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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 15:26

Chablis 1° Cru Les Fourneaux 2004 – Domaine Barat à Mily

Robe : jaune éclatant avec des reflets vert pâle.
Nez : raffiné et très complexe on y décèle des notes de beurre frais, d’amande, d’herbes aromatiques (menthe, mélisse) et de craie.
Bouche : l’équilibre est sec avec une acidité mûre et très large qui interagit avec une matière est assez généreuse pour bâtir une silhouette très élégante, la finale saline et minérale est soutenue par une fine amertume.
Après quelques années de garde ce Chablis a pris une patine de grande classe et nous régale avec sa grande complexité aromatique et sa tenue en bouche.
Mais attention, à table, c’est un vin qui s’accordera plus facilement avec des poissons de rivière cuisinés ou de la volaille crémée qu’avec les effluves iodées des fruits de mer.

 

 

Roussette de Savoie Marestel 2009 – Domaine Dupasquier à Jongieux

Robe : jaune éclatant avec une texture assez épaisse.
Nez : expressif et bien complexe, il livre une palette sur la golden mûre, le miel, les épices douces et les fleurs de printemps.
Bouche : l’attaque est douce et suave, la matière opulente donne une impression de sphéricité parfaite et la finale finement acidulée et bien minérale apporte une touche de fraîcheur bienvenue à l’ensemble.
Riche, exubérant mais de haute tenue ce Marestel 2009 est déjà un vrai régal mais bien évidemment, lorsqu’on suit un peu les vins du domaine on sait que cette Roussette est encore loin de son apogée...Il n’y a pas à dire, avec Noël Dupasquier, l’altesse a bien trouvé son roi !
 

 

 

Pouilly Fuissé Vieilles Vignes 2007 – Domaine Larochette-Manciat à Chaintré

Robe : jaune clair très brillant.
Nez : net et très fin, il s’ouvre sur des arômes typiques de craie humide et de citron frais complétés par de fines notes d’herbes aromatiques et une touche lactée très agréable.
Bouche : l’équilibre est bien sec avec une attaque vive et franche, un gras sensible mais qui reste délicat et une superbe finale longuement aromatique qui laisse persister une palette fruitée (pamplemousse) et balsamique.
Cette cuvée élevée en barriques, d’’ordinaire un peu trop planchue à mon goût, se révèle aujourd’hui de la plus belle manière qui soit avec un équilibre sec, une matière élégante et fruitée soutenue par une présence boisée parfaitement intégrée et une acidité verticale de grande classe. MIAM !

 

 

Riesling G.C. Pfingstberg-Paradis 2008 – Domaine F. Schmitt à Orschwihr

Robe : jaune clair très brillant.
Nez : réservé et complexe, il a besoin de temps pour livrer une palette classique et très élégante sur le pamplemousse, le citron vert puis la mandarine…sur un fond minéral très présent (pierre chaude, nuances terpéniques)
Bouche : la matière est charnue et solidement tendue par une trame acide puissante mais parfaitement mûre, l’aromatique fruitée complétée par une touche de poivre blanc s’épanouit et s’étire vers une finale citronnée et très minérale qi laisse le palais frais et dispos.
Issu d’une parcelle de vieilles vignes située dans le cœur du Grand Cru, ce riesling commence à sortir de sa réserve sans se livrer pleinement. La bouche avec sa matière noble et racée et sa droiture cistercienne porte la marque d’un très grand vin au potentiel de garde exceptionnel. A revoir dans 5 ans peut-être…


VDP du Mont Baudile La Syrah de Pey Cherres 2007 – Supply-Royer à Arboras

Robe : sombre, presque noir, avec une fine frange grenat.
Nez : complexe et assez intense moyenne, il présente une palette bien mûre sur la cerise à l’eau de vie avec une touche épicée (muscade) et de fines notes d’herbes aromatiques (thym, encens).
Bouche : l’attaque est assez vive avec une pointe acide très tonique, la matière charnue enveloppe des tanins drus mais très soyeux, la finale est longue mais encore un peu trop chaude à mon goût.
Riche et expressive cette cuvée 100% syrah respire exhale la générosité languedocienne avec beaucoup de charme et de spontanéité…la pointe alcooleuse en finale semble se fondre doucement et le vin commence à trouver un bel équilibre.

 

 

Coteaux du Languedoc Mas de Martin-Cuvée Cinarca 2008 – C. Mocci à Saint Bauzille de Montmel

Robe : sombre et dense avec une frange rubis.
Nez : riche, généreux mais très élégant, on y reconnaît la cerise confite et les épices avec une touche fumée et légèrement balsamique.
Bouche : suave et charnue avec un toucher onctueux et une finale finement acidulée qui laisse persister un long sillage balsamique et finement poivré.
Issue du terroir des Grès de Montpellier, la cuvée Cinarca réalisée à partir de 80% de grenache et 20% de syrah a été élevée pour moitié en fûts et pour moitié en foudres. Un peu virulent dans sa prime jeunesse, ce vin rouge languedocien commence sa phase de plénitude en nous régalant avec une palette raffinée et une matière riche et gourmande. MIAM !


VDP de l’Hérault Mas de Daumas Gassac rouge 2004 – A. Guibert à Aniane

Robe : rubis foncé, assez compact, avec une frange grenat légèrement brunissante.
Nez : discret mais complexe, il évoluera favorablement sur deux jours avec des notes réglissées, fumées et végétales (herbe fraîche, menthe verte) le premier soir et un fruité qui se montre davantage le lendemain (mûre, cassis) enrichi par des nuances balsamiques très nobles.
Bouche : la matière se montre charnue et équilibrée dès l’ouverture, l’ensemble est bien frais avec une acidité bien présente et une trame tannique qui se patine agréablement après un jour d’ouverture, la finale est nette parée d’une fine amertume et laissant persister un sillage de longueur acceptable sur les fruits noirs et les herbes aromatiques.
Même si son expression aromatique et la tonicité de sa structure sont quelque peu atypiques pour la région, ce vin rouge me séduit par sa belle complexité et son équilibre très digeste qui lui confèrent un caractère gastronomique bien marqué. Au risque de raviver une polémique récurrente sur la toile, je reste un adepte de cette maison que je visite presque chaque année avec plaisir, en général juste avant d’aller rencontrer les Supply-Royer, une sorte de grand écart que je fais encore très facilement malgré mon grand âge…d’ailleurs, j’y vais bientôt, youpi !

 

2013 0108

Eguisheim vue du coteau est de l'Eichbergen en mars

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 15:03


Chablis 2011 – Domaine W. Fèvre à Chablis

Robe : jaune très clair avec une frange vert pâle.
Nez : très discret mais net et frais, on y décèle des notes de groseille blanche, de feuille de cassis sur un fond légèrement pierreux.
Bouche : l’équilibre est sec et droit avec une acidité qui éclate dès l’attaque, la matière est fine et légère, l’aromatique reste bien franche et la finale de longueur moyenne apporte une petite touche de complexité avec quelques nuances de craie et d’iode et une fine amertume.
Je l’avoue sans honte, j’ai choisi cette bouteille chez un caviste parce qu’elle était gainée d’une chaussette isotherme qui m’avait tapé dans l’œil…il n’en reste pas moins que la dégustation de ce Chablis m’a très agréablement surpris.
Classique mais précis et sapide…une jolie bouteille tout simplement.


Fleurie Chapelle des Bois 2011 – Domaine de la Grand’Cour à Fleurie

Robe : rouge carmin, avec une frange bien dense et une légère turbidité.
Nez : discret et très pur, il révèle de belles notes de fruits (cerise et pèche de vigne) avec une touche florale très charmeuse.
Bouche : la matière est charnue, le grain tannique d’une grande souplesse et la palette fruitée très épanouie, la finale se prolonge et se complexifie en laissant apparaître une fine trame minérale à côté d’un fruit de plus en plus expressif
Issue d’une parcelle de jeunes vignes (20 ans) qui jouxte le domaine cette cuvée « Nature » ni collée, ni filtrée et sans ajout de sulfites est un vrai bonheur…la belle émotion ressentie sur place se confirme quelques mois plus tard.
Un Fleurie juteux et plein d’énergie positive montre qu’il est possible de réussir de beaux vins avec ce procédé qui soulève régulièrement la polémique. Chapeau M. Dutraive !


Riesling Thalberg 2009 – Domaine Schmitt à Bergbieten

Robe : jaune clair, très brillant avec des reflets vert pâle.
Nez : classique mais très agréable, on y reconnaît facilement plein d’arômes d’agrumes (citron, pomelo) mais aussi une délicate touche d’herbes aromatiques (thym, mélisse, aneth).
Bouche : l’attaque est vive et pointue avec une acidité qui s’élargit pour structurer une matière en demi-corps qui ne manque pas d’élégance, la finale est particulièrement sapide avec sa belle tension complétée par des amers très fins.
Situé sur le flanc ouest de la colline de l’Altenberg de Bergbieten, le Thalberg est un terroir très proche du Grand Cru dont l’exposition au couchant permet à la famille Schmitt de produire de beaux rieslings secs, notamment dans les millésimes chauds. Ce 2009 expressif et bien droit illustre parfaitement le style…Superbe !


Pouilly Vinzelles Les Quarts 2006 – Domaine de la Soufrandière à Vinzelles

Robe : jaune clair avec des reflets argentés.
Nez : très réservé à l’ouverture le vin a besoin de quelques longues minutes d’oxygénation pour nous servir un registre aromatique extrêmement raffiné sur les écorces d’agrumes, le bâton de réglisse et la craie humide.
Bouche : suave et superbement équilibrée la matière flatte les papilles et dévoile peu à peu une trame minérale qui donne une belle allonge à la finale.
Après plus de 6 années de garde ce Pouilly Vinzelles issu du terroir le plus prestigieux de cette petite appellation commence à révéler sa personnalité et son statut de très grand vin.
Quelle classe !
 

 

 

Chambolle Musigny 2007 – Domaine Castagnier à Morey Saint Denis.

Robe : rouge vermillon très clair avec belle brillance et une frange légèrement orangée.
Nez : suave et complexe il régale les sens par des effluves fruitées (framboise, fraise) et florales très distinguées soutenues par un boisé très discret mais qui apporte vraiment un supplément d’âme à l’olfaction.
Bouche : après une attaque bien franche la matière se pose en bouche avec volupté, la silhouette est svelte mais parfaitement proportionnée, l’équilibre bien tonique est assuré par une acidité fine et longue et par une trame tannique veloutée, la finale est de longueur moyenne mais le fruit revient avec une grande netteté complété par une touche légèrement torréfiée.
Ce magnifique chambolle continue sa route en gardant son côté gourmand et glissant qui me fait chavirer. La légendaire féminité de l’appellation s’exprime avec beaucoup de spontanéité et de naturel : la matière toute en élégance est soutenue par un élevage maîtrisé à la perfection.
Plus de 18 mois après la première claque, j’en reprends un seconde avec le même plaisir…Chapeau M. Castagnier !

 


CIMG4583

Mer de nuages dans la vallée et soleil à 3000 mètres sur le glacier su Stubaï : février est le mois de l'Autriche pour notre famille.

Ce pays connu pour la qualité de son hôtellerie et pour la beauté de ses stations de sports d'hiver commence aussi à produire des vins de grande qualité...ce sera d'ailleurs l'un des thèmes de notre prochaine dégustation AOC.

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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 22:57


Mâcon Chardonnay 2010 – Bret Brothers à Vinzelles

Robe : jaune assez marqué avec des éclats dorés.
Nez : fin et tonique, il évolue sur un registre très gourmand entre citron, pêche blanche et notes légèrement épicées.
Bouche : l’acidité fine mais tendue se manifeste dès l’attaque et structure une matière juteuse et pleine d’énergie, la finale nette et très fraîche se prolonge sur un joli sillage minéral.
Issu d’une parcelle riche en calcaire actif située près du village de Chardonnay ce vin blanc élevé principalement en cuves (90% du volume) nous régale à chaque étape de la dégustation. Comme de nombreux vins élaborés par les frères de Vinzelles, ce Mâcon Villages se boit avec facilité et plaisir et se recrache que très difficilement…attention danger !

 

 

Pouilly Vinzelles 2008 – Domaine de la Soufrandière à Vinzelles

Robe : jaune franc avec des reflets dorés.
Nez : pur, précis mais très complexe, il nous propose une palette très séduisante sur le cake au citron, la mandarine, le tilleul sur un fond de craie humide.
Bouche : en attaque on est surpris par une acidité immédiate et envahissante mais l’équilibre se fait grâce à une matière concentrée et juteuse, la finale particulièrement sapide et salivante laisse persister un sillage aromatique très long sur les agrumes.
Avec son olfaction suave et gourmande ce Pouilly Vinzelles peut surprendre en bouche par son côté énergique et très tendu…un vin qui réveille les papilles et qui supportera encore quelques années de cave.
Ceci dit, la bouteille n’a pas fait long feu…mais bon avec les cuvées des frères Bret c’est toujours la même chose !
 

 

Pouilly Fuissé Les Petites Bruyères 2004 – Larochette-Manciat à Chaintré

Robe : jaune clair avec des reflets argentés et une frange très claire.
Nez : très pur et d’une jolie complexité le registre olfactif révèle des notes de beurre frais, de cake au citron avec une fine touche terpénique.
Bouche : suave et superbement équilibrée la matière flatte les papilles et dévoile peu à peu une trame minérale qui donne une belle allonge à la finale.
Comme à chaque fois que je déguste un vin de 2004 je m’attends à trouver les fameux arômes végétaux de gentiane, persil et autres…mais là j’ai beau chercher, ce Pouilly est d’une netteté absolue, en plus il nous régale en bouche par son côté mûr gourmand et sapide.
Cette cuvée travaillée uniquement en cuve n’était pas forcément destinée à une longue garde (le domaine propose aussi des vins élevés en demi-muids et en barriques) mais là je suis vraiment étonné par l’énergie qui se dégage de ce vin !

 

 

Meursault Tessons 2007 – Buisson-Charles à Meursault

Robe : jaune clair, très vif avec des reflets vert pâle.
Nez : complexe et très racé, il se montre très réservé à l’ouverture avant de déployer une palette noble et évolutive, agrumes frais, vanille, herbes aromatiques, craie...
Bouche : l’équilibre est absolument parfait avec une acidité mûre qui s’installe tout en largeur et qui s’étire progressivement pour tenir une matière bien charnue, la finale est longue, délicatement épicée et accompagnée par une fine amertume.
Je sais que je suis un peu monomaniaque avec les chardonnays bourguignons et mon épouse m’en fait souvent le reproche lorsque je lui propose un verre…mais là je dois dire que mon choix a recueilli un assentiment sans réserve de sa part « c’est vraiment bon…je reprendrai bien un autre verre ».
Evident de classe et irrésistiblement gourmand ce Tessons 2007 qui commence sa phase d’apogée est un pur bonheur…Quel vin !

 

 

Côte Rôtie Maestria 2005 – Domaine Levet à Ampuis

Robe : dense et très foncée avec une fine frange rubis
Nez : la palette très réservée à l’ouverture évolue d’un registre torréfié (cacao) et réglissé vers des notes de myrtille confite et d’épices qui se manifestent après une très longue oxygénation.
Bouche : l’attaque est assez vive, le corps est volumineux mais l’acidité et la belle trame tannique forment un squelette solide qui équilibre l’ensemble, la finale fraîche et sapide révèle une fine amertume.
Ce petit domaine familial (4ha) d’Ampuis produit 3 cuvées de Côte Rôtie sur des parcelles de très vieilles vignes (plus de la moitié des vignes du domaine datent des années 50…). Issu du coteau de la Landonne, Maestria est surement la cuvée la moins « sauvage » élaborée par ces vignerons qui travaillent encore de façon très traditionnelle. Après 7 années de garde ce vin rouge a gardé son côté puissant mais la structure s’est considérablement assouplie pour laisser une belle impression de force tranquille.


Sylvaner Grand A du Petit Léon 2009 – Domaine Schmitt à Bergbieten

Robe : jaune clair, très brillant.
Nez : ouvert très franc, il livre généreusement des notes de fruits jaunes mûrs avec une fine touche épicée.
Bouche : très dense et avec beaucoup de gras dans la texture ce vin très opulent construit un équilibre bien gourmand avec une acidité qui reste très discrète et une salinité qui s’impose avec beaucoup de force en finale.
Récolté bien mûr sur le Grand Cru Altenberg de Bergbieten, ce sylvaner qui se montrait particulièrement exubérant il y a un an, s’est un peu « calmé » aujourd’hui. La matière reste ronde mais le vin a vraiment gagné en élégance…à revoir dans 5 ans et peut-être même plus, si j’arrive à garder la dernière bouteille qui me reste. Mais là, rien n’est moins sûr !


Pinot Gris G.C. Moenchberg 2009 – Domaine Kreydenweiss à Andlau

 

Robe : jaune assez appuyé avec des reflets dorés très brillants.
Nez : complexe et très raffiné on y découvre des notes d’abricot, de vanille, de pomelo mûr complété par une touche oxydative discrète mais persistante.
Bouche : la matière est généreuse avec un joli gras et une acidité très large, bien salivante qui rafraîchit une finale de toute beauté longuement aromatique et finement tannique.
Après ma visite chez Antoine Kreydenweiss, je brûlais d’envie de redécouvrir cet étonnant pinot gris.qui m’avait impressionné par sa texture et sa densité.
Dégusté sur deux jours ce Moenchberg a montré un petit côté oxydatif que je n’avais pas remarqué la première fois mais qui n’a en aucun cas entamé le plaisir gustatif…bien au contraire. Par contre, au niveau de la présence en bouche, l’impression de volume et de puissance laissée par ce vin me semblait encore bien plus affirmée…MIAMMMMM !

 

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Les coteaux du Kastelberg et du Wiebelsberg sous la neige de janvier

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 12:21


Meursault Vieilles Vignes 2007 – Buisson-Charles à Meursault

Robe : jaune clair, très lumineux.
Nez : timide et réservé, il a besoin de temps pour nous livrer une palette très élégante où se succèdent des notes de pamplemousse, de miel de châtaignier, de pierre chaude sur un fond légèrement terpénique.
Bouche : l’attaque est franche et assez aigüe puis la matière prend du volume avec une large minéralité et une tension bien verticale qui redresse la structure, la finale laisse persister un beau sillage aromatique soutenu par une fine amertume.
Après avoir repris toutes mes notes de dégustation au sujet des vins de 2011 de ce domaine, je n’ai pas résisté à l’envie de déboucher ce Meursault 2007 qui attendait dans ma cave d’appartement. L’olfaction encore un peu discrète me dit que ce vin est encore bien jeune et sa structure solide et si justement équilibrée me dit qu’il était armé pour tenir encore bien des années avant de faiblir… mais bon, j’ai passé un très bon moment en compagnie de cette bouteille, n’est-ce pas là l’essentiel ? « Carpe Diem » !


Château Fougas Maldoror 1999 – J.Y. Bechet à Lansac

Robe : rubis sombre encore très dense
Nez : intense et évolutif, il s’ouvre avec quelques notes fumées très légères puis se complexifie avec une ribambelle d’arômes comme la myrtille, la violette, la réglisse, bois de cèdre…
Bouche : la matière est équilibré et suave, la trame tannique mûre et bien patinée fait patte de velours, la finale est franche, longuement aromatique et très sapide.
Marquée par une prise de bois un peu forte dans ses jeunes années cette cuvée a atteint son optimum aujourd’hui : avec un élevage complètement intégré et une matière qui a parfaitement tenu dans le temps, ce Côtes de Bourg est un vrai régal. La palette extrêmement raffinée et la texture en bouche noble et caressante signent le caractère d’un très grand vin !
Ce domaine en conversion vers la culture bio-dynamique depuis 2010, se positionne comme l’un des leaders de cette appellation où on peut encore trouver des bouteilles avec des rapports Q/P vraiment exceptionnels…qu’on se le dise !


Riesling Nature 2010 – Domaine Rietsch à Mittelbergheim

Robe : jaune citron avec une belle brillance.
Nez : assez réservé mais très pur avec un registre complexe sur les agrumes, les fleurs blanches et la pierre chaude qui se montre progressivement après oxygénation.
Bouche : après une attaque précise et assez incisive, la matière se pose en bouche avec beaucoup d’élégance, soutenue par une acidité vive et très profonde, la finale particulièrement saline et délicatement amère donne un côté sapide et salivant à l’ensemble.
Cette cuvée de riesling issue exclusivement du Grand Cru Zotzenberg a été élevée 10 mois sur lies totales et travaillée sans ajout de SO2. J’ai débouché cette bouteille pour voir comment se portait ce vin…et j’ai été absolument conquis par sa fraîcheur et sa pureté : voilà un vin « Nature » qui en surprendra plus d’un…MIAM !!!!
(13°2 – SR 1,5 g/l – AT 7,3 g/l).



Riesling Grand Cru Engelberg 2010 – Domaine Bechtold à Dahlenheim

Robe : jaune clair avec beaucoup d’éclat, frange argentée.
Nez : vif et bien expressif il développe une jolie palette sur le citron, la craie humide et les herbes aromatiques.
Bouche : l’attaque est assez pointue, mais la matière présente une belle ampleur et un côté charnu très gourmand, la structure est tendue par une acidité longue et rectiligne qui donne beaucoup de tonus à la finale.
Aromatique et plein d’énergie ce superbe riesling se goûte avec facilité et plaisir aujourd’hui mais possède un potentiel de garde conséquent. Sur ce millésime qui est en train de s’imposer comme l’une des références de ce début de siècle, Jean-Marie Bechtold a réussi un Engelberg de très haute expression... hélas cette cuvée, produite en très petite quantité est déjà épuisée. Il va falloir venir la déguster chez moi !

 

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Ambiance hivernale près de l'Engelberg

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 11:54

Mâcon-Pierreclos Le Chavigne 2008 – Guffens-Heynen

Robe : jaune pâle, très brillante.
Nez : complexe, suave et très raffiné avec une palette aromatique d’un grand classicisme (citron, craie, vanille…)
Bouche : la matière est riche, l’équilibre est parfait, l’acidité d’une noblesse absolue tient une finale fraîche et longuement aromatique
Tout est là pour séduire les palais les plus exigeants et les plus raffinés…voici une cuvée dont la perfection de cette cuvée s’impose comme une évidence. MIAM !


Viré-Clessé Sous les Plantes 2009 – Bret Brothers à Vinzelles

Robe : jaune assez prononcé mais beaucoup d’éclat.
Nez : mûr et intense, il enchante notre olfaction avec de beaux arômes de citron vert et de tarte au citron avec une petite touche crayeuse.
Bouche : ample et sphérique avec une matière généreuse mais solidement tendue par une minéralité très présente, la finale bien fraîche se prolonge en livrant de belles notes de pomelo.
Provenant d’une parcelle de vieilles vignes (75 ans) labourées situées dans le secteur su de Viré, ce vin est un vrai bonheur : la maturité liée au millésime est parfaitement contrebalancée par la puissance minérale du terroir. MIAM !


Pouilly Fuissé Grande Réserve 2000 – Larochette-Manciat à Chaintré

Robe : jaune prononcé avec des bords topaze.
Nez : intense, riche et complexe, il nous propose une palette très agréable sur les fleurs blanches, la brioche grillée, les agrumes confits, les fruits secs…
Bouche : puissant et sphérique avec un gras qui s’équilibre grâce à une solide tension qui se met en place dès le milieu de bouche, la finale est nette et précise avec une jolie longueur aromatique.
Avec sa couleur prononcée, la robe pouvait faire craindre un début d’oxydation mais le verdict de l’olfaction ne laisse aucun doute sur l’état de fraîcheur de ce vin.
Sur cette cuvée haut de gamme conçue par Olivier Larochette, le boisé un peu trop présent dans ses jeunes années s’est complètement intégré pour laisser la place à un registre aromatique de toute beauté et la présence en bouche massive et puissant s’est affinée pour nous régaler pleinement aujourd’hui. MIAM !
 

 

 

Morey Saint Denis 1°Cru Les Millandes 2004 – Marchand Frères à Gevrey-Chambertin.

Robe : rubis moyen avec un petit dégradé sur une frange brunissante.
Nez : très flatteur il s’ouvre sur un fruité très généreux pour se complexifier avec de belles notes de réglisse et d’épices. Après quelques heures le millésime se montre davantage avec son côté végétal, gentiane mais sans que cela devienne prédominant pour autant.
Bouche : ample et bien pleine, elle séduit par sa texture veloutée et son équilibre, l’aromatique reste très pure même après une longue oxygénation, la finale de longueur moyenne garde une belle franchise.
Dans ce millésime réputé difficile, Denis Marchand est parvenu à concevoir ce Morey 1°Cru qui nous régale par sa précision et sa gourmandise. Pas de doute, il va falloir programmer une nouvelle visite chez ce vigneron lors de mon prochain pèlerinage bourguignon.

 

 

Château Notton 2000 – H. Lurton à Margaux

Robe : pourpre très sombre, dense avec une fine frange brunissante.
Nez : raffiné et extrêmement complexe, il s’ouvre sur des notes florales avant de nous offrir un récital olfactif sur la myrtille, l’encens, le poivre noir et l’airelle.
Bouche : ample et velouté, ce vin possède une structure qui évoque le triangle équilatéral dont parlait E. Peynaud, une figure géométrique qui symbolise l’équilibre parfait entre les sensations (alcool/acidité/tanins), la finale est fraîche et longuement aromatique.
Produit par le Château Brane Cantenac ce Margaux m’a vraiment étonné par la perfection de sa structure et la richesse exceptionnelle de son aromatique. Achetée à vil prix et débouchée sans grand espoir d’atteindre le Nirvana cette bouteille fut une vraie belle surprise.

 

 

2012 0212Le Mont Brouilly dans la lumière d'un matin de novembre.

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 12:02

Riesling Le Z 2011 – Domaine de l’Oriel à Niedermorschwihr

Robe : jaune clair avec beaucoup d’éclat.
Nez : intense et expressif, il évolue entre des notes d’agrumes frais, de zeste et de camphre avant de s’épanouir sur une palette plus exotique.
Bouche : la matière est ample, riche et épanouie, le fruité est bien complexe et la finale laisse pointer les premières nuances minérales.
Issu d’une petite parcelle de très jeunes vignes plantées par Claude sur le bloc de granit sommital du Sommerberg, ce riesling fait encore un peu penser à un « feu follet » partagé entre l’exubérance du cépage et la salinité du terroir qui commence à se montrer…les patients qui laisseront la matière trouver son harmonie découvriront un vin complexe et noble et les impatients (dont je fais hélas partie) se délecteront dès aujourd’hui face à cette énergie virevoltante…au choix !


Riesling Patergarten 2009 – Domaine P. Blanck à Kientzheim

Robe : jaune pâle avec des reflets métalliques.
Nez : les premières impressions révèlent un caractère très empyreumatique (fumée, pierre chaude) avant de proposer une palette plus classique sur les zestes d’agrumes et le pamplemousse.
Bouche : l’attaque est vive et pointue, la matière ample se tend grâce à une acidité mûre et puissante pour donner l’impression d’une structure très carrée, la finale est nette, longuement aromatique (agrumes et camphre) et bien minérale.
Ce lieu-dit dont le nom évoque les moines qui ont commencé à mettre en valeur ce terroir (« Patergarten » peut se traduire par « Jardin des pères ») est situé dans la plaine près du village de Kientzheim sur un sol argilo-calcaire recouvert de graves et de cailloutis. Même si son caractère empyreumatique me surprend à chaque dégustation, ce vin possède une pureté et une précision dans l’expression qui en font un véritable modèle de grand riesling sec…avis aux amateurs !


Riesling G.C. Altenberg de Bergbieten 2009 – Domaine R. Schmitt à Bergbieten

Robe : jaune clair avec des reflets argentés.
Nez : intense et très pur, il révèle des arômes d’agrumes (citron vert), d’ananas frais, de résine et de craie
Bouche : l’attaque est franche et vive, la structure est ample avec beaucoup de chair et une acidité pointue et très profonde, la finale revient sur des évocations minérales et développe de puissantes notes salines très persistantes.
J’avais dégusté ce superbe riesling lors du pique-nique de la Pentecôte au domaine Schmitt et l’excellente impression qu’il avait faite à cette occasion s’est largement confirmée : la richesse aromatique et minérale est impressionnante et l’équilibre frise la perfection.



Riesling G.C. Kanzlerberg 2000 – Domaine S. Spielmann à Bergheim

Robe : jaune moyen avec des bords vert-pâle.
Nez : il s’ouvre sur des notes fumées et tourbées avant de s’affiner en nous livrant une palette plus classique sur les agrumes, les zestes et la menthe fraîche.
Bouche : après une attaque très tonique, la matière s’élargit au milieu pour laisser une belle impression de gourmandise, la finale est nette et bien droite avec de petits amers très nobles et de fines notes mentholées.
Net, précis et bien vertical, ce riesling Grand Cru a remarquablement résisté dans le temps : si on excepte ce sillage finement mentholé qui nous donne un petit indice sur son âge, on ne peut que s’incliner devant cette tenue remarquable et cette belle complexité aromatique…Après quelques désillusions sur des alsace 2000 cette bouteille est une très bonne surprise.


Pinot Noir 2007 – Domaine Lissner à Wolxheim

Robe : rouge sombre avec des bords denses légèrement brunissants.
Nez : intense et charmeur il livre une palette mûre et gourmande sur les fruits rouges et noirs avec un soupçon d’amande amère.
Bouche : la matière allie douceur et puissance pour donner la sensation d’une structure bien sphérique, les tanins sont denses et soyeux, l’acidité se pose en largeur et la finale longuement aromatique se complexifie encore avec quelques notes épicées.
Vendangé en légère surmaturité sur les terroirs calcaires de Wolxheim ce pinot noir a été élevé durant 13 mois en barriques par Bruno Schloegel. L’étiquette originale a été éditée en série très limitée (100 bouteilles) à l’occasion du vernissage de l’exposition « Skeyelines » de Jean-Michel Hérin.
Après quelques années de garde ce très beau vin rouge s’exprime aujourd’hui avec beaucoup de classe et d’allant…à l’aveugle je suis persuadé que j’aurai cherché du côté de la Côte de Nuits. Superbe cuvée !

 

 

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Vue automnale sur les 3 Grands Crus d'Andlau...ma prochaine grand étape !

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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 19:16

Château Pierre-Bise Le Haut de la Garde Anjou blanc 2007 – Papin-Chevalier à Beaulieu sur Layon


Robe : jaune prononcé avec des reflets dorés et une grande brillance.
Nez : discret et complexe, il livre des arômes raffinés de fruits jaunes (abricot), de miel, de vanille et de pierre chaude.
Bouche : l’attaque est très douce, la structure est ample et la texture très caressante tapisse la bouche, la finale revient sur des évocations minérales et épicées.
Le nez se mérite car il demande beaucoup de patience pour livrer sa palette pure et racée mais la bouche est bien plus évidente avec une structure dont la sphéricité est quasiment parfaite…superbe !


Pernand Vergelesses Les Cloux 2009 – Domaine Rollin à Pernand Vergelesses

Robe : jaune clair avec des reflets vert clair sur la frange.
Nez : discret mais complexe, on y distingue tour à tour des arômes de tilleul et d’agrumes complétés par quelques notes pierreuses.
Bouche : l’équilibre est vif et tendu avec une structure très ample et une finale assez pointue où on retrouve de belles nuances minérales.
Ce Pernand blanc m’a particulièrement séduit par sa pureté et sa droiture. Un peu étonnant pour le millésime mais super bon…MIAM !
 

 

Bienvenues Bâtard Montrachet 2000 – Domaine Louis Carillon à Puligny.

Robe : jaune prononcé mais très brillant.
Nez : un peu anesthésié par le froid, le nez s’ouvre très lentement pour révéler de très beaux arômes de pierre à feu et d’amande torréfiée avant de se livrer plus franchement avec une palette qui ne cessera de se complexifier : beurre frais, épices (safran, poivre blanc) et toujours ces nuances minérales très raffinées…
Bouche : la matière extrêmement puissante soutenue par une tension très forte donne une impression d’ampleur…comme une sphère qui gonfle, l’aromatique s’épanouit et persiste très longuement sur un registre épicé et minéral.
Lors de mon récent passage à Puligny, François Carillon m’a alerté à propos d’un bouchage problématique sur des flacons du millésime 2000, qui pouvait entrainer des oxydations prématurées, même sur les grands crus…et je me suis souvenu de la déception ressentie face au Bienvenues-Bâtard 2000 dans une verticale mémorable sur cette appellation.
J’ai voulu en avoir le cœur net et j’ai profité de la visite de Stéphane W avec son palais particulièrement sensible au goût oxydé pour lui soumettre cette cuvée qui, malgré une robe vraiment bien dorée, ne laissait aucun doute sur sa fraîcheur et sa pureté. Ce vin magnifique s’est bonifié durant plus de 24 heures sans jamais montrer une trace de fatigue…à croire que j’avais vraiment tiré un bon numéro !
IMMENSE MIAM !


Prieuré Saint Jean de Bébian blanc 2003 – Lebrun-Lecouty à Pezenas

Robe : brillante avec une nuance bouton d’or et une texture très épaisse.
Nez : charmeur et très complexe, il livre des arômes très épanouis d’abricots confits, de raisin de Corinthe, de noisette grillée et de pralin.
Bouche : la matière est dense, volumineuse et concentrée avec un toucher très onctueux et une finale précise et longuement aromatique où pointent de belles notes épicées.
Issu d’un assemblage de roussane (50%), de clairette (20%), de picpoul (20%) et de grenache blanc, récoltés en surmaturité (20 hl/ha) sur un terroir de calcaire lacustre, ce vin semble avoir atteint son pic de maturité aujourd’hui. La richesse du millésime et l’élevage en barriques qui marquaient profondément cette cuvée à sa sortie se sont fondus et harmonisés pour nous offrir un jus gourmand et digeste aujourd’hui…MIAM !
 

 

Le Mourvèdre des Crouzets 2007 – Supply-Royer à Arboras

Robe : très sombre, épaisse avec des bords violacés.
Nez : intense et complexe, il nous transporte de l’autre côté de la méditerranée avec des effluves d’épices orientales, de bois de cèdre et quelques fruits noirs très mûrs en fond.
Bouche : la matière est riche, profondément aromatique mais l’équilibre reste très tonique, la finale est longue, fraîche et bien épicée.
Puissant et démonstratif dans sa jeunesse ce mourvèdre s’est bien assagi après 5 années en cave, les esprits très critiques déploreront encore un soupçon de chaleur en finale, mais en ce qui me concerne je suis pleinement en accord avec ce vin…d’ailleurs j’ai du faire un effort surhumain pour lâcher mon verre et prendre mon stylo, c’est dire !

 

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Premiers muscats du millésime 2012

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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 21:20

Chablis Grand Cru Bougros 2005 – Domaine du Colombier à Fontenay

Robe : jaune paille, très brillante.
Nez : délicat, complexe et bien typé il livre des arômes de beurre frais, d’amande et de miel d’acacia.
Bouche : l’attaque est assez souple, la structure est ample et volumineuse avec une acidité très mûre qui donne un côté gras et onctueux à la texture, la finale est nette et persistante, le sillage est résolument minéral et finement iodé.
Ce 2005 déjà très ouvert lors de sa mise en vente ce Bougros Cru a bien profité de ces quelques années de garde pour se construire une silhouette très élégante et une personnalité fort attachante.
Voilà un grand cru de Chablis qu’on peut s’offrir sans se ruiner (autour de 20 euros la quille) et qui nous apporte aujourd’hui un plaisir vraiment sans faille…Merci M. Mothe !


Gewurztraminer Glintzberg-400 Millésimes 2010 – Domaine R. Schmitt à Bergbieten

Robe : jaune clair, très vif.
Nez : fin, délicat et très élégant sur la rose, la vanille et l’abricot frais.
Bouche : la matière est ample, gourmande et fruitée avec une pointe de vivacité qui donne une belle énergie à l’ensemble, la finale est du même tonneau, fraîche, bien tendue et longuement aromatique avec des notes de vanille et de poivre blanc.
Je connais ce gewurztraminer Glintzberg depuis de longues années et j’ai toujours été étonné par la régularité qualitative de ce cépage sur ce terroir voisin du Grand Cru Altenberg de Bergbieten.
Mais là c’est autre chose ! Avec ce 2010, choisi par les Schmitt pour célébrer les 4 siècles d’existence de leur domaine, on titille la perfection…pour moi c’est un des gewurztraminers les plus aboutis qu’il m’ait été donné de déguster.
 

 

 

Pouilly-Fuissé En Carementrant 2008 – Bret Brothers à Vinzelles

Robe : jaune clair avec des reflets dorés.
Nez : discret mais très distingué, on y perçoit d’entrée une minéralité puissante avec des notes de pierre chaude et de craie, sur un fond d’abricot frais et de citron...une palette gourmande qui donne envie de boire !
Bouche : la matière est ample, à la fois juteuse et « pierreuse », le toucher de bouche est onctueux et la finale longuement aromatique possède une pointe saline du plus bel effet.
Parfait dans son équilibre minéral et doté d’un potentiel de séduction presque irrésistible, ce vin souffre du syndrome du « verre qui se vide tout seul » très répandu dans la production des Brothers… Un Pouilly Fuissé qui s’impose comme une évidence…un modèle de maîtrise !


Riesling G.C. Frankstein 2006 – Domaine Beck-Hartweg à Dambach la Ville.
 
Robe : jaune très clair avec un éclat métallique.
Nez : fin, assez discret mais d’une grande pureté, on y reconnaît des arômes bien typés de miel de sapin et de résine sur un fond d’agrumes.
Bouche : le vin se livre immédiatement avec une structure ample et équilibrée, une acidité droite mais bien mûre et une finale pointue où la minéralité se manifeste par une fine amertume et un toucher un peu tannique.
Plein, épanoui et joliment imprégné par la marque granitique du Frankstein ce riesling semble arrivé à sa phase de maturité optimale…un pur bonheur !


Columbia Valley Red Wine Big Nose 2007 – Shady Grove Winery à Wishram (Washington)

Robe : très sombre, presque noire avec une fine frange rubis.
Nez : très immédiat, flatteur et agréablement parfumé, on y perçoit nettement des notes de crème de cassis, de confiture de mûre sur un fond d’amaretto.
Bouche : la matière est très riche, l’équilibre est doux et suave, le vin tapisse la bouche avec une texture charnue et très veloutée.
Comme le précise la contre-étiquette, rendue indispensable par le minimalisme de l’étiquette, ce vin rouge est issu d’un assemblage de 39% de cabernet sauvignon, 37% de syrah et 24% de cabernet franc.
Ce vin techniquement parfait procure un plaisir facile et immédiat mais la vraie émotion se fait attendre… et ne vient pas !
Si j’osais, je le comparerais volontiers ce rouge d’outre-atlantique à une espèce de Miss Monde sans cerveau et sans libido…mais je ne vais pas le faire.
Hein, quoi…je l’ai dit ? Oui mais alors je ne l’ai pas dit fort…

 

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Du haut des falaises de Saint Romain une vue exceptionnelle sur le Mont Blanc (à l'horizon au centre de l'image)...magnifique Bourgogne !

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1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 22:48

Musigny 1990 – Domaine Moine Hudelot à Chambolle Musigny

Robe : rubis moyen, belle densité et une frange brunissante avec un léger dégradé.
Nez : les effluves sont intenses et pénétrantes, la complexité est superlative, cerise confite, amande, rose fanée…
Bouche : après une attaque vive et fringante, la matière s’épanouit avec sa chair raffinée et sa structure tannique d’une grande finesse, la longueur aromatique finale est époustouflante.
Parfois je me demande pourquoi je m’obstine à préférer les rouges bourguignons à tous les autres…et parfois la réponse s’impose à moi comme une évidence indiscutable lorsque je rencontre des vins comme ce Musigny.
Simplement exceptionnel !!!


Corton Charlemagne 2008 – Domaine Castagnier à Morey Saint Denis

Robe : jaune clair avec un éclat métallique.
Nez : très discret à l’ouverture il commence à parler après quelques minutes d’aération pour nous exposer une palette très racée sur l’amande et la pierre à feu avec une petite nuance fumée.
Bouche : très puissant dès l’attaque, le vin se pose en bouche et monopolise le palais avec un gras imposant et une acidité profonde et pointue qui soutient une finale très longue marquée par de belles notes minérales et un boisé très noble.
Encore très jeune ce vin a pris un peu de temps pour s’ouvrir au plan aromatique mais la présence en bouche est déjà magnifique : une ellipse parfaite qui flatte longuement les papilles. MIAM !!!!


VDP des Coteaux de l’Ardèche - Odyssée 2011 – J. Mazel à Pradons

Robe : jaune paille clair avec une belle brillance.
Nez : assez peu expansif mais d’une jolie complexité, il associe des notes d’ananas frais avec une palette florale (mauve, violette, lavande).
Bouche : l’attaque est assez vive, la matière est riche (14°) mais l’équilibre reste étonnamment tendu, le vin cède un peu en finale avec une persistance un peu courte mais une belle netteté aromatique.
Cela fait quelques années que pour moi, cette cuvée conçue par Jérôme Mazel compte parmi les viogniers les plus aboutis du vignoble sudiste. Des vins qui tiennent en bouche les promesses faites au nez…rare !


Crozes-Hermitage Clos des Grives 2006 – Domaine Combier à Tain l’Hermitage

Robe : très sombre, dense avec une frange rubis.
Nez : intense et complexe avec des notes de la baie de cassis accompagnées d’une farandole d’arômes d’herbes méridionales (thym, romarin, sariette…)
Bouche : Concentré, soyeux, souple et superbement équilibré avec une finale très longue qui sent la garrigue et la réglisse.
Issu de vieilles vignes de plus de 50 ans sur un plateau argilo-calcaire avec des  galets roulés, ce vin qui a été élevé 12 mois en fûts a profité de quelques années de garde pour s’offrir à nous dans toute sa splendeur…Un Crozes d’exception !


Macon Cruzille 2009 – Bret Brothers à Vinzelles
 
Robe : jaune clair brillant et reflets argentés.
Nez : discret mais très distingué il offre une palette complexe et raffinée sur le pamplemousse, le tilleul, la fougère et de petites notes camphrées.
Bouche : la matière est dense et pleine, l’acidité tranchante à l’attaque s’élargit et soutient une finale longue et profondément minérale.
Sur le terroir argilo-calcaire de Cruzille Ies Brothers ont sélectionné deux parcelles de vieilles vignes (50 et 80 ans) travaillées en bio pour concevoir cette cuvée qui en surprendra plus d’un par sa force et sa classe…s’il y en a qui doutent encore qu’on peut trouver de grands vins dans l’appellation Mâcon cette bouteille leur ouvrira de nouveaux horizons.


VDP des Côtes Catalanes – Le Soula 2008 – G. Gauby et associés à Prugnanes

Robe : jaune clair très lumineux.
Nez : Moyennement intense mais très distingué avec des notes de citron confit et de tilleul sur un fond légèrement boisé vanillé.
Bouche : l’attaque est franche et bien vive mais le toucher se fait très caressant dès le milieu de bouche, la finale est tonique mais encore un peu marquée aromatiquement par l’élevage (palette lactée, vanillée).
Assemblage de près d’une dizaine de cépages (dominé par le sauvignon-38% et le maccabeu-35%) vendangés sur des terroirs granitiques d’altitude (autour de 500m) ce vin blanc se présente à nous avec un marquage boisé assez prononcé mais une structure en bouche particulièrement élégante.
Regoûté le lendemain ce vin s’est harmonisé, les arômes d’élevages se sont fondus et le fruit s’est joliment défini…MIAM à retardement !

 

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Quelques parcelles de vignes écrasées par le soleil ardéchois de l'été 2012.

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 12:07

Pinot Gris Brandhurst de Bergheim 2004 – Domaine Rolly-Gassmann à Rorschwihr

Robe : jaune moyen, brillant avec des bords très clairs.
Nez : fin et complexe sur l’abricot, le beurre frais avec quelques notes florales très distinguées.
Bouche : après une attaque marquée par une richesse évidente, une acidité très incisive se manifeste dès le milieu de bouche et tend solidement une finale qui nous offre un joli retour aromatique sur la mandarine, le poivre et la minéralité.
Un cépage que je ne goûte pas forcément très bien ces derniers temps sur un millésime très difficile…autant vous dire que je n’ai pas débouché cette quille avec un à priori trop favorable.
Et pourtant quel vin splendide ! Il n’y a pas à dire, les Rolly-Gassmann sont des virtuoses lorsqu’il s’agit de concevoir des vins moelleux en Alsace. Chapeau !


Pinot Gris G.C. Steinert 2007 – Domaine Rieflé à Pfaffenheim

Robe : jaune franc, brillant avec des reflets argentés.
Nez : intense et complexe avec une palette très mûre sur la pèche jaune, l’ananas, la mangue avec un fond légèrement pierreux.
Bouche : l’attaque est très douce avec un moelleux sensible mais très vite une trame acide très large se place pour structurer cette matière très riche, en finale on se délecte véritablement avec un sillage aromatique bien long et une présence saline particulièrement marquée.
Les calcaires brûlants du Steinert ont permis à ce pinot gris de construire un équilibre autour d’une matière très généreuse structurée par une puissante minéralité. Après quelques années de garde le vin se présente à la dégustation dans une expression pleine d’harmonie…MIAM !
 


Beaune 1° Cru Les Tuvilains 2004 – P. Carré à Meloisey

Robe : rubis clair avec des bords brunissants.
Nez : pur et charmeur sur les fruits rouges avec des fines notes de sous-bois en fond.
Bouche : la matière soyeuse et gourmande donne au vin un toucher de bouche particulièrement fin et raffiné, le fruit reste bien présent et la finale offre un sillage aromatique très long sur les fruits rouges et un boisé très fin.
Cette dernière bouteille de ce cru se distingue, comme toutes ses petites sœurs dégustées précédemment, par une pureté absolue et une structure de dentelle qui forcent l’admiration…surtout sur ce millésime. Ce vigneron mérite incontestablement un grand coup de chapeau !


Puligny Montrachet 2006 – Domaine Carillon à Puligny

Robe : jaune très clair avec un éclat argenté.
Nez : très discret mais vif, il est dominé par de profondes notes minérales (craie, pierre à fusil) et une petite touche de zestes d’agrumes.
Bouche : l’attaque est marquée par une acidité très incisive qui imprègne fortement toute la présence en bouche, l’élevage parfaitement dosé apporte une touche de soyeux et la finale agrémentée de quelques beaux amers nous renvoie vers cette force minérale très dominatrice.
Sur cette cuvée qu’il faut aérer un bon moment avant de l’approcher on perçoit bien comment l’acidité imposante de ce millésime favorise une expression intense de la minéralité de Puligny.
Un vin archétypique du style Carillon : droit, sans concession et taillé pour une longue garde


Meursault Les Tessons 2006 – Domaine Buisson-Charles à Meursault

Robe : jaune paille clair avec une belle brillance.
Nez : pur et assez discret avec une palette complexe sur le miel, le beurre frais, le gingembre et de petites notes de sous-bois et de mousseron.
Bouche : avec une matière riche et une acidité très profonde ce vin gagne progressivement de l’ampleur après l’ouverture, le gras très noble donne un côté très agréable au toucher, la finale est de toute beauté avec une très belle persistance aromatique.
Plus disert et moins crispé que son voisin de Puligny ce Meursault étale sans retenue sa puissance et sa race…quel vin !


Hermitage Les Nobles Rives 1994 – Cave Coopérative de Tain

Robe : grenat moyen avec des nuances fauves et une très légère turbidité.
Nez : très animal à l’ouverture il laisse apparaître de très belle notes de fruits noirs mûrs et de violette, mais le fond de l’aromatique reste très tertiaire.
Bouche : assez rude à l’attaque, la matière se domestique un peu en bouche grâce à une chair généreuse et une trame tannique serrée mais fine, la finale très longue et bien complexe nous régale avec une palette sur le cacao, la réglisse et la violette.
Cette syrah a atteint sa majorité mais montre un profil que je ne goûte pas toujours avec plaisir (je suis un peu « chochotte » avec les arômes tertiaires) malgré tout, la présence en bouche est absolument captivante : complexe dans sa structure comme dans son registre aromatique et surtout d’une longueur tout à fait exceptionnelle…Belle émotion !

 

 

2012 0535Vallon Pont d'Arc au printemps : on arrive bientôt pour de nouvelles aventures viniques...

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Présentation

  • : Vins, vignobles et vignerons.
  • : Récits liés à des rencontres viniques et oenophiliques.
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Bonjour à tous

Amateur de vin depuis près de 30 ans et internaute intervenant sur un forum de dégustateurs depuis plusieurs années, j’ai crée ce blog pour regrouper et rendre plus accessibles mes modestes contributions consacrées à la chose vinique.

 

Mes articles parlent presque toujours de rencontres que j’ai eu l’occasion de faire grâce au vin :

rencontres avec de belles bouteilles pour le plaisir des sens et la magie de l’instant,

rencontres avec des amis partageant la même passion pour la richesse des échanges et les moments de convivialité inoubliables,

rencontres avec des vignerons et avec leur vignoble pour des moments tout simplement magiques sur les routes du vin ou au fond des caves.

 

J’essaie de me perfectionner dans l’art compliqué de la dégustation dans le seul but de mieux comprendre et mieux pouvoir apprécier tous les vins.

Mes avis et mes appréciations sont totalement subjectifs : une dégustation purement organoleptique ne me procure qu’un plaisir incomplet.

Quand j’ouvre une bouteille de vin, j’aime pouvoir y associer le visage du vigneron qui l’a fait naître, j’aime connaître les secrets de son terroir, j’aime avoir plein d’images et de souvenirs associés à ce liquide blanc ou rouge qui brille dans mon verre.

 

Merci à tous ceux qui viennent me rendre visite.

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