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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 23:42

Je ne peux résister à l'envie de vous envoyer vers un texte publié par un oenophile sur le site degustateurs.com, au sujet de la disparition de l'un des derniers grands princes de la chanson française.

C'est très beau... on dirait du Bashung 

 


clic

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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 23:32

La tendance étant à des stratégies d’ouverture tous azimuts, notre club A.O.C est entré de plain-pied dans cette mouvance contemporaine en programmant sa première réunion sur le thème des bordeaux rouges d’entrée de gamme.
L’organisateur avait comme délicate mission de dénicher quelques belles trouvailles dans cette immense région viticole, pour un budget ne dépassant pas 10 euros la quille.
Les vins étaient servis aux alentours de 15° sans carafage. La dégustation, les commentaires et l’évaluation se sont faits pratiquement à l’aveugle, avec comme seule indication l’ordre des millésimes, allant du vin le plus jeune (2007) au vin le plus vieux (2001).

Soirée du 13 mars 2009 à Saint Martin
Verres INAO + un Taster de la série des Impitoyables pour creuser un peu… Dégustation et notes à l’aveugle.


Crémant d’Alsace brut – L. Bleesz à Reichsfeld

Robe : jaune pâle un peu métallique avec un cordon de bulles fin et assez persitant.
Nez : une attaque un peu brouillonne mais l’ensemble se met en place assez vite pour nous offrir une palette assez classique de fruits frais et de brioche.
Bouche : une belle fraîcheur avec une mousse abondante mais fine pour une sensation agréable et désaltérante. La finale est assez courte et marquée par une légère amertume
Un crémant digeste et aérien avec un toucher de bouche crémeux très intéressant.
BIEN

1. Château de Virecourt 2007 – Bordeaux
Robe : rubis foncé, assez dense.
Nez : une palette classique avec poivron mûr et fruits noirs.
Bouche : des tanins assez ronds, des arômes de cassis et une finale courte avec une légère amertume.
Une entrée de gamme bien vinifiée, sans grands défauts mais sans personnalité marquée.
BIEN -

2. Le Bec en Sabot 2007 – Pessac-Léognan
Robe : rouge très sombre, grande densité.
Nez : intense et un peu monolithique, dominé par d’entêtantes notes de torréfaction. Le fruité est très discret, le dégustateur patient trouvera des arômes de cassis et de mûre.
Bouche : des tanins soyeux, une bonne fraîcheur mais un fruité trop discret. La finale est assez courte avec un boisé discret et quelques épices.
Un vin honnête sur un millésime assez difficile : merlot et cabernet sauvignon à parts égales mais un boisé un peu suspect…
BIEN +

3. Château Lacaussade Saint Martin 2006 – Premières Côtes de Blaye
Robe : robe sombre et assez dense avec une frange légèrement dégradée.
Nez : une discrétion qui confine au mutisme avec des notes de fruits rouges confits qu’il faut presque imaginer...
Bouche : un bel équilibre rond et frais, mais trop pauvre sur le plan aromatique.
Une structure en bouche intéressante mais où sont les arômes ? Ce vin issu principalement de Merlot semble vraiment fermé à l’heure actuelle.
BIEN

4. Château Corconnac 2006 – Cru Bourgeois du Haut Médoc
Robe : sombre avec une belle densité.
Nez : assez discret mais d’une grande finesse et d’une belle complexité avec des arômes d’orange sanguine et quelques notes épicées.
Bouche : très bel équilibre avec de la rondeur et une trame tannique fine et soyeuses. La finale est fraîche et longue avec un boisé agréable.
Du cabernet sauvignon à 70% complété par du merlot pour ce très beau vin… et à moins de 9 euro c’est une réelle aubaine !
TRES BIEN

5. Mouton Cadet 2006 – Bordeaux

Robe : rubis sombre avec des bords légèrement dégradés.
Nez : discret et un peu atypique avec des notes amyliques.
Bouche : équilibré et rond mais absolument neutre. La finale est très courte.
Sans défaut mais sans personnalité… se laisse boire mais n’a que très peu d’intérêt.
BOF

Petit intermède blanc : l’Alsacien est un être très fragile qui déprime assez vite lorsqu’il ne voit que du rouge…

Château Grand Bourdieu 2007 – Graves blanc
Robe : jaune très pâle.
Nez : intense et assez classique avec des notes de bourgeon de cassis, de chlorophylle et de sous-bois.
Bouche : vif et nerveux avec un fruité assez croquant (groseille) . La finale est un peu courte.
Un encépagement dominé par le sémillon mais une palette (trop) marquée par le sauvignon pour ce vin frais et fruité mais manquant de profondeur.
BIEN

6. Château Latour Camblanes 2005 – Premières Côtes de Bordeaux
Robe : pourpre sombre, belle densité.
Nez : fin et complexe avec des arômes de fruits noirs confits, de noyau de cerise, de cèdre et d’amande amère.
Bouche : une trame tannique serrée mais beaucoup de rondeur. La bouche est ample et la finale est belle soulignées par de délicates notes boisées et épicées.
Le merlot est dominant et la vinification est virtuose : extraction et boisé, tout semble dosé avec sagesse et compétence…un très beau vin !
TRES BIEN

7. Château Lucas 2005 – Lussac Saint Emilion
Robe : rubis moyen avec une frange légèrement dégradée.
Nez : d’étranges arômes de riz cuit et des notes végétales constituent la palette de ce nez qui laisse un peu perplexe.
Bouche : très austère malgré une charpente relativement fluette. La longueur est moyenne.
Un vin que je n’ai pas du tout compris : style incompatible avec mon goût ? Ou qualité vraiment quelconque ?
BOF

8. Château Haut Mongeat 2005 – Bordeaux
Robe : sombre avec des bords violacés.
Nez : agréable avec des notes de plant de tomate qui s’estompent assez rapidement pour laisser place à des arômes plus classiques de fruits noirs et de réglisse.
Bouche : des tanins denses mais un peu sévères déséquilibrent ce vin qui semble replié sur lui même. La finale est un peu courte.
Un vin qui a divisé l’assemblée…il aurait du profiter d’une oxygénation plus importante pour s’exprimer.
BIEN

9. Le Petit Lousteau 2005 – Médoc
Robe : rubis foncé très dense.
Nez : de puissantes notes de torréfaction et de fumé à l’attaque et des évocations fruitées (cassis, myrtille) un peu en retrait.
Bouche : massif avec des tanins puissants mais une belle rondeur. La finale est fraîche et digeste.
Une belle structure mais un profil aromatique trop discret…L’ensemble manque un peu d’harmonie.
BIEN +

10. Château du Grand Bossuet 2002 – Lalande de Pomerol
Robe : rubis avec une frange brunissante un peu dégradée.
Nez : très plaisant et fin sur des notes de fruits rouges frais.
Bouche : belle présence avec des tanins serrés mais mûrs et une finale fraîche de longueur moyenne.
Un séducteur qui aurait pu être un peu plus expressif en bouche.
BIEN +

11. Saintem 2001 – Saint Emilion
Robe : sombre et dense.
Nez : une palette assez évoluée allant de la prune à la cerise à l’eau de vie.
Bouche : une attaque ronde mais un vin qui sèche au fur et à mesure jusqu’à la finale qui est très dure.
Un nez évolué et complexe mais une bouche qui se décharne très vite…Optimum dépassé ?
BIEN -


Conclusions

Il faut tout d’abord remercier Eric, notre organisateur pour sa sélection de flacons originaux qu’il est allé dénicher chez les cavistes de notre région.

Ce fut une dégustation dont les échantillons ont révélé une qualité moyenne intéressante : pas d’énorme coup de cœur mais beaucoup de vins dignes de leur rang offrant souvent de beaux rapports Q/P.

Mention spéciale pour le Château Corconnac 2006 et pour le Château Latour Camblanes 2005, qui ont recueilli le plus de suffrages ce soir et dont je remplirais bien quelques rayons de ma cave.

Bref une première incursion timide mais réussie dans ce immense dédale viticole. Vivement notre prochain voyage à travers ces magnifiques terroirs.

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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 14:36

Chers amis,

Un petit article sur la dégustation à lire et à méditer derrière ce lien :

clic

Tout ça pour nous rappeler que la dégustation est un exercice à la fois sensoriel et intellectuel. Elle résulte de la rencontre entre un produit original et une personnalité singulière avec son histoire, sa culture, ses connaissances, ses expériences...
La multiplicité des paramètres en jeu dans cette inter-action doit forcément nous conduire à mesurer et à relativiser nos propos lorsqu'il s'agit d'évaluer un vin.

Elle nous invite également à accepter la divergences des avis au sujet d’une bouteille...


Humilité et tolérance mes amis...

@+

Pierre

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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 18:41

Jusque là je connaissait l’Autriche pour la qualité incomparable de ses prestations hôtelières : tradition, compétence, disponibilité, services irréprochables… le tout sans ostentation ni obséquiosité, mais avec le sourire. Une référence !

 

L’hôtel Edelweiss dans la vallée du Stubai


J’appréciais également le bon rapport Q/P de tous les services touristiques hivernaux : il faut savoir que les enfants de moins de 11 ans ne payent ni forfait remontées, ni location de matériel et que l’on trouve de magnifiques restaurants à plus de 2500 mètres, où le prix des consommations ne subit pas les effets de l’altitude comme dans les Alpes françaises. (pour exemple : les 30 cl de bière pression fraîchement tirée du fût se vendent à moins de 3 euros… étonnant non ?).

J’ai passé plus de 20 ans dans des stations de ski françaises pour avoir quelques éléments de comparaison significatifs et pour constater, que sur ce point, je suis obligé de mettre l’honneur national au rancart en reconnaissant la suprématie de nos voisins européens dans ce domaine.

Heureusement qu’il nous reste le vin… !
Mais ils en font aussi en Autriche…et de mieux en mieux !

J’ai goûté quelques blancs secs bien vinifiés un pinot noir tout à fait acceptable et deux vins rouges qui m’ont particulièrement intéressés : un Blaufränkisch 2007 et un Zweigelt 2006 du Domaine G. Tchida à Apetlon.

Ce domaine se situe dans la région nommée Burgenland, qui se trouve au sud-est de Vienne, proche de la frontière avec la Hongrie.



Blaufränkisch Vier Eimer Fass 2007 – Weingut G. Tschida

La robe est d’un beau rubis avec une densité moyenne et une belle brillance.
Le nez est marqué par un fruité mûr et croquant, avec des notes de baies noires (mûres) soutenues par des arômes réglissés et épicés.
La bouche présente une fraîcheur fruitée avec une belle présence tannique. La finale est soyeuses et de longueur moyenne.
Un vin facile et très agréable à boire issu du cépage Blaufränkisch (ou Lemberger) et vinifié dans de très petits contenants : vier Eimer = quatre seaux, ce qui correspondrait à un tonneau (Fass) de 50 litres environ. Ce cépage est probablement d’origine autrichienne.
 


Zweigelt Fuchsloch 2006 – Weingut G. Tschida

La robe est d’un rubis sombre très profond.
Le nez délicatement fruité possède des arômes de cerise complété par de fines notes boisées.
La bouche est bien équilibrée et gourmande avec des tanins soyeux qui tapissent bien le palais. Ce vin laisse une impression d’ampleur sans excès de lourdeur et possède une belle persistance en finale.
Le blauer Zweigelt est un cépage issu du croisement entre le Blaufränkisch et le Saint Laurent qui est d’origine probablement française. C’est le cépage rouge le plus répandu en Autriche, c’est un peu l’emblème de ce vignoble. Le vin que nous propose G. Tschida possède un style résolument moderne mais le plaisir est au rendez-vous dès la première gorgée et se prolonge jusqu’à la fin du flacon, que demander de plus !


@+

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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 13:56
 
Riesling Herrenreben Cuvée d’exception 2003 – Schoenheitz à Wihr au Val
      
Robe : Jaune paille avec une belle brillance.      
Nez : Complexe et typé avec une entrée en matière sur un registre balsamique (résine, cire, terpènes) suivie par de délicates notes florales (acacia).      
Bouche : Opulente et ample avec des SR et une belle palette fruitée (agrumes mûrs). Le finale est assez longue avec une belle minéralité (notes salines et crayeuses).      
Un riesling issu d’une parcelle granitique complexe et riche mais manquant un peu de fraîcheur à mon goût.
Je préfère la version SGN récoltée sur ce terroir en 2005 avec un vrai moelleux mais une harmonie nettement supérieure.      
BIEN+     
 

Riesling G.C.Kastelberg 2001 – C. Moritz à Andlau
      
Robe : Jaune paille avec des reflets dorés      
Nez : Intense et complexe où on retrouve du citron confit mais surtout de l’anis, de la verveine et du romarin.      
Bouche : Une attaque vive et fraîche et un développement équilibré, assez gras avec de beaux amers en finale.      
Plaisant et séducteur malgré un petit manque de profondeur ce Kastelberg possède une typicité assez fidèle à son terroir et se livre sans retenue à l’heure actuelle
A boire en toute sérénité…un vin « zen » comme se plait à le définir son concepteur.   
  
TRES BIEN -     
 

La Procure 2002 Parcelle de la Font du Cure- Dupere-Barrera à La Garde Var
             
Robe : Grenat très sombre et très dense avec une légère turbidité.      
Nez : Intense et riche, évoluant de la framboise fraîche vers des notes plus subtiles d’herbes aromatiques (sauge, thym) et de résineux.      
Bouche : Une matière compacte mais savoureuse qui nous fait revenir sur des fruits rouges (grenadine) pour finir sur des arômes balsamiques.      
Un beau Côtes de Provence charnu et gourmand, qui m’a laissé une bien meilleure impression que lors de notre dernière soirée club AOC, où ce cru avait un peu dérouté l’assistance.
Est ce parce que, ce soir là, le Côtes de Provence succédait à un cru bourguignon ?
Y avait-il un problème avec cette bouteille ?
Mystère…       

BIEN+     
 

Roussette de Savoie Marestel 2005 – Dupasquier à Jongieux
      
Robe : Jaune assez profond avec des reflets dorés      
Nez : Fin et complexe, miel, pâte de coing et notes florales.      
Bouche : Un équilibre magistral alliant fraîcheur et gras, un toucher de bouche onctueux et une finale délicieusement minérale.      
Quel superbe vin, original mais plein de classe et d’élégance... et d'un rapport Q/P extra      
TRES BIEN -    
 

Château Amphoux Cuvée des 3 siècles 2001 – A. Giran à Beauvoisin
         
Robe : Sombre et dense avec une frange grenat.      
Nez : Complexe mais assez discret, on y décèle successivement des notes végétales, fumées et fruitées (mûre).      
Bouche : Une grande concentration et un bel équilibre avec des tanins serrés mais mûrs, une grande vinosité et une belle fraîcheur. La finale de longueur moyenne révèle des arômes de réglisse et de garrigue (romarin).      
Un pur carignan récolté sur les cailloutis des Costières de Nîmes. La vigne date de la fin du 19° siècle : les ceps de cette parcelle ont été plantés en 1874. Les rendements sont ridicules (moins de 10hl/ha), mais c’est là que ce cépage donne le meilleur de lui même.
Un vin étonnant dans une appellation en pleine évolution qualitative. A suivre sans aucun doute…      

BIEN +     

 
Morgon Charmes 2007 – J.M. Burgaud à Villié Morgon
      
Robe : Pourpre très profond avec une frange violine.      
Nez : Intense et complexe avec des arômes de griotte très mûre, de noyau et de fumé.      
Bouche : Un très beau toucher de bouche avec des tanins ronds et gourmands. Le vin est ample et doté d’une belle fraîcheur mais la finale est encore un peu déséquilibrée.      
Un morgon plein de promesses qui s’exprimait plus le lendemain qu’au moment de l’ouverture.
BIEN +     
 
 
Riesling G.C. Zotzenberg 2007 – Domaine Rietsch à Mittelbergheim

             
Robe : Jaune paille, lumineuse avec des reflets argentés.      
Nez : Elégant et complexe avec un fruité original (des fruits blancs comme la golden mûre, la poire mais aussi de surprenantes notes de cerise bigarreau) complété par de subtiles évocations florales.      
Bouche : Bel équilibre alliant densité et fraîcheur, le corps est ample et profondément minéral. La finale est longue, marquée par une belle salinité.      
Encore un 2007 pleinement réussi par la maison Rietsch… à mon goût un peu en dessous du Stein actuellement mais doté d’un très gros potentiel.
Le Zotzenberg n’est pas qu’un grand terroir pour les sylvaner… avis aux amateurs !     
 
TRES BIEN     
 

Sancerre 2001 – Domaine de Saint Pierre – Prieur à Verdigny en Sancerre
      
Robe : Jaune assez prononcé avec une belle brillance.      
Nez : Fin et complexe, pomme golden, noisette fraîche et silex.      
Bouche : Une attaque en douceur avec des notes beurrées, ample et gras avec une tension acide qui se manifeste progressivement. La finale est de longueur moyenne avec d’élégantes notes acidulées de groseille blanche.      
Un vin évolué mais frais. L’acidité massive et un peu monolithique de la jeunesse a fait place à une structure plus riche et plus distinguée.      
TRES BIEN -     
 

Muscat Réserve 2006 – J.M. Bernhard à Katzenthal
      
Robe : Jaune clair brillant avec des reflets argentés.      
Nez : Fin et délicat avec un registre aromatique résolument floral (sureau et rose).      
Bouche : Un équilibre fait de suavité et de minéralité. L’acidité est profonde et soutient toute la structure.      
Dernière bouteille d’une série qui a pleinement tenu ses promesses…un étalon qualitatif pour un muscat (pour moi du moins) : pur, frais et gourmand.      
TRES BIEN     
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21 février 2009 6 21 /02 /février /2009 09:46

Premier thème récurrent dans le programme de dégustation de notre jeune club oenophile : le riesling, bien évidemment.

 

Nous allons tenter d'approcher ce cépage emblématique de notre région à travers 4 sessions thématiques :

-     les terroirs non classés du Bas-Rhin

-     les terroirs non classés du Haut-Rhin

-     les terroirs Grand Cru du Bas-Rhin

-     les terroirs Grand Cru du Haut-Rhin.

 

 

Rieslings de terroir du Bas-Rhin

 

Première des 4 rencontres programmées autour du riesling alsacien avec une sélection de 13 vins issus de terroirs non classés Grand Cru.

Les vins étaient servis aux alentours de 10° sans carafage. La dégustation, les commentaires et l'évaluation se sont faits à l'aveugle.

 

1 Riesling Rothstein 2007 - Lissner à Wolxheim      

Robe : Jaune pâle.   

Nez : Ouvert et assez complexe avec des notes de fruits blancs (poire), de miel et d'herbe fraîche.      

Bouche : Belle présence avec du gras et un acidité citronnée qui lui donne un beau tonus.

Dominante grès (Rothstein = Pierre rouge) sur ce terroir qui nous livre un riesling précis et typé avec un excellent rapport Q/P.        

TRES BIEN  

 

2 Riesling Andlau 2006 - Wach à Andlau        

Robe : Jaune clair.        

Nez : Discret mais assez bien typé avec des agrumes et de la minéralité.    

Bouche : Une attaque ronde mais la suite un peu plate avec une finale courte et aqueuse.    

Un deuxième terroir gréseux mais une petite déception pour ce vin qui ne se présentait vraiment pas à son avantage lors de cette dégustation.          

BIEN-

 

3 Riesling Schiefferberg 2005 - Gisselbrecht à Dambach     

Robe : Jaune moyen, très brillant.     

Nez : Précis et bien typé avec des notes d'ananas frais et de pierre chaude.       

Bouche :  L'attaque est vive, l'ensemble est équilibré avec une légère touche camphrée. Une légère amertume accompagne une finale assez longue.       

Un vin classique et bien vinifié sur un terroir schisteux (Schieffer = Ardoise)      

BIEN+

 

4 Riesling Bruderbach 2004 - Loew à Westhoffen        

Robe : Jaune franc très brillant.     

Nez : Beaucoup d'opulence et de sensualité avec des notes de fraise, de brioche et un belle minéralité.   

Bouche : Du gras, de la rondeur et une belle profondeur avec quelques notes fumées et une légère amertume sur une finale longue.       

Le grès et le calcaire apportent une belle complexité à ce vin qui ne fait pas l'unanimité car il s'écarte peut-être un peu trop des canons d'un riesling classique...mais moi j'aime !      

TRES BIEN+ 

 

5 Riesling Cuvée des sables - Saouliak à Nothalten     

Robe : Jaune assez profond avec des reflets verts.        

Nez : Aérien et léger avec des notes de fruits blancs et de menthe fraîche.      

Bouche : Un équilibre assez bizarre avec des SR perceptibles et une finale très courte.    

Racoleur, sans défaut saillant, mais sans grande personnalité. Fait pour plaire au plus grand nombre. Si ça marche...        

BOF  

 

6 Riesling Silberberg 2006 - Pfister à Dahlenheim     

Robe : Jaune assez profond.      

Nez : Léger et aérien avec de discrets arômes de citron et de fleurs.       

Bouche : Sec avec une belle ampleur, l'acidité est rectiligne avec une finale réglissée.    

Un terroir argilo-calcaire très caillouteux et une vinification sans concession pour ce riesling droit et austère.      

BIEN+

 

7 Riesling Schenckenberg 2004 - Seilly à Obernai       

Robe : Jaune profond et brillant.     

Nez : Puissant et racé avec des arômes classiques d'agrumes et de pierre chaude.       

Bouche : Puissance et tension pour une bouche dense et volumineuse. La finale est longue. 

Un autre terroir argilo-calcaire et un autre riesling profond mais un peu austère malgré 2 années de vieillissement supplémentaires.    

TRES BIEN  

 

8 Riesling Stein 2002 - Boeckel à Mittelbergheim      

Robe : Jaune profond et brillant.     

Nez : Puissant, riche et complexe, sur des fruits mûrs (prune, mirabelle), des épices et quelques surprenantes notes de rhum blanc.   

Bouche : Du volume et du gras avec une pointe de SR étirée par une acidité verticale et pure. La finale est longue.       

Ce " Clos Eugénie " est une des grandes bouteilles de ce domaine de Mittelbergheim. Ce vin issu du terroir Stein (stein = pierre), calcaire caillouteux orienté au sud, propose une vision plus sensuelle de ce cépage.    

EXCELLENT  

 

9 Riesling Brandluft 2005 - Rietsch à Mittelbergheim      

Robe : Jaune dense st profond.      

Nez : Puissant et original avec des notes d'agrumes très mûrs et de poivre blanc.        

Bouche : Gras et rondeur pour ce vin puissant à l'acidité bien fondue.        

Surprenant au nez et un peu atypique en bouche ce vin possède une personnalité très marquée qui peut parfois dérouter.     

BIEN+

 

10 Riesling Brandluft 2005 - Seltz à Mittelbergheim      

Robe : Jaune franc, belle brillance.    

Nez : Discrétion et finesse pour ce nez où on détecte de subtils arômes de caramel, d'anis et d'épices.     

Bouche : Une attaque souple avec un développement sur le gras et la minéralité.   

Comme le vin précédent ce vin vient d'un terroir argilo-calcaro-gréseux très bien exposé, mais la facture est quand même plus classique.    

BIEN+

 

11 Riesling Westerweingarten 2004 - Anstotz à Balbronn      

Robe : Jaune franc.        

Nez : Discret et aérien sur le citron et l'ananas frais.        

Bouche : Une attaque discrète, un développement droit et précis mais une finale très courte.        

Un terroir marneux et un riesling classique mais pénalisé par vrai un manque de profondeur.

BIEN 

 

12 Riesling Stierkopf 2004 - Becht à Dorlisheim        

Robe : Jaune franc éclatant.     

Nez : Classe et complexité pour un nez sur la banane, les fruits blancs agrémenté de quelques notes grillées.     

Bouche : Une attaque sur la finesse et un développement puissant avec beaucoup de gras et une finale longue.       

Un beau terroir marno-calcaire pour ce riesling complet et typé avec un rapport Q/P exceptionnel (autour de 6 euros je crois)         

TRES BIEN+ 

 

12 Riesling Geierstein V.T. 1995 - Arbogast à Westhoffen    

Robe : Jaune doré, presque fluo.   

Nez : Puissant et complexe avec des notes de poire confite, de massepain et de citronnelle.        

Bouche : Un moelleux fin et une belle tension pour un ensemble équilibré avec une longueur moyenne.      

Une bouteille surprise... c'est bon, c'est bien fait...mais ce n'est pas trop mon style de vin.    

BIEN+

 

Pour conclure :

-     Le riesling est vraiment un cépage qui permet aux terroirs de s'exprimer pleinement.

-     Les terroirs du Bas-Rhin offrent une belle diversité et permettent la production de très beaux vins.

-     Un riesling de terroir s'exprime pleinement après quelques années de bouteille : les 2007, 2006 et 2005 semblent encore bien jeunes à l'heure actuelle.

-     Mon tiercé pour la soirée :

- le Stein 2002 de Boeckel vraiment au-dessus du lot

- le Bruderbach 2004 de Loew pour sa finesse

- le Stierkopf 2004 de Becht pour son équilibre et son rapport Q/P

 

 

 



Rieslings de terroir du Haut-Rhin

 

Deuxième quart-temps du match riesling 67/riesling 68 avec une sélection de 12 vins issus de terroirs non classés Grand Cru du Haut-Rhin.

Les vins étaient servis aux alentours de 10° sans carafage. La dégustation, les commentaires et l'évaluation se sont faits à l'aveugle, même pour les organisateurs qui ont élaboré un stratagème complexe pour se brouiller mutuellement les pistes.

L'ordre de service des vins était donc complètement aléatoire.

 

 

1. Patergarten 2005 - P. Blanck à Kientzheim    

Robe : Jaune très pâle.    

Nez : De la réduction, d'étranges notes de caoutchouc et un peu de citron frais.        

Bouche : Sec, austère et court...      

Ce vin est resté incompréhensible pour moi (terroir argilo-calcaire)     

BOF  

 

2. Plaenzerreben 2002 - Rolly-Gassmann à Rorschwihr    

Robe : Jaune clair et brillant.     

Nez : Pureté et grande finesse avec des notes de citron, d'ananas frais et de pierre chaude.       

Bouche : Une profondeur moyenne mais un très bel équilibre avec des S.R. qui enveloppent une belle trame acide. La longueur est belle.    

Séduisant en diable, je ne peux pas résister (terroir est argilo-calcaire de type Muschelkalk)        

TRES BIEN+ 

 

3. Steinacker 2005 - L. Sipp à Ribeauvillé   

Robe : Jaune clair.        

Nez : Encore très fermé avec quelques notes fruitées très discrètes     

Bouche : Tendu et austère avec de beaux arômes frais et citronnés. La finale est dense et presque tannique.     

Droiture et sévérité mais un vrai potentiel (terroir de limon sableux et très caillouteux)        

BIEN+

 

4. Grafenreben 2003 - Bott-Geyl à Zellenberg    

Robe : Jaune prononcé, assez épais   

Nez : Fermé avec de délicates notes de fruits blancs.       

Bouche : Expressif et complexe avec des arômes fruités et épicés bien nets et une finale longue avec de beaux amers.        

Quelques notes oxydatives, mais un vin réussi et équilibré sur ce millésime atypique (terroir marno-calcaire)     

BIEN+

 

5. Cuvée Drei Exa 2007 - P. Ginglinger à Eguisheim     

Robe : Jaune très pâle.    

Nez : Classique, citronné et légèrement vanillé.      

Bouche : Une attaque directe sur une acidité très droite et un équilibre très (trop) sec.    

Sévère et sans concession, trop austère pour moi (terroir calcaire)     

BIEN-

 

6. Rosenberg 2006 - Barmes-Bucher à Wettolsheim   

Robe : Jaune assez profond.      

Nez : Des notes évanescentes d'agrumes frais suivies par de puissants arômes de sous-bois et de champignons.        

Bouche : Une belle attaque et une grande profondeur mais le marquage aromatique du millésime est trop présent (sou-bois, champignon de Paris)     

La matière est belle mais ce goût entêtant dérange, dommage ! (terroir argilo-calcaire)     

BIEN-

 

7. Muhlforst 2005 - Cave de Ribeauvillé   

Robe : Jaune assez clair.        

Nez : Un peu confus avec des notes de poire williams et de caramel.   

Bouche : Un équilibre douteux avec une finale un peu chaude et tannique.     

Un riesling qui interpelle par son manque de cohérence, phase de repli ou problème de conception ? (terroir marno-calcaire)     

BOF  

 

8. Kronenbourg 2005 - Stoeffler à Barr    

Robe : Jaune pâle.   

Nez : Délicat et d'une belle finesse avec des notes de zestes d'agrumes et de craie.     

Bouche : Droit et tendu avec une acidité longue et fine et de délicats arômes citronnés.    

Un très beau riesling typé sec conçu par un vigneron bas-rhinois sur un terroir de Ribeauvillé... Chapeau ! (terroir calcaire)     

TRES BIEN  

 

9. Heimburg 2007 - A. Hurst à Turckheim     

Robe : Jaune très pâle.    

Nez : Subtil et complexe avec des arômes de cachou et de vanille, suivis par des notes un peu plus végétales (humus).      

Bouche : Du gras et une acidité fine et persistante, mais l'ensemble est encore un peu dissocié.     

Un vin qui ne semble pas encore en place mais à qui on peut prédire un bel avenir sans aucun doute (terroir calcaire)     

BIEN+

 

10. Princes Abbés 2006 - Schlumberger à Guebwiller        

Robe : Jaune pâle, brillant.     

Nez : Franc, sec mais séduisant avec de beau arômes de fruits blancs frais.        

Bouche : Droiture, franchise et grande finesse avec une finale de belle longueur.     

Ce vin qui m'a continuellement fait penser à un bourgogne jeune, nous montre qu'on a pu vinifier de très belles choses en 2006 (c'est vrai que Thierry nous en avait déjà apporté une preuve éclatante lors d'une dégustation avec l'Oenothèque)

Etonnant mais très plaisant ! (la maison Schlumberger n'ayant pas produit de GC en 2006, on peut supposer que cette cuvée a été assemblée avec Kitterlé, Saering...)   

TRES BIEN  

 

11. Breitenberg 2006 - P. Kubler à Soultzmatt    

Robe : Jaune pâle.   

Nez : Discret et fin avec de la groseille blanche et du buis...un peu sauvignonné.        

Bouche : Vertical et pur avec toujours ces arômes de groseille et un léger fumé.   

Une acidité qui peut paraître un peu sévère à l'heure actuelle sur ce vin qui mérite sûrement quelques années de cave pour se fondre (terroir calcaire)     

BIEN+

 

12. Les Pierrets 2004 - Josmeyer à Wintzenheim   

Robe : Jaune clair.        

Nez : Très discret avec des notes de citron frais, de zestes et de miel.   

Bouche : C'est long c'est pur mais c'est encore très austère avec une acidité puissante et une légère amertume en finale.       

Un vin difficile qui, comme à son habitude, segmente l'assemblée des dégustateurs. Je reste dubitatif... la matière est évidente mais pourquoi tant de dureté ?      

BIEN 

 

Pour conclure :

-     En reprenant mes notes de la dégustation des rieslings issus de terroirs bas-rhinois, je me rends compte que j'ai préféré ces derniers dans l'ensemble.

Pas de conclusions hâtives... ce n'est qu'un avis personnel.

-     Les terroirs du Haut-Rhin que nous avons pu aborder ce soir sont tous calcaires : nous n'avons pas pu tester de granits ou de grès haut-rhinois.

-     Comme pour les vins bas-rhinois, il apparaît que ces rieslings de terroir, même s'ils ne sont pas classés G.C., méritent qu'on leur laisse quelques années de maturation en cave pour qu'ils puissent donner le meilleur d'eux mêmes

-     Mon tiercé pour la soirée :

- le Pflaenzerreben de Rolly-Gassmann : question de sensibilité personnelle ou alors maturité ? C'était le plus vieux vin de la dégustation.

- le Kronenbourg de Stoeffler pour sa pureté et son rapport Q/P. A 8,80 la quille c'est cadeau !

- le Princes Abbés de Schlumberger pour sa classe.

 

@+

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20 février 2009 5 20 /02 /février /2009 09:11
Le 11 novembre, Claude Moritz a pris pour habitude de convier sa clientèle alsacienne à une dégustation verticale de riesling, issu de l’un des 3 terroirs classés Grand Cru à Andlau.
La dégustation verticale permet de suivre l'évolution d'un vin en le goûtant sur  plusieurs millésimes. C'est un exercice particulièrement intéressant et formateur qui permet de mieux comprendre un terroir et les vins qui y naissent.

En 2006 c'était  le Moenchberg qui était mis à l'honneur.

Avant de passer aux choses sérieuses, le maître de maison nous a parlé de ce fameux "Coteau des Moines"en nous expliquant son sous-sol marno-calcaire et son exposition sud sud-est, qui procure un ensoleillement maximal aux différentes parcelles de ce Grand Cru.

Les vins sont servis dans l’ordre des millésimes en allant du plus jeune (2005) au plus vieux (1996) et sont commentés par M. Moritz, M. Lobre (œnologue) et M. Gouello (Sommelier).


2005 : Alcool 12°4 – Sucre résiduel 0,4g – Acidité 4,5
Robe : jaune pâle brillante.
Nez : discret mais belle finesse, arômes floraux, nuances de bergamote et d’anis, notes balsamiques, cire.
Bouche : une belle structure et un équilibre très sec.
Ce vin, mis en bouteilles en septembre 2006, est en train de se construire et se goûte quand même assez difficilement à l’heure actuelle.

2004 : Alcool 13°1 – Sucre résiduel 5,7g – Acidité 5,4
Robe : nuance or pâle, brillante.
Nez : fin et complexe avec des notes florales immédiates suivies par des arômes de miel, de tilleul et de mirabelle.
Bouche : un toucher de bouche soyeux, des notes miellées, laisse une impression de franchise.
Ce vin semble un peu fermé mais possède un beau potentiel de garde.

2003 : Alcool 13° – Sucre résiduel 1,5g – Acidité 3,9
Robe : jaune pâle.
Nez : puissant, très riche en arômes, fleurs blanches, tilleul, foin coupé, vanille et quelques notes épicées.
Bouche : très complexe, un peu atypique mais bel équilibre, notes originales de raisin sec et de noisette.
Ce vin sec reste une exception dans ce millésime son équilibre acide a été préservé par des vendanges exceptionnellement précoces (les rieslings ont été vendangés avant les pinots gris et avant les gewurtztraminer). Très beau potentiel de garde.

2002 : Alcool 12°5 – Sucre résiduel 3g – Acidité 5,2
Robe : jaune soutenu.
Nez : fin et complexe, notes d’agrumes, de fenouil, de mirabelle.
Bouche : beaucoup d’élégance, avec une attaque souple, une acidité bien franche et une finale très longue, où on retrouve des notes de tilleul.

2001 : Alcool 12°4 – Sucre résiduel 5,3g – Acidité 4,2
Robe : jaune doré soutenu.
Nez : belle intensité, beaucoup de finesse et de fraîcheur, notes de raisin confit, de miel et de tilleul.
Bouche : beaucoup d’harmonie et d’équilibre avec une acidité d’une grande finesse.
Ce vin se goûte très bien à l’heure actuelle mais possède un beau potentiel de garde. A noter, une réelle originalité pour la région : ce vin a fait une fermentation malo-lactique.

2000 : Alcool 12°7 – Sucre résiduel 1,7g – Acidité 4,9
Robe : jaune soutenu.
Nez : intense et fin, notes balsamiques, anisées et citronnées.
Bouche : une attaque souple, une acidité bien longue et une finale sur des arômes d’agrumes.
Ce vin, moins massif que les 2 précédents, aurait mérité une décantation pour s’exprimer davantage.

1999 : Alcool 12°2 – Sucre résiduel 3,4g – Acidité 3,6
Robe : jaune clair.
Nez : belle intensité et grande finesse avec des arômes originaux de caramel et de fumé complétés par des notes épicées et anisées.
Bouche : fraîche, épicée, élégante et une finale bien longue.

1998 : Alcool 12°1 – Sucre résiduel 2,2g – Acidité 4,7
Robe : jaune or.
Nez : subtil avec des notes de cuir, de vanille, de coing et une belle minéralité.
Bouche : racée avec une belle fraîcheur acide et des notes de gingembre et de pétrole.
Comme le 2002, ce vin a fait une fermentation malo-lactique.

1997 : Alcool 12°1 – Sucre résiduel 2,2g – Acidité 4,7
Robe : jaune assez soutenu.
Nez : franc avec notes de cuir, de cire, d’herbes aromatiques et une touche vanillée.
Bouche : une attaque souple et une belle structure avec une acidité très fine. Semble avoir atteint sa pleine maturité.

1996 : Alcool 12°2
Robe : jaune très soutenu.
Nez : intense de caramel, de miel et de guimauve avec des notes légèrement toastées.
Bouche : un toucher de bouche soyeux, notes de citronnelle, bien équilibré et belle longueur.
Ce vin avait été légèrement désacidifié.

Pour finir en beauté une petite attention « hors sujet »

Riesling GC VT Kastelberg1998
 : Sucre résiduel 18,1g
Robe : jaune franc.
Nez : puissant, notes de miel, d’aneth, de nèfle et de pâte de fruits.
Bouche : une très belle structure, des arômes exubérants  et un équilibre basé sur la fraîcheur.
Un moelleux tout en élégance pour répondre à un foie gras avec grâce et légèreté.


En 2008 c’est le Kastelberg…l’un de mes terroirs préférés en Alsace, quelle aubaine !

Claude Moritz nous propose une petite introduction théorique sur ce Grand Cru si particulier. Le Kastelberg (de l’alsacien "Kaschte" qui peut se traduire par "terrasse") est le seul terroir G.C. exclusivement schisteux. Il se situe au bout d’une grande faille schisteuse qui a son origine au fin fond du val de Villé, à Steige, c’est pour cela que l’on évoque souvent les schistes de Steige pour caractériser la géologie de ce terroir. Ces schistes sont de très vieilles roches, dures et denses, dotées d’un remarquable pouvoir réfractaire. La vigne doit chercher très profondément son approvisionnement en eau mais bénéficie de la chaleur emmagasinée dans le sol.

Les vins sont servis dans l’ordre des millésimes en allant du plus jeune (2007) au plus vieux (1981) et sont commentés par M. Moritz, M. Lobre (œnologue) et M. Gouello (Sommelier).

2007 : un peu fermé au nez, avec de délicates notes florales, balsamiques et anisées. La bouche est pure et concentrée avec une belle acidité tout en longueur. Prometteur !
TRES BIEN


2006 : expressif et complexe au nez avec des fruits mûrs et un peu de fenouil. La bouche se situe sur un registre plus opulent avec une sensation presque tannique en finale.
BIEN+


2005 : un nez d’une grande puissance avec des notes d’agrumes et de pralin doux. La bouche est ample mais élégante avec une acidité très verticale et une finale longue où on retrouve quelques notes caramélisées. Un grand vin !
TRES BIEN+

2004 : un nez intense et complexe avec des notes de fruits jaunes, d’herbes aromatiques (romarin), d’épices. La bouche vive et légèrement fumée se présente de façon un peu austère en ce moment. A attendre un peu encore.
BIEN

2003 : un nez explosif de bonbon acidulé, citron confit, menthe poivrée et quelques notes grillées. Une bouche puissante et soyeuse avec d’étranges arômes un peu chocolatés. La finale est presque tannique. Un vin mahousse costaud…qui manque un peu de fraîcheur à mon goût, mais bon, c’est 2003 !
BIEN+

2002 : un nez élégant avec des notes de pain grillé, d’agrumes confits et de résine. Une bouche avec un bel équilibre entre le gras et une tension acide très verticale. Un vin puissant et mûr avec peut-être un début d’oxydation, mais c’est très bon.
TRES BIEN

2001 : un nez pur et complexe avec des fruits jaunes, des épices et un soupçon de menthe. La bouche est superbe : gras et tension s’équilibrent parfaitement, les arômes de citron confit et de vanille s’épanouissent et la finale est longue et suave avec de surprenantes notes de caramel au beurre salé. Magique…
TRES BIEN+

2000 : puissamment balsamique au nez (résine, eucalyptus, ambre) avec une bouche dotée d’une solide minéralité et une finale délicatement saline. Un vin intéressant et fin qui aura un peu souffert de la comparaison avec son prédécesseur.
BIEN+

1999 : un nez frais et toujours des notes balsamiques (résine, camphre) et d’herbes aromatiques (romarin). La bouche est équilibrée, la minéralité est perceptible mais l’ensemble manque un peu de profondeur.
BIEN

1998 : un nez intense avec des épices (poivre blanc), des agrumes et une touche légèrement vanillée. La bouche est élégante avec un bel équilibre et des notes de citronnelle et de vanille. La finale est un peu courte.
 BIEN+

1997 : nez fin et subtil toujours sur ce registre balsamique (menthe, cire, pin) complété par un léger fumé. La bouche présente des notes de sous-bois mais l’ensemble est un peu sec et la finale est courte. Peut-être sur le déclin ?
BIEN-

1996 : un nez évolué mais plaisant marqué par des notes de sous-bois, de truffe blanche et d’eucalyptus. La bouche est bien équilibrée, l’impression reste soyeuse malgré une belle trame acide. Les arômes de miel et les notes balsamiques s’épanouissent. La finale est de longueur moyenne. Belle maturité et grande classe !
TRES BIEN

1995 : fruité, camphre et fumée composent une gamme aromatique subtile. La bouche est marquée par de surprenantes notes d’ananas frais et de vanille. Un vin gras, bien structuré et long, la pleine maturité !
TRES BIEN

1985 : un nez puissant de chlorophylle et d’épices. Une bouche ample avec une belle longueur et une sensation tannique en finale.
BIEN+

1981 : un profil aromatique complexe : mie de pain, camphre et épices. La bouche présente un bel équilibre et du gras et la finale est longue et épicée.
 BIEN+

Pour conclure, quelques remarques :
-    cette superbe dégustation sur plus de 2 décennies nous a montré que le Kastelberg est sans conteste un des grands terroirs alsaciens
-    les marqueurs aromatiques de ce terroir sont très méridionaux (eucalyptus, herbes aromatiques, résine…)…effets conjugués de l’exposition sud/sud-est et des effets thermiques des schistes … ?
-    mes coups de cœur : le 2001 et le 2005 sublimes… mais aussi le 2007 pour sa pureté et son potentiel, sans oublier les 1995, 1985 ou 1981 pour l’émotion…
-    les vins de Claude Moritz sont très réussis et techniquement secs sur un terroir où d’autres grands vignerons (comme Wach ou Kreydenweiss) produisent de superbes bouteilles riches en S.R…l’Alsace est une terre de diversité et de tolérance. Plutôt que de vous chamailler sur le net venez goûter, vous ne le regretterez pas…


Un grand merci à Claude Moritz pour ces belles initiatives
.
Pour finir sachez que les prix restent très sages :
5,20 euros pour le muscat, 10 à 12 euros pour les Grands Crus et autour de 20 euros pour les VT.

@+

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16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 23:22

Les premiers articles de ce blog concernent exclusivement l'Alsace, c'est un peu normal me direz vous...mais ne vous y trompez pas, mon intérêt pour tout ce qui touche au vin m'a souvent conduit bien au delà de la ligne bleue des Vosges, à la découverte d'autres vignobles.
La Bourgogne est un peu ma seconde patrie d'oenophile. J'y vais chaque année depuis plus de 20 ans et je ne m'en lasse pas : les vins, les villages, les paysages et l'accueil chez les vignerons...que de très beaux souvenirs dans ma mémoire... et dans ma cave bien sûr.

En 2008 ce fut un marathon de 2 jours sous le soleil d'août avec 7 visites au programme : intense et réjouissant !

1. Domaine Buisson-Charles à Meursault

Après ce deuxième passage tout aussi réussi que le précédent en 2007, je vais me faire un petit plaisir en disant tout le bien que je pense de ce domaine.
Passer un moment avec Michel Buisson et ses vins est réel un privilège : générosité et humanité émanent de ce vigneron toujours à l’écoute des avis de ses clients et toujours prêt à donner simplement les clés qui permettent de mieux comprendre sa façon de travailler.
Bref, tout ce que je recherche lorsque j’entreprend mon pèlerinage annuel en Bourgogne.

Le millésime 2007 est en cours d’élevage et nous avons donc goûté toute la gamme en barriques. Les arômes sont encore un peu voilés mais les textures en bouche sont pleines de promesses.

Meursault Vieilles Vignes
 : pur et tendu.
Meursault Tessons : floral et déjà très rond.
1° Cru Les Cras : profond et minéral avec des arômes de noisette fraîche
1° Cru Charmes : un boisé fin (prélevé sur fût neuf), avec beaucoup de gras et d’opulence
1° Cru Goutte d’Or : des arômes lactés et beurrés (fin de malo) avec beaucoup de fraîcheur et de structure en bouche.
1° Cru Bouches Chères : des arômes floraux intenses avec un beau volume et une grande longueur en en bouche.

Bourgogne : des fruits rouges croquants et une belle structure en bouche.
Pommard : dense et concentré avec une virilité sans concession.
Volnay 1° Cru Santenots : des fruits noirs mûrs avec beaucoup de profondeur et de longueur en bouche.

La dégustation des mêmes crus rouges en bouteilles sur le millésime 2006 nous a montré comment, après une année, ces vins ont construit leur équilibre et défini leur profil aromatique.

Une petite verticale sur la cuvée meursault vieilles vignes est une précieuse expérience gustative qui nous a menés à la rencontre de la personnalité complexe que ces vins développent au fur et à mesure des années.

Bref, des vins purs et authentiques et un vigneron dont la culture et l’hospitalité nous éblouissent à chaque visite. Incontournable…



2. Domaine Jean Marc Burgaud à Morgon

Incroyable ! Trois années sans descendre au sud de Macon et me voilà perdu sur des chemins que j’ai pourtant sillonné à maintes reprises… en plus de ça le téléphone de la famille Burgaud est mal raccroché…à l’aide !
Résultat des courses, je m’annonce au domaine avec près d’une heure de retard et c’est Mme Burgaud qui me reçoit car Jean-Marc est parti travailler dans ses vignes. C’est vrai que le temps de ces artisans est bien trop précieux pour attendre le touriste oenophile victime d’un sens de l’orientation défaillant.

 






Le Py vers le haut











 



Le Py vers le bas








La dégustation dans le caveau sous la maison offre un tour d’horizon complet des cuvées classiques sur le millésime 2007 et des cuvées spéciales sur 2006.

Beaujolais villages Château de Thulon 07 : du fruit croquant au nez et une impression de légèreté, de soie et de fraîcheur en bouche.
Régnié Vallières 07 : un nez fruité discret (pêche et prune) et une structure équilibrée en bouche.
Morgon LesCharmes 07 : un nez léger et aérien associant des notes florales et un peu de noyau, rond et suave en bouche.
Morgon Côte du Py 07 : un nez friand sur la cerise mûre confite et l’amande amère, une bouche ample, des tanins soyeux et une belle longueur.
Morgon Côte du Py – Réserve 06 : nez complexe avec des fruits noirs confits et un boisé fin et léger, une bouche d’un volume étonnant avec des tanins suaves, un bel équilibre et une finale fraîche.
Morgon Côte du Py – James 06 : une robe sombre et dense avec des bord violine, un nez racé avec des arômes de fruits et de torréfaction (café). La bouche est dense et serrée, les tanins sont fins et la finale est longue sur des notes un peu chocolatées.
Morgon Côte du Py 02 : une robe d’un rouge profond, un nez subtil et très aérien avec des fruits rouges et du noyau (kirsch), une bouche pleine de soie et de vinosité.
Un petit bonus pour donner une idée des perspectives d’évolution des crus de ce domaine… rassurant !

Bref, des vins propres et précis avec des personnalités affirmées mais dotés d’un pouvoir de séduction incontestable. On tombe facilement sous Les Charmes de cette Côte du Py !


3. Domaine de la Soufrandière à Vinzelles

Retour de vacances et branle bas de combat au domaine de la Soufrandière où Jean-Guillaume et Jean-Philippe s’affairent dans les chais pour préparer les mises en bouteilles avant la prochaine vendange. C’est donc en compagnie de leur collaboratrice que je passe une petite heure à déguster une partie de leur production sur 2006.
Un programme un peu plus light, que celui de notre visite mémorable de l’année passée, mais à cette époque de l’année c’est la vigne qui a le dernier mot sur l’emploi du temps du vigneron.

Viré-Clessé La Verchère 2006 : un nez présent et très fin, marqué par des notes florales. La bouche est précise et équilibrée.
Pouilly-Loché La Collonge 2006 : un nez discret et aérien et une bouche puissante et longue, soutenue par une acidité fine et pure.
Pouilly-Loché Les Mûres 2006 : un nez puissant marqué par les fruits exotiques frais et une bouche avec du gras, de la rondeur, du fruit et quelques évocations vanillées.
Pouilly-Vinzelles Les Longeays 2006 : un fruité très puissant et une bouche opulente et longue marquée par de beaux arômes d’ananas frais.
Pouilly-Fuissé La Roche 2006 : des notes de mie de pain trahissent un peu la mise récente mais la personnalité de ce vin reprend très vite le dessus avec du citron confit et cette minéralité si particulière. La bouche est tendue, l’acidité fine et la finale longue.
In X-Tremis rouge : la robe brille d’un beau rubis, le nez est puissant et complexe (fruits noirs et violette), la bouche est pleine de sève et de rondeur. Les tanins sont serrés mais soyeux et la longueur est belle.
Du gamay assemblé sur 2 millésimes (2006 et 2007) pour un vin complet mais atypique.

Bref, des vins ciselés qui parlent avec sincérité de leur terroir.
La patte des 2 frères s’affirme et se confirme dans un niveau de qualité exceptionnel.


4. Domaine Hervé Murat à Concoeur

Deuxième passage à Concoeur chez ce jeune talent de la Côte de Nuits, conseillé découvert par Patrick Essa et confirmé par la R.V.F., comme révélation de l’année.
Le hameau de Concoeur est caché derrière la crête qui domine les Grands Crus de Vosne Romanée et la route qui y mène offre une belle série de points de vue sur le ce prestigieux vignoble.
Hervé Murat est chef de culture dans les vignes de la maison Corton André et son activité de producteur de vins s’effectue sur sont temps libre : un vrai passionné !
Il me reçoit dans le chai, qu’il loue au centre du hameau de Concoeur.
Nous dégustons les 3 références que comprend sa carte actuelle :

Hautes Côtes de Nuits 2006 : la robe est d’un rubis éclatant, le nez évoque la mûre, le bois et un peu de fumé, la bouche est équilibrée et vive avec un beau volume soutenu par une acidité fine.

Les 2 vins suivants sont goûtés en cours d’élevage avec des malos en cours. Les arômes au nez sont un peu affectés mais la présence en bouche est rassurante.
Hautes Côtes de Nuits 2007 : la robe est dense avec des nuances rubis, le nez manque un peu de netteté mais la bouche révèle un fruité riche et croquant soutenu par un boisé délicat. Les tanins sont présents mais soyeux.
Chambolle Musigny Les Echezaux 2007 : une robe dense, un nez toujours un peu voilé mais une bouche compacte et massive avec cette pointe d’acidité qui confère une belle énergie à l’ensemble. La finale est savoureuse et légèrement vanillée.

Pour compléter la gamme nous finissons par un Beaune 1°Cru élaboré par Hervé Murat sur une parcelle appartenant à son père :

Beaune 1° Cru Les Tuvilains 2005 : la robe est profonde et lumineuse, le nez est un peu fermé mais on sent poindre des arômes nobles et racés de cerise noire et de la réglisse. La structure en bouche rappelle le Chambolle : une belle puissance avec des tanins ronds soutenus par une acidité fine.

Bref, un jeune vigneron talentueux qui mérite pleinement sa reconnaissance, mais qui sait garder les pieds sur terre. Il aime ses vins, il aime le contact avec la clientèle oenophile… un must !


5. Domaine de la Jolivode – Christian Menaut à Nantoux

Pour rester dans les coups de cœur du boss…me voilà arrivé à Nantoux, qui, un peu comme Concoeur, est un petit village qui se situe à l’ouest de Beaune, un peu plus loin dans la « montagne ».

 







Vue sur le paysage des Hautes Côtes (Meloisey)


 













Nantoux








Christian Menaut et son fils proposent une belle gamme de vins de la région avec un rapport Q/P défiant toute concurrence.

Aligoté 2006 : un nez frais et aérien avec des notes florales et une belle tenue en bouche sur une acidité fine et tendue.
Bourgogne Passetoutgrain 2006 : ça faisait quelques années que je n’avais plus tenté une dégustation sur cette appellation… mais là ce fut une bonne surprise avec un fruité précis et croquant une bouche ronde et bien équilibrée.
Hautes Côtes de Beaune Cuvée Fruitée 2006 : un nez de fruits noirs un peu confits et une structure joliment charpentée avec des tanins mûrs et ronds.
Hautes Côtes de Beaune Le Beauregard 2006 : le nez est discret mais racé, la bouche est volumineuse et soyeuse et la finale laisse apparaître de fines notes boisées.
Hautes Côtes de Beaune La Jolivode 2006 : un nez discret et complexe avec un caractère épicé et un boisé raffiné, la bouche est volumineuse avec des tanins denses et une acidité très fine qui soutient une finale de belle longueur.
Beaune 2006 : un nez plus ouvert et bien expressif avec des arômes de cerise, d’épices et quelques notes boisées. La bouche est savoureuse avec une belle charpente, une bonne densité et une belle finale réglissée et vanillée.
Pommard 2006 : le nez est discret et complexe sur un registre épicé, fumé, boisé. La bouche est massive avec des tanins ronds, un équilibre parfait et une grande longueur.

Bref, une rencontre intéressante avec de jolis vins, bien travaillés dans le souci de respecter les expressions de chaque terroir et avec des vignerons (Menaut père et fils) accueillants qui proposent leur production à des tarifs très intéressants.
Une aubaine pour constituer son fond de cave bourguignon…



6. Domaine Carillon à Puligny Montrachet

On s’approche doucement du vingtième millésime que je goûte dans cette maison de Puligny et je me souviens encore très précisément de ma première rencontre avec Louis Carillon et ses vins… comme le temps passe vite !
Cette année, hormis les Puligny villages, qui ont été mis en cuves, tous les 2007 sont encore en barriques sur lies. Les 2006 sont en bouteilles depuis quelques mois.

Nous commençons la dégustation par les 2006 :

Puligny Villages : le nez est discret mais net et précis avec des notes florale. Le vin est puissant et long en bouche.
1° Cru Les Champs Canet : un nez citronné et vanillé et une bouche volumineuse avec de la rondeur et de la densité.
1° Cru Les Perrières : le nez est discret et fin avec des notes de fleurs et de menthe fraîche. La bouche est solidement charpentée avec une minéralité puissante.
1° Cru Les Referts : le nez est assez ouvert sur du fruit et quelques notes vanillées. La bouche présente une charpente solide mais avec de la rondeur et de beaux amers en finale.

La dégustation se poursuit avec les 2007 en cours d’élevage :

Puligny Villages
 : ce vin qui séjourne en cuve dans l’attente de la mise présente un nez assez ouvert avec du fruit (pomme granny) et une bouche tendue avec des notes citronnées.
1° Cru Les Champs Canet : un nez fermé mais une bouche dense avec une acidité puissante et très droite.
1° Cru Les Perrières : le nez est discret avec quelques notes boisées mais la bouche est massive avec beaucoup de gras et des évocations mentholées et citronnées très fines et très persistantes.
1° Cru Les Referts : le nez est assez expressif avec de la pomme verte croquante. La bouche qui est encore un peu marquée par du CO2 possède une structure volumineuse avec du gras et une belle allonge.
Bienvenues Bâtard Montrachet : un nez net et discret avec du fruit et quelques notes vanillées. La bouche est puissante, il y a du gras, une minéralité marquée, une belle tension acide et une finale très longue.

Bref, comme à l’accoutumée, le domaine Carillon propose des vins austères mais d’une grande pureté. Un choix affirmé et revendiqué pour mettre en valeur la minéralité du terroir de Puligny


Domaine Marchand frères à Gevrey Chambertin

Dernière étape du périple et deuxième visite chez ce vigneron . La journée a été bien longue et je crains de ne plus trouver les ressources nécessaires pour apprécier pleinement les vins de ce domaine…
Heureusement, dès la première gorgée, je suis pleinement rassuré : la personnalité riche et typée des vins de Denis Marchand ne laisse personne indifférent et le temps de tremper mes lèvres dans le premier verre et revoilà tous mes sens en ordre de marche.

Morey Saint Denis blanc Très Girard 2007 : prélevé sur une cuve, ce blanc original mais encore très jeune (c’est le 3° millésime) commence a trouver sa personnalité. De délicats arômes floraux au nez, du gras et de la rondeur en bouche…du plaisir avant tout !

Les vins suivants sont tous des rouges du millésime 2007 en cours d’élevage prélevés sur barriques :

Morey Saint Denis Les Herbiottes – Vieilles Vignes : un nez de cerise et de réglisse, profond et long en bouche.
Gevrey Chambertin Cuvée Fanny : un peu replié sur lui même, avec un nez peu expressif mais une bouche massive et bien équilibrée.
Chambolle Musigny Cuvée Béatrice : un nez discret avec quelques notes torréfiées et une bouche sensuelle et charnue.
Morey Saint Denis 1° Cru Cuvée Eline : un assemblage réussi des Faconnières et des Millandes pour un vin plein de fruit avec un peu de CO2 en bouche mais un fond riche et savoureux.
Morey Saint Denis 1° Cru Clos des Ormes : bien verrouillé au nez mais avec une bouche virile et puissante. Une version très masculine du précédent…
Chambolle Musigny Les Sentiers : un nez au fruité discret mais racé et une bouche charnue avec une belle fraîcheur et une belle longueur.
Gevrey Chambertin 1° Cru Aux Combottes : réglisse et épices composent un nez bien typé. La bouche est pleine de chair et offre une belle longueur finale.
Clos de la Roche : volumineux, profond et long.
Charmes-Chambertin : discrètement fruité avec une bouche alliant virilité et délicatesse.
Griottes-Chambertin : le fruit est discret, les notes réglissées sont élégantes et la bouche possède un volume impressionnant.

La dégustation de vins rouges en cours d’élevage reste un exercice difficile : les vins sont en phase de construction et demandent une grande concentration pour se laisser approcher. Le dégustateur amateur a bien souvent besoin des conseils du producteur pour accéder à la grille de lecture de ces crus en gestation.

Pour terminer, Denis Marchand me propose de goûter quelques 2006. L’heure étant déjà bien avancée, je lui demande de choisir une bouteille représentative pour me faire une idée. Sans hésiter il me propose :

Morey Saint Denis 1° Cru Cuvée Eline
: un nez complexe de fruits noirs et de torréfaction, une bouche charnue et grasse encore pleine de fruit et une finale longue sur des notes de réglisse et de violette… Magnifique !

Bref, de très beaux vins qui ont demandé beaucoup de travail et de conviction. Un niveau d’exigence élevé pour ce viticulteur proche de sa clientèle et toujours prêt à consacrer du temps aux amateurs passionnés désireux de comprendre son travail.

Un grand merci à tous ces vignerons qui m’ont si bien accueilli chez eux et à l’année prochaine !

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13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 10:18

Un pinot blanc 1979 trouvé au fond de la cave parentale...


Bon, c'est de la famille assez éloignée et cette entreprise de négoce a disparu depuis bien des années...mais ça évoque pas mal de souvenirs, notamment 3 étés comme aide caviste, lors de mes congés scolaires...
J'avais 16 ans et je détestait le vin...

Pour ce qui est de la dégustation, le bouchon est louche, le niveau du liquide se trouve largement sous l'épaule... je crois que nous ne prendrons pas de risque.

Je vais conserver encore un peu cette relique et rêver...

@+
Pierre

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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 11:45


Le week-end prochain Strasbourg accueillera une nouvelle fois les Vignerons Indépendants, qui tiendront salon au Wacken durant 4 jours, pour faire découvrir leur production aux oenophiles locaux.

Même si l’endroit n’est pas très convivial et peu propice à une dégustation approfondie, cela reste quand même un rendez-vous incontournable pour faire quelques achats et quelques belles découvertes.

Ayant suivi l’évolution de cette manifestation depuis ses origines (il y a plus de 10 ans), j’ai accumulé une série de bonnes adresses que je me propose de vous conseiller.
Ce sont des choix personnels, donc complètement subjectifs mais ça peut quand même orienter le visiteur dans le dédale de ce hall envahi par près de 500 vignerons…

Voici quelques idées de haltes :

Pour l’Alsace :

Le domaine de l’Oriel : pour saluer le roi du Sommerberg et lui demander des nouvelles de son Eiswein.

Le domaine Beck-Hartweg : Florian ne sera pas présent mais allez quand même goûter le dernier millésime très prometteur.


Pour Bordeaux :


Le château Magondeau : un Fronsac rustique et authentique.

Le château Pont de Brion : des vins de Graves blanc et rouge d’une grande finesse que j’ai eu l’occasion de déguster sur place il y a 2 ans (C.R. sur DC).

Le château Haut Mongeat : des Graves de Vayres et du Bordeaux Supérieur avec un excellent rapport Q/P.

Le château l’Escart : un Bordeaux Supérieur au top. Goûtez la cuvée Omar Kayam pour vous en convaincre.

Le château Belles Graves : un Lalande de Pomerol raffiné

Le château Tournefeuille : un Lalande ambitieux, séveux et racé.

Le château Brulesécaille : un grand classique des Côtes de Bourg, une qualité constante et des prix très doux.


Pour la Bourgogne :

Le domaine Arnoux : une gamme complète autour de Savigny avec un haut niveau qualitatif.

Le domaine Maréchal-Caillot
 : des Chorey, Ladoix, Savigny et un Pommard souvent exceptionnel

Le domaine Cyrot-Buthiau
 : des Maranges et des Santenay avec un beau rapport Q/P et des Pommard d’anthologie.

Le domaine Michel Magnien : des crus de la Côte de Nuits alliant finesse et concentration.

Le domaine Machart de Gramont : des Nuits solides et rustiques taillés pour la garde.

Le domaine Larochette-Manciat
 : de beaux terroirs sur Saint Véran et pouilly-Fuissé et des vinifications très précises.

Le domaine A.S. Debavalaere
 : pour découvrir de magnifiques Rully blancs et rouges.

Le domaine de Colonat 
: mon petit préféré en Beaujolais avec notamment de beaux Morgon et Regnié.

Le domaine du Colombier : des Chablis, Chablis 1°Cru et du G .C. Bougros superbes.

Le domaine de la Meulière : des Chablis et Chablis 1°Cru purs et de longue garde.

Le domaine Barat 
: des Chablis et Chablis 1°Cru de facture classique mais très réguliers dans le niveau de qualité.


Pour le Jura et la Savoie :

Le domaine Grand 
: une production de belle qualité sur toute la gamme jusqu’au Château Châlon

Le domaine A. et M. Tissot
 : simplement incontournable pour tout amateur.

Le domaine Dupasquier
 : ses Roussette sont une bénédiction, pour se convaincre que le Marestel est un grand vin blanc français.


Pour le Sud-Ouest :

Le domaine du Haut Montlong : pour apprendre à apprécier les Monbazillac. Une large palette et un haut niveau qualitatif.

Le domaine du Cinquau 
: une belle gamme de Jurançon et une cuvée 100% petit manseng qui vaut toujours le détour.


Pour le Languedoc-Roussillon :


Le château Etang des Colombes
 : des Corbières aux trois couleurs très réussis.

Le domaine des Deux Anes
 : une gamme de Corbières magnifiques.

Le domaine Deshenrys
 : il faut goûter La Closeraie et le Songe de l’Abbé les deux vins de l’Abbaye Sylva Plana.

Le domaine Le Fort 
: une AOC méconnue (Malepère) mais un très bon vin rouge et plein de vins de cépage pour des prix très attractifs.

Le Mas de Daumas Gassac : pour goûter et regoûter, pour se faire a propre idée sur ce domaine mythique.


Pour la vallée de la Loire :

Le domaine des Forges
 : des Savennières très bien définis, des Chaume et Quart de Chaume intenses et une cuvée d’Anjou rouge surprenante (les 3 C).

Le domaine aux Moines
 : des Savennières classiques et bons avec une belle collection de millésimes.

Le domaine Pierre Bise 
: pour un survol presque exhaustif des appellations angevines.

Le domaine Taillandier
 : des Savennières originaux et fortement typés.

Le domaine
de Saint Pierre : de très beaux Sancerre à encaver sans hésiter.


La vallée du Rhône :


Le domaine Levet
 : des Côte Rôtie concentrés et denses taillés pour une longue garde.

Le domaine Richard
 : des Condrieu bien typés et frais et des Saint Joseph.

Le domaine de la Millière 
: Châteauneuf blanc et rouge d’un bon rapport Q/P et un CDR basique souvent surprenant.

Le domaine Font de Michelle : de beaux Châteauneuf et une cuvée Prestige une peu chère mais exceptionnelle.

Le domaine du Terme
 : des Gigondas traditionnels, denses et concentrés.

Le domaine Pesquier
 : des Gigondas un peu plus faciles d’accés… pour attendre ceux du domaine du Terme.


@+ et bonnes dégustations
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  • : Vins, vignobles et vignerons.
  • : Récits liés à des rencontres viniques et oenophiliques.
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Bonjour à tous

Amateur de vin depuis près de 30 ans et internaute intervenant sur un forum de dégustateurs depuis plusieurs années, j’ai crée ce blog pour regrouper et rendre plus accessibles mes modestes contributions consacrées à la chose vinique.

 

Mes articles parlent presque toujours de rencontres que j’ai eu l’occasion de faire grâce au vin :

rencontres avec de belles bouteilles pour le plaisir des sens et la magie de l’instant,

rencontres avec des amis partageant la même passion pour la richesse des échanges et les moments de convivialité inoubliables,

rencontres avec des vignerons et avec leur vignoble pour des moments tout simplement magiques sur les routes du vin ou au fond des caves.

 

J’essaie de me perfectionner dans l’art compliqué de la dégustation dans le seul but de mieux comprendre et mieux pouvoir apprécier tous les vins.

Mes avis et mes appréciations sont totalement subjectifs : une dégustation purement organoleptique ne me procure qu’un plaisir incomplet.

Quand j’ouvre une bouteille de vin, j’aime pouvoir y associer le visage du vigneron qui l’a fait naître, j’aime connaître les secrets de son terroir, j’aime avoir plein d’images et de souvenirs associés à ce liquide blanc ou rouge qui brille dans mon verre.

 

Merci à tous ceux qui viennent me rendre visite.

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