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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 11:02

 

 

 

Bourgogne Passetoutgrains 2008 – Domaine Castagnier à Morey Saint Denis

Robe : rubis très clair avec un bel éclat.
Nez : une palette qui pinote agréablement avec des notes de fruits rouges frais et de feuille de cassis.
Bouche : l’attaque est vive, le fruit croquant emplit la bouche et l’équilibre reste très frais. La finale est délicatement acidulée avec un soupçon d’élevage qui donne une belle tenue à l’ensemble.
Un cuvée d’entrée de gamme comme je les aime : un vin plaisir terriblement bien travaillé avec une bouteille bourguignonne lourde et un bouchon haut de gamme. Lorsque Jérôme Castagnier affirme qu’il soigne ses petites appellations comme les plus grandes, ce ne sont pas des paroles en l’air…Chapeau l’artiste !


Hautes Côtes de Nuits 2006 – Domaine Murat à Concoeur

Robe : pourpre léger avec des bords un peu brunissants.
Nez : un joli festival fruité (fraise, framboise) ouvre une palette complexe où on reconnaît également quelques nuances de terre humide et de feuille de cassis.
Bouche : la vivacité est immédiate mais la chair est très gourmande, la finale est équilibrée avec quelques tanins un peu secs et un boisé discret.
Avec le 2005 qui s’est bien refermé et les 2007 et 2008 encore bien jeunes, ce HCN 2006 est sûrement le vin de Hervé Murat le plus ouvert aujourd’hui…Ne boudons pas notre plaisir !


Le Bourboulenc de Nega Saumas 2007 – Domaine Supply-Royer à Arboras

Robe : jaune clair avec des éclats argentés.
Nez : intense et très complexe, herbe coupée, résine, citron confit et nuances vanillées se succèdent ou s’associent pour composer un nez diablement séduisant.
Bouche : l’attaque est onctueuse, le développement est ample et richement aromatique, la finale laisse apparaître une acidité assez large qui fait saliver.
Une matière riche et vibrante avec une buvabilité splendide : la générosité sudiste est assumée, le boisé est devenu imperceptible et l’équilibre final est bien frais…Attention, vin à indice de « torchabilité » maximal !

 

 

Côtes de Provence Nowat 2006 – Domaine Dupéré Barrera à La Garde

Robe : grenat assez profond avec une frange légèrement brunissante.
Nez : l’olfaction est puissante et complexe, dominée au départ par des notes empyreumatiques (café, cacao amer) l’oxygénation la fait évoluer vers un registre plus tertiaire (couenne de lard) pour finir sur des arômes de thym frais.
Bouche : charnue et concentrée, on se régale avec une mâche très agréable, une énergie presque juvénile et une finale très aromatique sur la pêche jaune.
Ce Côtes de Provence issu d’un assemblage de syrah, carignan, cabernet et mourvèdre a été réalisé sans utiliser d’électricité : vendanges manuelles, foulage au pied, pressoir vertical en bois, aucun pompage…
Ceci dit, il ne faut pas oublier que cette cuvée n’est pas qu’une espèce de « vin-concept »…Nowat 2006 est un grand vin, qui s’exprime avec plénitude aujourd’hui.


Les Vents d’Anges de Haut Montlong 2005 – Sergenton à Pomport

Robe : grenat foncé, assez dense
Nez : moyennement intense mais bien complexe, on y décèle des arômes de prune, de réglisse, d’épices et de fumée.
Bouche : la structure est pleine de rondeur, la mâche est charnue et gourmande, la finale est bien fraîche avec une acidité large et salivante.
Cette cuvée spéciale de Côtes de Bergerac n’existe que dans les très bons millésimes. Réalisé avec 95% de merlot et 5% de cabernet sauvignon et élevé 12 mois en barriques neuves, ce vin s’offre à nous avec beaucoup d’expressivité et un équilibre très sensuel. Un très beau rouge qui se hisse au niveau des magnifiques blancs moelleux du domaine.
 

 

 

Puligny Montrachet 2001 – Domaine L. Carillon à Puligny

Robe : lumineuse et teintée d’or jaune.
Nez : pur et d’une profondeur rare, il s’ouvre sur le citron et la craie pour évoluer vers des notes plus raffinées de beurre frais et d’épices.
Bouche : l’attaque est souple avec un gras très sensible, la minéralité s’affirme progressivement pour s’imposer définitivement dans une finale puissante et longue agrémentée de quelques beaux amers.
Un Puligny village droit et minéral dans la force de l’âge : un plaisir total !


VDP des Côteaux de l’Ardèche – Zig Zag 2008 – Domaine Les Deux Terres à Villeneuve de Berg

Robe : sombre et très dense avec des bords rubis.
Nez : quelques notes de réduction marquent la palette à l’ouverture mais très rapidement l’olfaction se révèle fine et complexe à souhait avec de beaux arômes de violette et quelques nuances minérales (notes très terreuses).
Bouche : la matière est charnue et concentrée, la mâche est grenue mais les tanins sont suaves, la finale délicatement réglissée reste bien fraîche malgré une petite sensation alcooleuse.
Agréable à boire mais solidement charpentée cette belle cuvée 100% syrah,est réalisée par deux jeunes vignerons ardéchois (Manu et Vincent) qui se lancent dans le métier. Un joli cadeau de l’ami cyra qui nous avait déjà régalé cet été avec le viognier du même domaine.
Comme il me plait de le dire, l’Ardèche recèle de beaux terroirs que de plus en plus de jeunes vignerons commencent à mettre en valeur. A suivre…

 

 

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Sur le Silberberg en septembre

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2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 17:25

VDP des Coteaux de l’Ardèche Nature 2009 – J. Mazel à Pradons
 

Robe : grenat assez profond avec une frange violine.
Nez : l’olfaction est fortement perturbée par de puissantes notes de brulé et de fumé et il faut une longue aération pour déceler de belles notes de mûre, de résine et de basilic frais.
Bouche : ce vin s’offre à nous avec simplicité et gourmandise, le fruit est plus évident et la finale reste bien digeste, finement acidulée et légèrement tannique.
Un premier essai assez concluant sur un assemblage complexe de cépages locaux vinifiés sans sulfites et sans filtration. Le nez demande une certaine ouverture d’esprit et beaucoup de patience pour se faire comprendre mais la structure en bouche est vraiment pleine de charme. La voie est ouverte…


Sylvaner Grand A 2004 – Domaine R. Schmitt à Bergbieten

 
Robe : jaune clair avec des éclats métalliques et une frange vert clair.
Nez : fin et discret sur la noisette fraîche, la poire évoluant vers les agrumes et le silex après une aération conséquente.
Bouche : une acidité droite et profonde s’impose d’entrée de jeu mais une sensation de gras arrive en milieu de bouche et tapisse agréablement le palais, la finale est agréablement saline avec des arômes de citron et de zestes d’agrumes.
Un sylvaner récolté sur le Grand  Cru de Bergbieten, qui s’exprime parfaitement après quelques années de garde. On est loin de l’opulence du 2009 mais la minéralité du terroir est révélée de façon magnifique.


Riesling Grand Cru Steinert 2006 – Domaine Rieflé à Pfaffenheim
 

Robe : jaune lumineux, avec des reflets d’or clair.
Nez : le premier nez est monopolisé par les épices (poivre blanc, girofle, cannelle), les agrumes mûrs s’invitent par la suite pour compléter cette palette vraiment riche et complexe.
Bouche : la structure est ample et massive, la matière est très riche mais une acidité incisive et profonde apporte un équilibre bien tonique, la finale est longue et finement tannique.
Un riesling issu d’un terroir calcaire et solaire qui ne renie pas ses origines : riche, généreux et doté d’une forte personnalité qui le rend presque atypique. Avec une palette épicée proche de celle d’un gewurztraminer il est à  réserver aux consommateurs qui ne craignent pas les émotions fortes !


Puligny Montrachet 2000 – Domaine Carillon à Puligny

Robe : jaune clair éclatant, avec des reflets dorés.
Nez : pur discret et très classique sur le citron, le beurre frais et la craie humide.
Bouche : le gras et le soyeux s’imposent dès la mise en bouche, l’acidité large et vibrante s’installe progressivement et bâtit une structure parfaitement équilibrée, la finale est fraîche avec des arômes de pamplemousse et quelques nuances épicées.
Un puligny villages qui a atteint sa vitesse de croisière, tout en élégance et en puissance contenue. Très beau !


Mas de Daumas Gassac blanc 1999

Robe : jaune profond, avec des éclats d’or clair.
Nez : discret, racé et complexe sur un registre balsamique et épicé.
Bouche : gras et velouté sans lourdeur, la structure est ample et équilibrée, la finale est longue avec des notes de résine et d’agrumes mûrs.
Mon plus vieux DG blanc nous a fait une très belle surprise, l’étiquette n’étant plus présentable, j’ai quand même tenu à monter la beauté de la robe de ce grand vin arrivé dans sa phase de plénitude.
Ce domaine très (trop) médiatique d’Aniane crée souvent la polémique parmi les amateurs de vins… il n’en reste pas moins que certaines de leurs bouteilles, dont celle-ci à mon avis, méritent une place de choix parmi les grands vins du Languedoc.


Gewurztraminer Glinzberg 2006 – Domaine Schmitt à Bergbieten

Robe : jaune brillant, dense avec des reflets dorés.
Nez : puissant et très pur avec une palette agréable sur les agrumes mûrs et les épices.
Bouche : le vin est charnu et très gras avec un développement aromatique d’une grande complexité (mandarine, abricot, réglisse, épices…), la finale est bien longue, marquée par le poivre blanc et soutenue par une forte salinité.
Un gewurztraminer très pur et fortement typé (aucune trace de déviance aromatique liée au millésime) qui accompagne à merveille les plats épicés de la cuisine exotique.


Riesling Grand Cru Frankstein 2004 – Domaine Beck-Hartweg à Dambach

Robe : jaune clair et lumineux avec des reflets verts.
Nez : pur et très agréable sur la mandarine et la pierre chaude.
Bouche : l’équilibre est sec avec une acidité un peu ondulante, assez souple mais toujours présente, le fruit est bien marqué, la finale est longue et saline.
Une belle bouteille sur un millésime assez compliqué : élégante mais soutenue par une belle minéralité.


Mas de Daumas Gassac rouge 1997
 
Robe : grenat dense avec une frange brunissante.
Nez : agréable et gourmand, il offre une palette de cabernet bien mûr (surprenant…), myrtille, tabac, épices douces et fumée.
Bouche : soyeux et superbement équilibré avec des tanins suaves et une finale d’une fraîcheur réjouissante marquée par quelques notes d’herbes aromatiques qui rappellent un peu l’origine sudiste du vin (laurier, thym).
Une bouteille ouverte dans la lancée du blanc 1999 qui m’avait vraiment séduit… et qui contre toute attente, a vraiment tenu son rang. Ce vin allie rondeur, fraîcheur et richesse aromatique, il se boit avec une facilité déconcertante et un plaisir certain. Les 1997 bus un peu plus jeunes, ne m’avaient pas laissé les mêmes impressions (pas de C.R. =.pas bon signe chez moi !), il faut peut-être vraiment attendre les rouges de ce domaine bien au-delà de 10 ans ?


Riesling Belzbrunnen 2008 – Domaine Dirler à Bergholtz
 
Robe : jaune très clair avec des reflets métalliques.
Nez : discret et très pur avec des arômes de groseille blanche et de zestes d’agrumes.
Bouche : une acidité immédiate, droite et profonde tend la structure dès l’attaque pour construire un équilibre sec mais gourmand, la finale est citronnée et puissamment saline.
Récoltée sur une parcelle juste en dessous du Grand Cru Kessler ce riesling que Jean-Pierre Dirler qualifie de « petit Kessler » est sans conteste déjà un très grand vin !

 

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Une belle cave bourguignonne visitée lors de mon traditionnel séjour du mois d'août dans ce vignoble.

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1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 09:45

 

 

Chambolle Musigny 2007 – Domaine Castagnier à Morey Saint Denis

Robe : rubis très clair, lumineuse.
Nez : fin, subtil et évolutif marqué par les fruits rouges (cerise, fraise) et le noyau de cerise.
Bouche : la texture est d’un velouté incomparable, la matière est charnue, les tanins sont d’une grande suavité et la palette aromatique s’enrichit avec de délicates notes de violette et de réglisse.
Une robe diaphane, un nez délicat et une structure en bouche d’une rare élégance... un Chambolle archétypique… si j’osais je parlerai de « perfection au féminin ».


Le Clos de l’Aven 2007 – Y. et F. Ayala à Montpeyroux

Robe : rubis franc avec une densité moyenne et une frange mauve.
Nez : intense et riche sur le cassis confit, le chocolat et l’amande grillée.
Bouche : l’équilibre est vraiment gourmand, beaucoup de suavité et de rondeur avec une petite touche acidulée qui relève une finale encore un peu marqués par l’élevage.
Un Coteaux du Languedoc opulent et concentré qui aurait mérité quelques années de plus en cave pour affiner sa silhouette et se construire une personnalité plus originale. Eric Supply qui croit beaucoup à ce domaine, nous a offert cette bouteille pour la soumettre à l’avis de quelques DCiens : les avis furent très partagés, à croire que ce vin n’a pas encore trouvé sa véritable identité…

 

 

Chardonnay Révélation 2009 – Les vignerons de Cers-Portirargues

Robe : jaune moyen, très lumineux.
Nez : fin et fruité sur le citron mûr et la mangue fraîche.
Bouche : l’équilibre est très frais, la palette se développe et s’enrichit de notes d’agrumes très raffinées, la finale est délicatement acidulée.
Un VDP d’Oc, charmeur et gouleyant, offert par Eric Supply, fin connaisseur de chardonnay, qui n’hésite pas à mettre en avant la qualité du travail des vignerons de sa région. La classe !

 

 

Comme chaque été, mes nombreuses visites à la Maison des Vins de l’Espiguette à Port Camargue, me permettent de faire de belles découvertes sudistes :

 

- une sélection de 3 vins conseillés par Jean-Sylvain, un caviste incollable sur les crus du Languedoc

 

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Une petite niche réservée aux cuvées prestige de la Maison des vins de l’Espiguette.




Bergerie de l’Hortus Classique 2009 – J. Orliac à Valflaunes

Robe : jaune moyen, bien brillant, avec des reflets verts.
Nez : direct et agréable sur les fruits blancs accompagnés de quelques notes florales.
Bouche : la structure est avenante, la palette aromatique s’oriente vers des nuances plus exotiques (ananas), l’équilibre reste bien frais, la finale assez courte est marquée par une petite amertume.
Un VDP du Val de Montferrand blanc léger, gourmand et bien désaltérant issu d’un assemblage de roussane, chardonnay, viognier et sauvignon …la série des vins d’été commence plutôt bien !


Les Augustins Les Bambins 2008 – SARL Les Augustins à Saint Mathieu de Tréviers

Robe : rubis profond, dense, avec une frange bleutée.
Nez : un fruité mûr et expressif dominé par la mûre confite, les épices douces s’invitent après quelques minutes d’aération.
Bouche : une matière juteuse et croquante, bien équilibrée malgré une certaine richesse, la finale est délicatement réglissée.
Un Coteau du Languedoc Pic Saint Loup qui séduit par un fruité magnifique et une belle buvabilité. Issu d’un assemblage de syrah et de grenache ce joli vin descend tout seul sous le soleil de Camargue !


Château Montner Premium 2008 – Les Vignerons des Côtes d’Agly à Estagel

Robe : rubis sombre, dense, avec une frange violacée.
Nez : fermé à l’ouverture, il livre de très beaux aromes de fruits rouges, d’épices et de boisé fin après quelques minutes dans le verre.
Bouche : gras, soyeux et charnu avec une très belle présence aromatique et une finale de longueur moyenne et discrètement boisée.
Cela fait très longtemps que je n’avais plus goûté de Côtes du Roussillon Villages mais ce très beau vin, issu d’un assemblage carignan-syrah-grenache, avec son élevage parfaitement intégré, me donne une furieuse envie d’y retourner…
Il faut aussi relever qu’à moins de 6 euros cette bouteille offre un rapport Q/P exceptionnel.



- une sélection de 3 vins conseillés par Jérôme, défenseur émérite des vins du Gard et dénicheur de bons rapports Q/P.

 

 

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Une partie du secteur vins du Gard de la Maison des Vins de l’Espiguette



Terre des Chardons Le Bien Luné 2009 – SARL Terre des Chardons à Bellegarde

Robe : rubis très sombre, dense et épais.
Nez : un fruité explosif et complexe, fruits rouges très mûrs, prune… avec quelques touches épicées.
Bouche : rond, souple avec une texture veloutée, une palette toujours aussi fruitée et une finale bine fraîche.
Issu d’un assemblage classique de 60% de syrah et de 40% de grenache, ce Costières de Nîmes certifié Demeter, qui nous régale par son fruit d’une grande pureté et sa structure glissante et désaltérante… Attention ça descend vraiment tout seul !

 

 

Mas d’Espanet Freesia 2009 – D. Armand à Saint Mamert du Gard

Robe : jaune clair, avec des reflets argentés.
Nez : frais et fringant avec un fruité gourmand, pêche de vigne, abricot et une belle touche florale sur l’acacia.
Bouche : l’attaque est vive, le milieu souple et glissant et la finale plus nerveuse révèle des arômes de pamplemousse.
Issu d’un assemblage de 90% de viognier et de 10% de grenache blanc, cette cuvée de VDP d’Oc produite par un grand domaine de la région possède une fraîcheur réjouissante et une palette aromatique terriblement séduisante.
Vendue autour de 5 euros cette bouteille est une réelle aubaine pour étancher les soifs estivales.


Mas de la Salle Les Quatuors 2008 – Allione, Fabre et Mazer à Corbès

Robe : jaune prononcé avec des reflets dorés.
Nez : riche et complexe, il s’ouvre sur des nuances un peu oxydatives peuvent surprendre au premier abord mais le fruité revient très vite reprendre la main avec des arômes d’abricot, de coing et de miel.
Bouche : la structure est très belle, une matière riche et grasse bien équilibrée par une présence minérale bien affirmée, la finale est longue avec de beaux arômes de marron glacé.
Un vin presque « nature » généreux et d’une grande buvabilité : il peut surprendre le palais formaté mais procure un énorme plaisir à celui qui essaie de rentrer dans son univers. Ce VDP des Cévennes, issu d’un assemblage dominé par le viognier et complété par du chardonnay, du chenin et de la roussane, révèle les belles potentialités de ces terroirs du piémont cévenol… à suivre !

 

 

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 08:43



Riesling Thalberg 2008 – Domaine R. Schmitt à Bergbieten

Robe : jaune moyen avec un bel éclat.
Nez : très discret mais très complexe des notes de fruit et d’herbes aromatiques (romarin, verveine).
Bouche : l’équilibre est très sec, la matière est ample, la salinité vibre avec force et porte la structure jusque vers la finale dont la longueur est vraiment étonnante.
Le terroir (contigu à l’ Altenberg de Bergbieten) et le millésime ont conjugué leurs influences pour générer ce riesling droit et profondément minéral. Un vin de méditation ou de (très) longue garde…


Domaine de l’Aiguelière Côte Rousse 2002 – SCEA du Domaine à Montpeyroux


Robe : rubis sombre et dense avec une frange compacte et légèrement brunissante.
Nez : riche, complexe et évolué avec des arômes de prune, d’épices, d’origan, de chocolat et de fumé.
Bouche : la texture est très agréable : épaisse, soyeuse et juteuse, le fond est délicatement acidulé et seule la finale dénote un peu avec des tanins un peu secs.
Après une jeunesse marquée par une matière très concentrée et un boisé dominateur, ce vin se présente aujourd’hui comme un cru sudiste bien typé qui se boit avec facilité et plaisir.


Mâcon-Pierreclos Le Chavigne 2008 – Guffens-Heynen à Vergisson


Robe : jaune clair, lumineuse.
Nez : fin et délicat avec de discrètes notes de pêche blanche bien mûre et un peu d’épices et de vanille.
Bouche : l’attaque est souple, la matière est généreuse, l’acidité est belle, précise et profonde, le gras imposant équilibre la structure, la finale est longue, aromatique (noisette, vanille) et rafraîchie par une petite amertume.
Mon second Guffens et toujours cette impression de maîtrise et d’équilibre... même si cette cuvée a mis un peu de temps à s’ouvrir (j’ai été trop pressé de déboucher…une fois de plus !), son potentiel est magnifique.

 


Vosne Romanée Aux Réas 2003 – A. Guyard à Marsannay la Côte

Robe : rubis sombre et dense avec une texture concentrée.
Nez : élégant et profond sur un registre fruité (mûre, cassis) complété par des notes réglissées et minérales (terre humide, sous-bois)
Bouche : la structure est onctueuse, tanins soyeux et gras se développent avec beaucoup d’ampleur, la finale est longue, délicatement acidulée et légèrement épicée.
Une belle bouteille provenant d’un producteur de Marsannay qui possède quelques belles parcelles en Côte de Nuits et qui propose des vins gourmands et généreux, très bien vinifié… et avec un beau rapport Q/P. Incomparable Bourgogne !


La Syrah de Pey Cherres 2007 – Domaine Supply-Royer à Arboras


Robe : noire, concentrée avec une frange violette très dense.
Nez : plein de discrétion et de retenue, il faut une oxygénation conséquente pour que la palette olfactive complexe commence à se livrer : cacao amer, épices, suie, encens et boisé fin.
Bouche : la structure est massive mais parfaitement équilibrée, une trame acidulée apporte une fraîcheur réjouissante, les tanins sont serrés mais d’une grande maturité et la finale laisse une belle impression longue et très juteuse.
Une très belle bouteille, débouchée peut-être un peu prématurément pour faire un peu de place dans ma cave avant l’arrivée de ma commande annuelle chez ces vignerons. Le 2006 bu il y a quelques semaines se livrait avec plus de spontanéité et de générosité mais, face à une si belle matière, la sérénité est de mise : ce vin évoluera bien !


Roussette de Savoie Marestel 2005 – Domaine Dupasquier à Jongieux


Robe : jaune doré avec beaucoup d’éclat.
Nez : pur et profond, marqué par la poire et le miel de forêt.
Bouche : l’attaque est soyeuse, la matière est riche et onctueuse, le miel coule à profusion et la minéralité s’amplifie progressivement pour construire une belle finale marquée par une fine amertume.
Un vin d’une classe évidente qui se déguste avec une facilité déconcertante : tout est là pour ravir les palais les plus exigeants… Chapeau !



Riesling Grand Cru Engelberg 2007 – Domaine Bechtold à Dahlenheim

Robe : jaune assez prononcé, lumineux.
Nez : un fruit pur (citron mûr, abricot frais), une minéralité déjà bien marquée (craie humide), cette palette olfactive est d’une gourmandise absolue.
Bouche : l’attaque est douce, la matière est ample et grasse, la trame acide est mûre et très relachée, la salinité s’impose progressivement pour donner un équilibre très digeste à cette belle structure, la finale est fraîche et profondément aromatique.
Un riesling splendide qui se goûte remarquablement aujourd’hui : plus ouvert et plus expressif que lors de ma visite au domaine cette cuvée magnifie le terroir calcaire de l’Engelberg avec des accents très bourguignons (à l’aveugle, je serai parti vers un Pouilly Vinzelles des frères Bret…).

 


Riesling Grand Cru Sommerberg 2004 – Domaine de l’Oriel à Niedermorschwihr

Robe : jaune franc avec des éclats dorés.
Nez : pur et très expressif, un panier d’agrumes bien mûrs, des herbes aromatiques (basilic, citronnelle), l’envie de mettre ce liquide en bouche est immédiate.
Bouche : une acidité très fine se présente dès l’attaque pour construire un équilibre idéal avec une matière riche et onctueuse, la finale est très longue avec des notes de citronnelle et de menthe qui laissent une superbe impression de fraîcheur.
Cette petite récompense que je me suis offerte au retour d’une journée de travail sur le Sommerberg m'a littéralement subjugué : un vin qui allie parfaitement exubérance et droiture… un riesling immense !!!
Une magnifique cuvée pour justifier (peut-être…) les efforts demandés aux vignerons sur ce Grand Cru, et pour témoigner, une fois de plus, de la qualité du travail de Claude Weinzorn.
Bravo et merci !
 

 

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Niedermorschwihr vue du coteau du Sommerberg au printemps

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 09:41



Sylvaner de Mittelbergheim 2009 – E. Hirtz à Mittelbergheim

Robe : jaune clair, brillant avec des reflets vert pâle.
Nez : discret mais joliment complexe avec des notes florales et une touche de fraise des bois.
Bouche : la structure est équilibrée, les arômes de pamplemousse se révèlent, l’acidité se pose progressivement pour bien occuper le palais et s’imposer lors de la finale.
Un sylvaner vraiment bien fait qui se boit facilement (pratiquement sans soif…) et qui répond superbement à l’asperge. Une belle découverte lors d’une première visite à ce jeune vigneron de Mittelbergheim qui propose des vins avec un très bon rapport Q/P (3,70 euros pour ce vin… c’est cadeau !).

 

 

Sablet 2006 – Domaine du Terme à Gigondas

Robe : grenat moyen avec une frange légèrement dégradée.
Nez : intense et expressif il offre une palette complexe sur la violette, la réglisse et les herbes de garrigue.
Bouche : du volume et de la structure, de la rondeur et une trame de fond d’une belle fraicheur, on n’est pas très loin d’une forme d’équilibre idéal…
Ce CDR villages rouge est splendide, un peu chaud et massif il y a un an (14°), il a atteint aujourd’hui une plénitude gourmande. Un plaisir énorme pour un tout petit prix (autour de 6,5 euros)…les Gaudin sont des vignerons qui font honneur à leur métier. Bravo !

 

 

Pouilly-Fuissé Tradition 2005 – Larochette-Manciat à Chaintré


Robe : jaune clair avec des éclats dorés.
Nez : direct et franc, il est marqué par la mangue, le froment, la craie.
Bouche : un gras riche et une acidité large structurent une matière très opulente, la minéralité et quelques beaux amers s’invitent en finale pour laisser une impression de fraîcheur bienvenue.
Cette cuvée tradition, élevée exclusivement en cuve possède une richesse vraiment peu commune. L’équilibre se réalise grâce à une minéralité très présente en finale mais on est quand même tout près de l’excès à mon goût…


Mâcon-Vinzelles Le Clos de Grand Père 2006 – La Soufrandière à Vinzelles

Robe : jaune clair éclatant.
Nez : profond, agréable avec une palette subtile sur les fruits jaunes, un peu d’orange, de la réglisse et des nuances de craie humide.
Bouche : l’attaque est souple, le fruité très croquant laisse une impression presque sucrée, l’acidité s’installe délicatement pour s’imposer en finale et laisser une belle impression de fraîcheur.
Un « petit » mâcon blanc, récolté sur une parcelle au bas des vignes du Pouilly Vinzelles de la Soufrandière et un plaisir énorme dans le verre. Les frères Bret nous régalent vraiment sur ces cuvées d’entrée de gamme. Bravo et merci !

 


Morgon Côte de Py Réserve 2007 – J.M. Burgaud à Villié-Morgon

Robe : rubis dense avec des bords mauves.
Nez : pur, profond et racé avec un registre aromatique très noir : mûre, réglisse et terre humide.
Bouche : la matière est séveuse et savoureuse, la mâche grenue reste très soyeuse, le vin remplit le palais et finit sur une impression de fraîcheur réjouissante.
Même si elle est conçue pour une belle garde, cette cuvée issue de vieilles vignes et élevée 12 mois en fût de chêne se goûte exceptionnellement bien aujourd’hui.
Un morgon qui me rappelle un compagnon fidèle qui a vécu près de 16 ans à mes côtés…émotion et plaisir absolu. Merci Jean-Marc !

 

Morgon


Morgon

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 08:07

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Soultz les Bains, Wolxheim et ses carrières, la capitale alsacienne et sa cathédrale au loin...

 


Muscat 2008 – Rieflé à Pfaffenheim

Robe : jaune très pâle avec des reflets argentés.
Nez : suave et aérien avec des notes florales très printannières.
Bouche : sec et savoureux, le vin s’épanouit en livrant de beaux arômes classiques de sureau, la finale est ample et de belle longueur.
Un muscat assez fringant au nez mais qui se révèle racé et classieux en bouche. A siroter à l’apéritif évidemment mais je pense que ce joli vin se tiendra parfaitement à table.


Riesling Côte de Rouffach 2007 – Rieflé à Pfaffenheim

Robe : jaune pâle avec des reflets métalliques.
Nez : discret mais très pur et très profond, avec de belles notes citronnées.
Bouche : la structure est très belle avec beaucoup de gras, une acidité large qui envahit le palais et un fruité sur les agrumes qui s’épanouit progressivement. La finale est légèrement épicée, saline à souhait et d’une longueur étonnante.
Un très beau riesling récolté sur une parcelle au bas du G.C. Steinert, qui surprend par sa présence en bouche, minéralité et persistance de très haut de gamme !

 


Gewurztraminer G.C. Saering 2001 – Dirler-Cadé à Bergholtz

Robe : jaune intense avec une texture épaisse.
Nez : une réduction discrète mais tenace brouille un peu la palette agréable par ailleurs avec de très belles notes de fruits mûrs (abricot, litchi, mangue…) et d’épices douces.
Bouche : l’attaque est souple, la matière est ronde et relâchée, les arômes se complexifient avec la violette, la réglisse et de discrètes nuances minérales qui s’invitent en finale.
Un gewurztraminer subtil et élégant avec un profil aromatique très complet, malgré un léger manque de pureté qui, à mon sens, le prive du statut de grand vin.


Riesling G.C. Kastelberg 2003 – Domaine des Marronniers à Andlau

Robe : jaune moyen avec des reflets argentés.
Nez : complexe et frais il s’ouvre sur des notes d’agrumes, allant du zeste jusqu’au fruit frais puis évolue en se complexifiant avec des nuances de sauge.
Bouche : l’attaque se passe en douceur, l’ensemble possède une rondeur délicatement acidulée, l’acidité et la minéralité s’imposent lentement et s’étirent vers la finale. La persistance reste moyenne.
Ce riesling est plaisant et flatteur sans aucun doute mais on ne sent pas vraiment de personnalité affirmée au bout du compte. Effet millésime ou vin qui cherche encore son équilibre, la question reste ouverte…


Pinot noir 2003 Rouge de Marlenheim – Barriques – R. Fritsch à Marlenheim
 
Robe : grenat, brillant et moyennement intense avec des nuances orangées sur la frange.
Nez : discret et pur, il s’ouvre sur la pêche de vigne et l’amande, la violette s’invite après aération.
Bouche : la structure est riche et intensément aromatique, la texture est soyeuse, le gras est évident mais la finale finement tannique, acidulée et légèrement boisée laisse une belle impression de fraîcheur.
Une très belle matière qui a eu besoin de temps pour se livrer pleinement. Dense et concentré dans sa jeunesse, ce pinot noir s’est teinté d’élégance et de noblesse après quelques années de garde. Un beau vin rouge alsacien !



 

Riesling G.C. Altenberg de Wolxheim 2007 – Lissner à Wolxheim

Robe : jaune clair avec des reflets métalliques.
Nez : discret, pur et complexe sur un registre très floral complété par des notes de romarin pour finir sur des évocations pierreuses.
Bouche : la structure magnifique associe le gras et une trame acide assez tranchante, le milieu de bouche révèle de beaux arômes de sucre d’orge et de bergamote et la longue finale s’enrichit encore avec citron et romarin.
Un très grand riesling qui commence à donner la mesure de son potentiel… et je pense que l’on est encore loin du compte…

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 15:52

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Dans le bois au dessus du vignoble de Pfaffenheim...c'est le printemps !

 

 

 

Sylvaner Bollenberg 2008 – F. Schmitt à Orschwihr

Robe : jaune pâle avec des reflets argentés.
Nez : aérien et d’une grande finesse, il s’ouvre sur de belles notes florales (acacia) soutenues par des arômes très frais de citron mûr.
Bouche : la structure est gourmande avec un fruité plein de croquant et une acidité longue qui construit un équilibre d’une grande subtilité.

Sylvaner 2008 – Domaine Weinbach à Kaysersberg

Robe : jaune très clair, brillante avec des éclats vert-pâle.
Nez : frais et très pur avec des notes discrètes de feuille de cassis et de pomme verte, quelques nuances pierreuses apportent une touche minérale du plus bel effet.
Bouche : l’attaque est franche, le vin ne triche pas sur son origine avec un équilibre sec et une acidité vibrante, les fruits blancs reviennent en milieu de bouche mais la finale est toute entière dédiée à une puissante salinité.

Ces 2 bouteilles nous montrent, une fois de plus, que le sylvaner peut faire de très beaux vins en Alsace :
- le premier est riche (13°5) mais parfaitement équilibré... et à moins de 5 euros, il offre un rapport Q/P simplement hallucinant !
- le second est encore sur sa réserve car il lui a fallu quelques heures pour s’exprimer pleinement, mais après, quel plaisir ! Tout est en place dans une cohérence et une harmonie proche de la perfection.
Au risque de me répéter, n’oubliez pas que ce cépage trop souvent maltraité par les producteurs et trop souvent mal considéré par les consommateurs ne mérite pas le sort qui lui est réservé…n’hésitez plus à goûter les sylvaner chez les producteurs, vous serez peut-être surpris !



Riesling Sussenberg 2007 – Domaine Bechtold à Dahlenheim

Robe : jaune très clair, avec des éclats métalliques et une frange vert-pâle.
Nez : pur et aérien avec une palette très distinguée où se révèlent des arômes de fruits blancs frais et d’herbes aromatiques.
Bouche : elle possède une fraîcheur suave avec une acidité tonique mais sans agressivité, qui vibre longuement, l’équilibre est sec mais il y a une belle sensation de gras, la finale revient sur des notes d’herbes aromatiques complétées par des évocations plus minérales.

Riesling Grand Cru Sommerberg  2007 – Domaine de l’Oriel à Niedermorschwihr

Robe : jaune très clair, brillante avec des éclats argentés.
Nez : ouvert et exubérant, il nous flatte par ses arômes de fruits exotiques mûr et de citron confit.
Bouche : la richesse est évidente mais l’acidité très tendue soutient une structure généreuse mais équilibrée, le fruit croque encore sous la dent mais la finale nous rappelle le terroir avec ses nuances citronnées, pierreuses et légèrement fumées.


Ces deux bouteilles du même cépage et sur un millésime identique nous ravissent par leurs expressions magnifiquement abouties de leur terroir : l’un avec finesse et élégance, l’autre avec davantage de truculence… mais les deux avec un niveau de qualité exceptionnel. Bravo et merci messieurs ! 



Pinot noir Barriques 2003 – Domaine Pfister à Dahlenheim

Robe : rubis sombre avec une belle densité et des bords légèrement dégradés.
Nez : discret et fin avec une palette fruitée, réglissée et délicatement fumée. 
Bouche : la structure est onctueuse, le fruit mûr s’épanouit, le boisé est imperceptible, les tanins sont soyeux à souhait et la finale de longueur moyenne laisse une belle impression de fraîcheur.
La matière est riche mais l’énergie du millésime est contenue (13°5) pour nous livrer un vin équilibré et savoureux, résultat d’une vinification d’une grande précision.


Grand Vin de Reignac 2007 – S.C. du Château Reignac à Saint Loubes

Robe : grenat, sombre, dense et concentré.
Nez : riche, complexe et d’une belle intensité, on y reconnaît tour à tour, les fruits noirs, un boisé raffiné et de délicates notes florales (violette, rose).
Bouche : la structure est généreuse, la matière est ronde et charnue, les tanins sont serrés et la palette s’enrichit de quelques nuances camphrées et épicées. La finale est un peu austère avec une légère astringence et un retour un peu amer.
Une bouteille que l’hyper du coin proposait à 12 euros et que je me suis dépêché d’acheter parce qu’il s’agit du château qui a fait tomber les plus grands lors d’une fameuse dégustation à l’aveugle (en juin 2009 sur le millésime 2001) relatée sur le site.
Un vin bien typé, plaisant mais débouché sûrement un peu trop jeune…en tous cas, une dégustation qui appelle certaines questions :
- est-ce que la dégustation à l’aveugle est vraiment la seule épreuve de vérité pour un vin ? N’y a-t-il pas, derrière l’étiquette d’une grande bouteille, une part de rêve, une dimension symbolique, qui contribue au plaisir ? La dégustation à l’aveugle n’aurait-elle pas tendance à réduire le vin au rang d’aliment, en gommant la charge historique, mythique ou peut-être même, fantasmatique, qui fait partie de son identité ?
- comment certains Grands Crus peuvent-ils encore justifier leurs prix exorbitants ? Le moins cher des Grands Crus que Reignac a dominé vaut 10 fois plus cher (sans parler de Pétrus qui se vend 100 fois plus cher…), est-ce bien raisonnable ?
Non, bien sûr que non…mais tant qu’il y aura des acheteurs fortunés prêts à lâcher un Smic pour acquérir la bouteille qui va les distinguer de leurs contemporains et leur donner l’illusion de faire partie d’une caste élue, la détestable dérive spéculative qui vérole de plus en plus le monde du vin, a encore quelques belle décennies devant elle. Hélas !



Santenay Blanc 2003 – Domaine Dorine à Santenay

Robe : jaune franc avec des éclats dorés.
Nez : un fruité gourmand sur l’orange mûre évoluant vers des notes plus exotiques (mangue) et épicées (vanille cannelle).
Bouche : la structure est ample avec du gras et une acidité large, bien présente, la palette évolue vers des nuance plus classiques de noisette et de citron, la finale est longue et saline.
Un très beau chardonnay bourguignon qui allie richesse et fraîcheur… le tout avec un très beau rapport Q/P (dans les 10 euros). A consommer sans modération !


Abbaye de Sylva Plana-Le Songe de l’Abbé Faugères 2003 – Deshenrys à Alignan du Vent

Robe : très sombre et dense, la nuance tend vers le grenat et la frange brunit légèrement.
Nez : riche et chaleureux, il rappelle les fruits rouges à l’eau de vie, les épices douces (cannelle, anis, vanille) et l’amande amère.
Bouche : tout y est douceur, les arômes suaves, le toucher soyeux mais la finale reste fraîche et bien équilibrée.
Une cuvée vinifiée avec mesure (12°5) qui ne renie ni son millésime ni son origine mais qui procure un très grand plaisir… Un joli Faugères !


Pinot noir Barriques 2008 – Domaine Lissner à Wolxheim

Robe : rubis assez clair avec des bords rose pâle.
Nez : puissant et très gourmand avec des arômes précis de petits fruits rouges et d’épices.
Bouche : la structure est ronde, la matière est suave, le grain tannique est présent mais d’une finesse extrême la framboise revient nettement en milieu de bouche et la finale longue est discrètement signée par le bois.
Sigillée par la Confrérie Saint Etienne cette cuvée fait partie de la série « Les Perles Rares » qui n’a jamais aussi bien porté son nom. Quel plaisir… Bravo !

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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 08:55

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Des coteaux prestigieux près de Strasbourg : à gauche, l'Altenberg de Wolxheim, au centre, le Silberberg et à droite, le Scharrachberg.



Chablis 2008 – Domaine du Colombier à Fontenay

Robe : jaune pâle avec des reflets verts et des éclats argentés.
Nez : vif et fringant, il s’ouvre sur la poire verte et la groseille blanche. Les notes de silex complètent cette palette tout en fraîcheur.
Bouche : la structure est tendue avec une acidité minérale très pointue mais bien ample. La groseille blanche revient en finale accompagnée de quelques nuances délicatement amères.
Un chablis archétypique à la jeunesse fougueuse avec un équilibre très sec… pour amateurs avertis !


Puligny Montrachet 1° Cru Les Champs Canet 1996 – Domaine Carillon à Puligny

Robe : jaune vif avec des reflets presque fluorescents.
Nez : mystérieux et pénétrant avec une palette discrète mais complexe sur le foin, le citron mûr, la pierre chaude et de petites notes épicées.
Bouche : l’attaque est puissante et directe, un gras intense et une minéralité profonde construisent une structure phénoménale. Le vin envahit le palais pour y régner en maître absolu pendant de longues minutes.
Le rapport entre la présence au nez et la présence en bouche est surprenant mais il n’en reste pas moins que ce 96 est remarquable de jeunesse et de concentration… un vin immense !


Savennières Le Clos du Grand Beaupréau 2006 – Château Pierre Bize à Beaulieu sur Layon

Robe : jaune clair, lumineuse.
Nez : élégant et plein de délicatesse avec des notes florales d’une rare suavité (acacia, tilleul… et peut-être même un peu de jasmin)
Bouche : l’impression générale évoque l’harmonie parfaite… c’est rond, ample et pourtant très frais. Le toucher de bouche finement grenu et des arômes délicatement épicés nous rappellent la profonde minéralité de ce terroir. La persistance aromatique est longue avec une discrète amertume qui apporte la touche finale à ce vin magnifique.
Un grand séducteur, né sur un terroir de schistes et de grès et vinifié à la perfection par Claude Papin. Irrésistible !


Côtes du Rhône Domaine des Hautes Cances 2006 – A.M. et J.M. Astard à Cairanne

Robe : rubis brillant, moyennement intense.
Nez : franc et très flatteur il présente un fruité riche (cerise acidulée, pèche jaune…) complété par de fines notes d’herbes de garrigue (le thym notamment).
Bouche : la structure est suave et charnue, le grain tannique est fin et soyeux, les fruits secs et de fines nuances boisées complexifient la palette, la finale est de longueur moyenne mais d’une fraîcheur acidulée réjouissante.
Un assemblage classique de syrah, grenache, mourvèdre, carignan et cinsault, une vendange manuelle sévèrement triée et entièrement égrappée, aucun levurage et un élevage de 15 mois en barriques bourguignonnes de 2, 3 ou 4 vins sans collage ni filtration… voilà la recette pour réussir une magnifique cuvée générique dans une appellation où on trouve hélas encore trop souvent du picrate de bas de gamme.
Ce domaine produit également de belles cuvées de CDR Villages Cairanne avec un rapport Q/P exceptionnel…BRAVO !



Irouleguy Arretxea 2006 – T. et M. Riouspeyrous à Irouleguy

Robe : rouge sombre, mate et assez épaisse.
Nez : l’olfaction est complexe et originale, d’intenses notes de fumé dominent un peu tout au début, mais elles laissent rapidement la place à des arômes de cassis très purs, la finale s’agrémente de délicates évocations florales (violette) et épicées.
Bouche : la structure est riche et gourmande avec une mâche agréable, les tanins sont présents mais n’accrochent pas, le cassis revient en force jusqu’en finale.
Une très belle richesse aromatique et une trame tannique assouplie par quelques années de garde…cet Irouleguy est vraiment friand et bien typé.


Riesling 2005 – A. Bursin à Westhalten

Robe : jaune clair, avec des reflets argentés et une nuance vert pâle sur le bord du disque.
Nez : mûr et séduisant, le sucre de candi, les fruits jaunes et quelques notes de craie humide composent une palette complexe et raffinée.
Bouche : l’attaque est douce avec une structure grasse et onctueuse, l’acidité se manifeste en milieu de bouche pour équilibrer une finale de longueur moyenne mais dotée d’une belle fraîcheur.
Une première rencontre réussie avec un vin d’Agathe…c’est très riche mais doté d’un potentiel de séduction incontestable. Les puristes qui recherchent des rieslings droits et tendus seront un peu déboussolés face à cette friandise… moi j’ai vraiment bien aimé !
Merci Stéphane.


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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 21:08

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Le coteau de l'Obere Hund au dessus de Soultz les Bains



Riesling Grand Cru Frankstein 2006 – Beck-Hartweg à Dambach


Robe : Jaune clair avec des éclats argentés.
Nez : pur et très distingué avec une palette complexe où on reconnaît le citron mûr, le fenouil, le romarin, la menthe fraîche et quelques nuances pierreuses.
Bouche : l’attaque est vive, l’acidité est longue, le gras est présent… bref, l’équilibre est magistral. La finale nous rappelle la profonde minéralité du terroir avec des notes puissamment salines.
Ce vin me séduit de plus en plus avec l’âge…ce « jeunot » qui cherche la quintessence de l’expression du Frankstein est vraiment sur la bonne voie.


Riesling Réserve 2004 – Trimbach à Ribeauvillé

Robe : jaune clair brillant.
Nez : la pureté et la précision d’horloger sont remarquables sur cette palette classique associant le pamplemousse et quelques évocations terpéniques.
Bouche : l’équilibre est sec et tendu, mais l’acidité reste pourtant très diplomate avec des notes un peu miellées très agréables. La finale est longue et marquée par cette délicieuse amertume que je retrouve assez régulièrement dans les cuvées de cette grande maison…
Un 2004 net, propre et d’une finesse incontestable. Un modèle dont la perfection peut presque devenir un peu ennuyeuse…


Givry Champs Lalot 2002 – Sarrazin à Jambles


Robe : grenat tendre avec des bords brunissants.
Nez : fin, délicat et complexe avec des notes de cassis qui s’enrichissent de multiples évocations florales.
Bouche : svelte et pleine d’élégance avec des arômes de fruits rouges et de torréfaction légère qui s’épanouissent et se complètent.
Une beauté fragile mais un charme émouvant… une certaine idée de la Bourgogne que j’apprécie plus que tout !


Riesling Grand Cru Schlossberg 2006 – Bernhard à Katzenthal


Robe : Jaune clair, étincelante.
Nez : pur et précis avec une olfaction complexe où se succèdent des arômes de pêche blanche, d’agrumes frais, quelques notes grillées et de l’ananas frais qui se révèle à l’aération.
Bouche : la structure est sphérique et ample avec un toucher onctueux malgré une acidité pointue et une minéralité qui laisse une sensation presque tannique en finale.
Les pentes granitiques du Schlossberg ont produit un riesling doté d’une structure solidement charpentée mais magistralement équilibrée. Proche du Wineck Schlossberg à plus d’un titre mais tellement différent au bout du compte… magie du terroir !


Domaine du Jas La Chèvre d’Or 2007 – Pradelle à Suze la Rousse
 
Robe : cerise foncé, dense mais brillant.
Nez : riche et diablement flatteur : violette, fruits rouges confits, épices douces et boisé très délicat.
Bouche : l’attaque est souple mais le vin se développe progressivement et se pose en bouche avec une structure soyeuse et un registre aromatique d’une grande suavité. La finale est longue avec une belle fraîcheur acidulée.
100% syrah en bio, la cuvée prestige de ce domaine des Côtes du Rhône est une réussite exceptionnelle en 2007. Pour un prix autour des 10 euros c’est un must absolu


Chablis 1° Cru Fourchaume 2003 – Domaine du Colombier à Fontenay

Robe : Jaune paille avec des reflets dorés.
Nez : discret mais plein d’élégance, une olfaction complexe à souhait et légèrement marquée par la surmaturité : fruits blancs puis ananas pour finir sur des notes plus pâtissières (tarte au citron).
Bouche : l’attaque est très souple, le milieu de bouche un peu fuyant mais la finale est de toute beauté : saline, fumée, iodée avec de beaux amers.
Un chablis atypique mais terriblement séduisant, qui peut dérouter les amateurs qui recherchent la droiture et la tension dans cette appellation.


Pinot gris Grand Cru Altenberg de Bergbieten 2003 – Domaine Schmitt à Bergbieten


Robe : Jaune clair, très lumineuse.
Nez : séduisant mais distingué, le nez possède une palette qui « chardonne » un peu, fruits jaunes, brioche et petites notes vanillées.
Bouche : le toucher est gras et onctueux, la matière bien mûre est équilibrée par une acidité fine et salivante, la finale est digeste avec une longueur moyenne.
Un vin qui a su garder sa tonicité malgré un cépage naturellement porté vers une certaine opulence et un millésime solaire. Le temps a tempéré la générosité naturelle de ce pinot gris pour en faire un excellent compagnon de table.


Muscat Obere Hund 2008 – Domaine Bechtold à Dahlenheim

Robe : jaune clair avec des reflets vert pâle.
Nez : l’olfaction est très précise et très pure avec une palette d’une suavité rare : le raisin mûr ouvre le festival aromatique, puis viennent des notes florales très complexes, enfin, les évocations pierreuses sous jacentes nous rappellent que c’est aussi (et peut-être avant tout) un vin de terroir
Bouche : l’attaque est douce avec une maturité affirmée mais une structure minérale qui vient progressivement construire un équilibre d’une grande fraîcheur. La persistance des arômes fruités est magnifique de longueur et de complexité.
Un des meilleurs muscats que j’ai bu ces derniers temps une sorte de combinaison idéale entre expression gourmande (un peu comme le chez Bernhard) et terroir (un peu comme chez Lissner). MAGNIFIQUE !


Pinot noir Obere Hund 2007 – Domaine Bechtold à Dahlenheim

Robe : rubis sombre avec une frange mauve.
Nez : le registre olfactif est pur et délicat, griotte, amande douce et boisé subtil.
Bouche : l’attaque est souple mais le vin s’épanouit en bouche avec une structure ample, un grain tannique serré mais soyeux et une finale longue et puissamment fumée.
Un très beau vin rouge d’Alsace, précis et séduisant à la fois… avec un potentiel d’évolution évident.


Maranges – Côte de Beaune 2003 – Domaine Sarrazin à Jambles


Robe : rubis très sombre avec une densité qui la rend presque opaque.
Nez : intense et directe, l’olfaction réjouit le dégustateur avec des notes de fruits rouges mûrs et d’épices douces..
Bouche : la matière est grasse et soyeuse avec un fruité riche et juteux. Les tanins sont ronds, la trame reste bien serrée, la finale est de longueur moyenne mais laisse un goût acidulé d’une grande fraîcheur.
Quelques années de garde ont eu raison de cette cuvée à la jeunesse fougueuse, marquée par le millésime et un peu par l’élevage. Aujourd’hui restent l’harmonie et, bien sûr, le plaisir…MIAM !



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2 janvier 2010 6 02 /01 /janvier /2010 18:00

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Le vignoble de Balbronn en décembre

Riesling Grand Cru Bruderthal 2005 – G. Neumeyer à Molsheim

Robe : Jaune clair étincelant.
Nez : franc et direct avec une palette d’une pureté classique marquée par le pamplemousse et les herbes aromatiques (sauge, basilic…)
Bouche : l’attaque est vive et pointue puis l’acidité s’élargit en bouche pour s’équilibrer magistralement avec une matière charnue. La finale est longue et offre un bouquet complexe (infusion d’herbes, zeste d’agrume…) avec une minéralité affirmée.
La structure acidité/gras de ce très beau riesling me rappelle certains équilibres bourguignons. Le plaisir est déjà au rendez vous mais on sent un tel potentiel dans ce vin qu’on se dit qu’il faudrait encore patienter quelques années pour le retrouver à son optimum… mais ça risque d’être difficile !



Riesling Grand Cru Altenberg de Bergbieten Cuvée Henriette 2002 – F. Mochel à Traenheim

Robe : jaune franc avec des éclats dorés.
Nez : incroyablement riche et complexe : agrumes , pierre à fusil, épices et quelques légères évocations terpéniques en fond.
Bouche : un équilibre magnifique avec une acidité gourmande et profonde, un gras presque palpable et une finale longue, aromatique et salivante.
Un roi dans son expression la plus aboutie !
Ni le saumon en croûte d’épices, ni la choucroute aux baies de genièvre n’ont réussi à en domestiquer la puissance. Une belle claque !




Riesling Stein 2007 – J.P. Rietsch à Mittelbergheim

Robe : Jaune profond avec des éclats d’or clair.
Nez : Profond et pénétrant avec un fruit complexe, des notes de fumée et de craie humide.
Bouche : l’attaque légèrement moelleuse laisse rapidement s’épanouir une acidité puissante mais très mûre, l’équilibre est gourmand, plein d’énergie et la longue finale sur les agrumes possède une salinité presque hors norme.
La maturité face à la puissance d’un grand terroir de Mittelbergheim (encore un qui mériterait un classement…) : ce riesling d’une opulence un peu baroque (14° quand même) possède une matière exceptionnelle dont le temps devra dompter l’ardeur. Mais comment résister lorsqu’on rencontre ce séducteur aujourd’hui ?



Château Chalon 1985 – D. et P. Chalandard à Le Vernois


Robe : Jaune topaze, avec un éclat vieil or.
Nez : intense et évolutif, le bouquet profond et racé passe de la noix verte assez brute à des notes plus raffinées de fruits secs (figue, noisette), d’épices (muscade, cumin) et de sous-bois.
Bouche : l’attaque vive révèle une acidité virulente qui soutient la structure sur toute sa longueur, le toucher de bouche est onctueux, la palette aromatique s’épanouit pleinement et la finale est évidemment très longue.
Typé, fidèle à son appellation ce « petit jeune » de près d’un quart de siècle est en pleine forme avec un équilibre plein de tonus qui ne laisse aucun doute sur sa longévité… un flacon qui va défier le temps !



Auxerrois Moenchreben 2005 – Rolli-Gassmann à Rorschwihr


Robe : Jaune clair très brillant.
Nez : pénétrant et riche avec un registre complexe : agrumes confits (mandarine), épices douces, vanille, craie…
Bouche : le moelleux est présent mais l’équilibre est magistral grâce à une acidité profonde et une minéralité intense, qui rend le toucher de bouche presque granuleux. La finale est savoureuse et dotée d’une persistance peu commune pour ce cépage.
Le Moenchreben est un terroir argilo-marneux où les Rolli-Gassmann font naître un auxerrois haut de gamme. La maturité et poussée (comme d’habitude) mais le vin reste sapide et digeste (comme d’habitude)… un modèle du genre pour plaider en faveur de la légitimité des SR dans certaines cuvées alsaciennes. Avis aux amateurs et aux sceptiques !



Morgon Côte du Py 2008 – J.M. Burgaud à Morgon


Robe : rubis moyen avec des bords mauve clair.
Nez : discret et bien typé avec des arômes de prunelle et quelques notes très minérales (terre humide).
Bouche : charnue et pleine de tonus, les tanins sont perceptibles mais mûrs et la finale un peu astringente nous offre un retour aromatique d’une belle longueur.
Encore jeune mais très plaisant… il m’est toujours difficile de résister à la pétulance d’un vrai cru du Beaujolais, surtout en hiver : quand le Morgon chante la grisaille de décembre s’éclaircit toujours.


Châteauneuf du Pape 1990 Domaine du Haut des Terres Blanches – Diffonty à CNP

Robe : pas trop évoluée, de teinte rouge sombre, assez dense avec une frange orangée
Nez : une palette riche et complexe qui évolue continuellement : figue, datte, résine, menthe, épices et vanille…
Bouche : une attaque en douceur avec une matière qui tapisse progressivement le palais, sans devenir trop envahissante cependant. Des arômes plus évoluées de bouillon de viande et de laurier se révèlent progressivement, la finale de longueur moyenne est marquée par notes de cacao amer
Ce Châteauneuf acheté il y a quelques années sur place, dans un domaine qui possède une belle réserve de vieux millésimes est très séduisant : oubliée la richesse un peu démonstrative et parfois ennuyeuse des CNP trop jeunes… place à la finesse d’un répertoire aromatique fin et mature.



Pouilly Fuissé En Carementrant 2006 – Bret Brothers à Vinzelles

Robe : jaune clair avec de beaux éclats dorés.
Nez : riche et flatteur avec une palette complexe : fruits blancs frais (poire), beurre, vanille et une légère touche de gingembre.
Bouche : une acidité large et très minérale, beaucoup de gras et une finale de longueur moyenne avec une délicate amertume… harmonie et élégance.
Un très beau vin, complet, dense et à maturité… séducteur sans esbroufe mais au charme quasiment irrésistible. Comme pour la plupart des vins des frères Bret, cette bouteille se vide pratiquement toute seule !




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Présentation

  • : Vins, vignobles et vignerons.
  • : Récits liés à des rencontres viniques et oenophiliques.
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Bonjour à tous

Amateur de vin depuis près de 30 ans et internaute intervenant sur un forum de dégustateurs depuis plusieurs années, j’ai crée ce blog pour regrouper et rendre plus accessibles mes modestes contributions consacrées à la chose vinique.

 

Mes articles parlent presque toujours de rencontres que j’ai eu l’occasion de faire grâce au vin :

rencontres avec de belles bouteilles pour le plaisir des sens et la magie de l’instant,

rencontres avec des amis partageant la même passion pour la richesse des échanges et les moments de convivialité inoubliables,

rencontres avec des vignerons et avec leur vignoble pour des moments tout simplement magiques sur les routes du vin ou au fond des caves.

 

J’essaie de me perfectionner dans l’art compliqué de la dégustation dans le seul but de mieux comprendre et mieux pouvoir apprécier tous les vins.

Mes avis et mes appréciations sont totalement subjectifs : une dégustation purement organoleptique ne me procure qu’un plaisir incomplet.

Quand j’ouvre une bouteille de vin, j’aime pouvoir y associer le visage du vigneron qui l’a fait naître, j’aime connaître les secrets de son terroir, j’aime avoir plein d’images et de souvenirs associés à ce liquide blanc ou rouge qui brille dans mon verre.

 

Merci à tous ceux qui viennent me rendre visite.

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