Robe : très sombre et dense, la nuance tend vers le grenat et la frange brunit légèrement.
Nez : riche et chaleureux, il rappelle les fruits rouges à l’eau de vie, les épices douces (cannelle, anis, vanille) et l’amande amère.
Bouche : tout y est douceur, les arômes suaves, le toucher soyeux mais la finale reste fraîche et bien équilibrée.
Une cuvée vinifiée avec mesure (12°5) qui ne renie ni son millésime ni son origine mais qui procure un très grand plaisir… Un joli Faugères !


Pinot noir Barriques 2008 – Domaine Lissner à Wolxheim

Robe : rubis assez clair avec des bords rose pâle.
Nez : puissant et très gourmand avec des arômes précis de petits fruits rouges et d’épices.
Bouche : la structure est ronde, la matière est suave, le grain tannique est présent mais d’une finesse extrême la framboise revient nettement en milieu de bouche et la finale longue est discrètement signée par le bois.
Sigillée par la Confrérie Saint Etienne cette cuvée fait partie de la série « Les Perles Rares » qui n’a jamais aussi bien porté son nom. Quel plaisir… Bravo !

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  • : Vins, vignobles et vignerons.
  • : Récits liés à des rencontres viniques et oenophiliques.
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Bonjour à tous

Amateur de vin depuis près de 30 ans et internaute intervenant sur un forum de dégustateurs depuis plusieurs années, j’ai crée ce blog pour regrouper et rendre plus accessibles mes modestes contributions consacrées à la chose vinique.

 

Mes articles parlent presque toujours de rencontres que j’ai eu l’occasion de faire grâce au vin :

rencontres avec de belles bouteilles pour le plaisir des sens et la magie de l’instant,

rencontres avec des amis partageant la même passion pour la richesse des échanges et les moments de convivialité inoubliables,

rencontres avec des vignerons et avec leur vignoble pour des moments tout simplement magiques sur les routes du vin ou au fond des caves.

 

J’essaie de me perfectionner dans l’art compliqué de la dégustation dans le seul but de mieux comprendre et mieux pouvoir apprécier tous les vins.

Mes avis et mes appréciations sont totalement subjectifs : une dégustation purement organoleptique ne me procure qu’un plaisir incomplet.

Quand j’ouvre une bouteille de vin, j’aime pouvoir y associer le visage du vigneron qui l’a fait naître, j’aime connaître les secrets de son terroir, j’aime avoir plein d’images et de souvenirs associés à ce liquide blanc ou rouge qui brille dans mon verre.

 

Merci à tous ceux qui viennent me rendre visite.

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