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7 juin 2009 7 07 /06 /juin /2009 11:40



A l’occasion de ce traditionnel pique-nique du week-end de Pentecôte, notre sympathique viticultrice a voulu associer les amis du domaine à la célébration d’un triple anniversaire :
-    les 50 années de vente en bouteilles
-    les 20 années de vinification pour Sylvie
-    les 10 années de tendre complicité entre Sylvie et Jean Claude Rateau, vigneron à Beaune.

De plus, comme ce lundi de Pentecôte devait être placé sous le signe de la solidarité, Sylvie Spielmann a décidé de reverser une partie des recettes de la journée à deux associations, l’une s’occupant de l’enfance inadaptée (APEI Centre Alsace) et l’autre de malades atteints de schizophrénie (Schizo-espoir Alsace).

La météo semblait être de la partie et la clientèle avait répondu massivement à l’invitation de ce Lundi de Pentecôte, au sommet du Kanzlerberg.

La manifestation commence par une dégustation verticale commentée de Grand Cru Kanzlerberg, dont je rendrai compte dans l’article consacré à ce terroir (rédaction en cours…)

Après avoir goûté ces quelques belles bouteilles tirées de la cave personnelle de notre hôtesse du jour, nous passons à l’apéritif en compagnie de 3 nouvelles cuvées… séquence découverte :

-    Alsace 2004 : léger, aérien avec des arômes subtils d’une belle pureté et un équilibre assez gourmand en bouche
Un assemblage de 80% de pinot gris + 10% de muscat + 10% de gewurztraminer pour ce vin friand et digeste.

-    Prémices 2008 : un nez de fruits blancs avec quelques notes fumées et une bouche sèche avec une acidité longue.
Un vin encore un peu sauvage issu d’une parcelle nouvellement acquise et complantée de sylvaner, de pinot blanc et noir et de riesling…de belles promesses pour l’avenir.

-    Gypse 2006 : un vin complexe et raffiné avec une bouche vineuse, des notes fumées et une belle finale marquée par une pointe d’amertume assez rafraîchissante.
Des pinots (noir, blanc et gris) sur le fameux terroir de marne à gypse et un vin avec un caractère bien trempé.

 
Près de 200 fidèles dans la cour du domaine.

Pour le pique-nique Sylvie Spielmann nous a proposé une sélection du domaine pour compléter la série et élargir les possiblités d’accords gastronomiques.

-    Sylvaner 2005 : un vin très ouvert et expressif avec des notes de fruits blancs et d’épices. La bouche est tendue par une acidité fine et mûre, la finale est profondément saline.
Une très belle expression de ce cépage avec une excellent rapport Q/P. (5,5 euros c’est cadeau !)

-    Riesling Engelgarten 2003 : un nez complexe et raffiné marqué par des notes d’herbes aromatiques (origan, menthe fraîche…) et une bouche fruitée avec du gras, de la rondeur et une belle salinité finale.
Un riesling complet qui a su garder une fraîcheur réjouissante sur ce millésime solaire.

-    Gewurztraminer G.C. Altenberg de Bergheim 2002 : un nez élégant et typé avec des notes florales (rose, guimauve), une bouche alliant une légère surmaturité avec une minéralité puissante et une finale longue et épicée (poivre blanc, cannelle)
Un gewurztraminer qui parle haut et fort sans nous fatiguer…assez rare pour être relevé.

-    Pinot Noir Réserve Bergheim 2007 : une robe assez claire mais des arômes puissants de fruits rouges mûrs et de réglisse. La bouche est suave et d’une rondeur avenante avec des tanins présents mais mûrs et souples. La finale est longue et très fraîche.
Goûté en cours d’élevage l’année passée ce pinot noir tient pleinement ses promesses avec un fruit croquant et une belle structure.

 
Le groupe Bal-us Trad à l’animation musicale

 
Petite leçon de viticulture biodynamique sur une parcelle au niveau de l’ancienne carrière de gypse




Des vignes de S. Spielmann au sommet du Blosenberg, au loin la tour du 3° château de Ribeauvillé.

Un grand merci à Sylvie et à tous ses collaborateurs qui ont œuvré pour nous offrir cette journée très réussie.

Et rendez-vous très prochainement pour une approche plus détaillée du Grand Cru Kanzlerberg.

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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 09:26

Je dois l’avouer, j’ai un faible pour Mittelbergheim

Ce petit village viticole (moins de 700 âmes) au nom imprononçable par les « gens de l’intérieur » se situe sur la route des vins d’Alsace entre Andlau et Barr à une trentaine de kilomètres de Strasbourg.


Mittelbergheim - traduisez le village (Heim) au milieu (Mittel) des montagnes (Berg)-

dans la lumière un peu blafarde du premier jour sans pluie de ce printemps.

Au fond, les 2 tours du Haut Andlau.


A chaque nouvelle visite je suis frappé par la beauté sereine de ce site (officiellement classé parmi les plus beaux villages de France quand même !).

Selon l’humeur ou le temps disponible je flâne dans les ruelles étroites entre de pittoresques maisons vigneronnes, j’arpente les nombreux chemins qui sillonnent la vigne ou alors, prenant mon courage à deux mains, je me lance dans une randonnée à travers le Zotzenberg et les collines vosgiennes, jusqu’au château du Haut Andlau dont les deux tours dominent le paysage.

Mittelbergheim est aussi l’un des bourgs viticoles les plus dynamiques de toute l’Alsace… il y a des fêtes et des animations tout le temps !

Le week-end du 28 et 29 mars c’était l’opération « Henter’m Kallerladel » (qu’on peut traduire par : derrière la porte de la cave) qui invitait les vignerons à ouvrir leurs caves aux visiteurs pour leur faire découvrir leur production mais aussi pour leur faire rencontrer des artistes ou des artisans, qui avaient investi les lieux pour ces deux jours.

Ma première visite me conduit naturellement au domaine Rietsch où M. Rietsch père nous faisait une petite démonstration de distillation de marc à l’aide d’un alambic mobile le tout rythmé par un orchestre de jazz…ambiance, ambiance…


Le chapiteau et le col de cygne ont été enlevés…

le marc fumant est dans la cuve , la distillation est terminée.


C’est en compagnie d’Eric (un A.O.C.) et de Philppe (Zappa pour les Dciens) que Jean-Pierre Rietsch nous propose de déguster quelques nouveautés de sa carte 2009 :

-     un muscat 2008 : récolté sur le Stein et le Zotzenberg, finement aromatique, pur et tendu en bouche.

-     un auxerrois Entre chien et loup 2007, passé quelques temps dans les fameux demi-muid, charnu avec une belle finale légèrement fumée.

-     un riesling Grand Cru Wiebelsberg 2007, gras, élégant, soutenu par une acidité longue avec une finale laissant apparaître quelques notes oxydatives.

-     Un riesling Stein 2007, déjà commenté sur DC, égal à lui même c’est à dire très bon.

-     Un pinot noir Réserve 2007 à la robe assez claire mais au fruité éclatant, des notes légèrement fumées et une grande profondeur en bouche. Très beau vin !

Bref des cuvées séduisantes pleines d’originalité et de belles promesses, conçues par un vigneron qui cherche inlassablement a faire s’exprimer ses terroirs de la façon la plus authentique possible.



Un vieux pressoir en bois à côté de l’entrée du Domaine Rietsch.


Notre périple se poursuit par la visite des caves du domaine Brandner et par un passage dans la Stub où madame Brandner, nous offre un Riesling Stein 2007.


Mme Brandner au service… il n’y a pas d’âge pour participer à la fête !



Etape suivante : le domaine Wittmann qui possède une cave avec une série de foudres en chêne vraiment magnifiques, utilisées pour l’occasion comme support pour mettre en valeur les toiles du peintre Pascklin.

  

 

De belles pièces de tonnellerie de la cave Wittmann décorées par les œuvres de Pascklin.



La cuverie creusée dans la roche est climatisée par un ancien puits qui descend à plus de 20 mètres…pratique !



Dans la cuverie, une climatisation naturelle…



Après un rapide passage dans les sous-sols de l’Hôtel de Ville où dorment quelques générations de Zotzenberg nous nous rendons chez Albert Seltz pour une visite guidée de sa cave.


L’oenothèque de Mittelbergheim, sous l’Hôtel de Ville.



Albert Seltz est une personnalité incontournable de Mittelbergheim. Vigneron talentueux et reconnu, il défend ardemment ses convictions relatives à la meilleure façon de faire du vin dans sa région. Son discours est direct, argumenté et sans langue de bois…

« En Alsace il n’y a pas de mauvais millésimes, il n’y a que de mauvais vignerons »

« En Alsace il n’y a pas de petits cépages, il n’y a que des vignerons qui ne savent pas les travailler correctement »

« Nos arrière-grands-pères faisaient déjà du bio…de toute façon ils n’avaient pas d’autre alternative, les produits phytosanitaires n’existaient pas en ce temps. Ils savaient soigner la vigne naturellement, ils passaient beaucoup de temps à la regarder pousser…nous devons absolument revenir à cette proximité avec la nature ».

Albert Seltz ne revendique pas le fameux label, pourtant il a surmonté toutes les difficultés du millésime 2008 avec des huiles essentielles, du lait et un peu de sulfate de cuivre…

Sa cave est un véritable labyrinthe creusé dans la roche avec un chai à foudres et barriques et des galeries presque champenoises où sont stockés des milliers de flacons qui attendent d’être mis en vente.

Une réserve de 80 000 bouteilles de V.T. et de S.G.N. attendent leur heure…

« Je veux prouver de façon incontestable que mes vins résistent à l’épreuve du temps… » nous explique Albert Seltz.

Gageons que ce défi sera relevé…c’est tout le mal que nous pouvons lui souhaiter.


   


Foudres et barriques dans la cave d’Albert Seltz



 

Une partie du trésor..



et la climatisation naturelle par le puits.




Un petit sourire de bienvenue au domaine Seltz…



et un petite vue avant de repartir vers Strasbourg.


En tous cas merci à tous les organisateurs et participants de cette belle manifestation.

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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 11:35

Lors d’une petite tournée impromptue dans le vignoble haut-rhinois avec Stéphane nous nous sommes arrêtés dans le caveau du Domaine Sipp-Mack à Hunawihr pour une petite visite express.


 L’entrée du caveau du Domaine Sipp-Mack *

Jacques Sipp nous reçoit autour de son Stammtisch dans un petit caveau bien aménagé, qui jouxte sa cuverie traditionnelle, où on peut admirer de beaux foudres en bois à travers une porte vitrée. Il nous explique, qu’en plus d’être décoratifs, ces contenants naturels sont encore très précieux pour l’élevage de ses vins. Les différentes cuvées font ainsi plusieurs aller-retour entre la cuverie inox qui se trouve à l’étage au dessus et cette cuverie bois.

Le domaine s’étend sur un quinzaine d’hectares et dont 1 ha sur le Grand Cru Rosacker et 88 a sur le Grand Cru Osterberg.

Le domaine adhère à l’association Tyflo et pratique donc des méthode culturales très respectueuses de l’environnement : lutte intégrée, vignes enherbées, labour, préservation de l’écosystème…

La carte de la maison comprend une bonne vingtaine de références, mais le manque de temps nous oblige à effectuer des choix pour notre dégustation du jour.

1. Pinot Blanc Barriques 2005 : le nez révèle plein d’arômes de fruits jaunes et une bouche grasse et gourmande avec un boisé très discret et une finale délicatement épicée.
Voilà un type de vin dont je me méfie à priori mais qui, dans ce cas, m’a pleinement séduit : les barriques sont à leur troisième vendange (les 2 premières années elles ont servi à l’élevage des pinots noirs) et apportent juste ce qu’il faut pour enrichir cette cuvée sans la dénaturer…je suis conquis.
TRES BIEN

2. Muscat Cuvée asperges 2007 : un fruit croquant et éclatant et une bouche puissante et ample avec une trame acide très profonde.
Un muscat vinifié pour accompagner un repas, le cépage est parfaitement valorisé, mais je préfère la version un peu plus gourmande (et peut-être plus facile..) à déguster à grande lampées lors d’un apéritif.
BIEN

3. Riesling Vieilles Vignes 2006 : un nez avec de belles notes citronnées, une bouche tendue et dotée d’une belle puissance et d'une finale longue et minérale.
Un riesling archétypique qui se goûte parfaitement sec malgré quelques 5 à 6 grammes de S.R. et d’une belle pureté sur ce millésime qui a joué de bien vilains tours à certains vignerons alsaciens.
BIEN+

4. Riesling Grand Cru Rosacker 2005
: un nez fin et complexe d’agrumes frais et de fumée, une bouche très puissante et très tonique avec 11 grammes de S.R. parfaitement intégrés. La finale est longue et laisse une belle impression de salinité.
Un très grand vin sans aucun doute, même s’il ne parle pas encore très fort aujourd’hui.
EXCELLENT

5. Riesling Grand Cru Osterberg 2005
 : un nez élégant et riche avec des notes de fruits exotiques et de fleurs. La bouche très juteuse est équilibrée par une acidité profonde qui monopolise un peu la finale.
Un contraste assez saisissant entre une palette olfactive flatteuse et une bouche très droite… mais quel potentiel !
TRES BIEN

6. Riesling Grand Cru Rosacker 2007 : quelques notes levurées qui disparaissent très vite derrière un fruité magnifique (ananas frais notamment) et une bouche imposante de profondeur et d’ampleur.
Encore en cours d’élevage, mais une future bombe... décidément je craque de plus en plus sur les 2007 en Alsace !
TRES BIEN…et sûrement plus dans quelques temps.

7. Gewurztraminer Vieilles Vignes 2005
 : un nez riche et opulent avec des fruits exotiques (mangue, papaye) et du poivre blanc. La bouche est soyeuse, presque onctueuse avec une longue finale très marquée par des notes poivrées.
Le cépage dans son expression classique et accomplie.
TRES BIEN

8. Riesling S.G.N. 2002
: une petite gourmandise pour clore cette dégustation forcément trop brève avec de belle notes de fruits jaunes et de miel. La bouche est gourmande avec une belle liqueur soutenue par une trame acide bien tendue.
Du beau travail, mais ce vin n’est encore qu’au tout début de son évolution…Grand frisson probable dans quelques années !
BIEN+


Quelques impressions pour conclure :

- un vigneron sympathique et accueillant, de très beaux vins mais une visite bien trop courte…Dans ces conditions, un nouveau passage devient presque obligatoire…

- les coups de cœur : les rieslings d’une belle pureté et d’un très haut niveau qualitatif et le pinot barriques tout à fait étonnant.

- un seul bémol : lorsqu’on les compare à ceux des domaines de même niveau, les prix des Grand Crus sont un peu élevé (plus de 15 euros). Mais bon, des rangs de vignes à quelques mètres d’un célèbre Clos, où naissent des vins dont le prix à la bouteille s’écrit avec 3 chiffres, ça donne parfois des idées…



NB : les photos proviennent du site de la maison Sipp Mack


@+
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8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 18:04
Visite et dégustation à la cave historique des Hospices de Strasbourg


C'était le vendredi 14 novembre 2008, il faisait nuit et il faisait froid sur Strasbourg mais, n’écoutant que mon courage (et un peu ma curiosité maladive) je suis parti pour une plongée dans les sous-sols des Hospices Civils de notre capitale alsacienne.

Une lourde porte s’ouvre sur un escalier en grès et, quelques marches plus bas, nous voilà dans les entrailles de cette énorme structure (1200 m²), face à une table avec des rangées de verres et les traditionnels « kougelhopf » et « zopf »alsacien.
Les voûtes sont magnifiques et les rangées de foudres sont impressionnantes.

              

    



Les rangées de foudres sous les voûtes.








Comme pour notre cathédrale, les soubassements des bâtiments de l’hôpital sont constituésde piliers en grès posés dur des troncs de chêne.

Le maître des lieux nous fait un exposé de haute tenue sur l’histoire de cette noble institution.
La Cave Historique des Hospices de Strasbourg a été créée en 1395. Elle participait à l'autosuffisance alimentaire de cette institution caritative et permettait de stocker les dons en nature (surtout des céréales ou du vin) que les patients ou des bienfaiteurs en tout genre lui concédaient. Très vite on s’est rendu compte qu’il fallait créer une structure pour stocker ces précieux breuvages : c’est ainsi que les pièces et les foudres ont commencé à investir ce lieu.
Cette cave a permis la conservation du vin pour la messe et pour l’alimentation quotidienne durant six siècles. La pharmacopée de l’époque étant un peu plus pauvre qu’à l’heure actuelle, le vin était même utilisé pour soulager les malades. « Le vin apaisait la soif, la douleur et la peine dans l’espérance de jours meilleurs ».
Quelle sombre époque… même pas de Prozac pour les déprimés !!!

En 1995, faute de résultats et sans perspective de développement la Cave était quasiment
condamnée à disparaître. Ce ne sera que grâce à l'application rigoureuse d'une nouvelle politique commerciale et de gestion que la Cave, grâce à un repositionnement qualitatif de son magasin de vente et à une dynamisation par des visites commentées qu'elle réussira à survivre. Des vignerons alsaciens, soucieux de conserver cet élément du patrimoine local se sont engagés par une convention pour participer à la vie de cette Cave pour une durée de 50 ans. C’est ainsi que sous ces voûtes, vignerons bas-rhinois et haut-rhinois, indépendants, coopératives ou négociants se retrouvent pour perpétuer cette tradition généreuse.

Chaque année 150000 bouteilles sont vendues avec l’étiquette des hospices de Strasbourg et le nom du producteur ayant proposé son vin.



 
Les bénéfices de la Cave sont réinvestis intégralement pour les Hôpitaux Universitaires de Strasbourg. C’est ainsi que la Cave a financé récemment l’achat d’un échographe en couleur et d’une ambulance.

La Cave possède également une exceptionnelle collection de pièces de tonnellerie : elle présente quelques chefs d’œuvres fabriquées par des maîtres tonneliers rivalisant d’ingéniosité et de créativité.


                               









Un exemplaire de cette magnifique collection

 










Dernière curiosité : le plus vieux vin en fût du monde. Eh oui, le vin originel date de 1472 ! Même si plus d’un demi millénaire d’ouillages réguliers ont sûrement considérablement modifié les 300 litres du produit initial, mettre le nez sur une bonde imbibée de ce liquide mythique reste un beau moment d’émotion. Je sens de la figue sèche, du raisin sec, de la vanille et du camphre… c’est surprenant et somme toute très agréable.
 











Bien à l'abri derrière des grilles...


















le tonneau contenant l’élixir qui défie le temps.









Pour les sceptiques sachez que ce breuvage a été analysé récemment dans les laboratoires de la Répression des Fraudes.
La conclusion est formelle : c’est encore du vin… Bluffant quand même.
Pour les spécialistes, l’analyse révèle : 9,4° d’alcool – 9 g/l d’acidité totale – 1,12g/l d’acidité volatile – 45,5 g/l d’extrait sec.


La visite se termine par la dégustation de 4 références de la Cave des Hospices :

-    Crémant Brut – Cuvée des Hospitaliers – Cave de Beblenheim
La bulle est fine et persistante, le nez présente des notes de mie de pain et de raisin frais. La bouche présente une acidité fine mais pointue, l’ensemble est équilibré et frais.
Agréable mais sans grande personnalité…pour un plaisir simple. BIEN

-    Riesling 2005 – Altenbourg – Sparr à Sigolsheim
Une robe jaune pâle et un nez typé et classique où on décèle de délicates notes de fruits jaunes et de menthe. La bouche est droite et minérale avec une finale un peu courte.
Discret et très rectiligne mais un peu léger pour le millésime. Peut-être en phase de repli en ce moment ? BIEN-

-    Klevener de Heiligenstein 2005 – Klipfel à Barr
Un nez discret mais très fin avec une attaque sur le caramel et des notes florales. La bouche opulente mais bien équilibrée est marquée par de l’abricot mûr et de l’amande. La finale est assez longue.
Un séducteur, très sensuel et peut-être un peu consensuel… BIEN+

-    Gewurztraminer 2006 – Cuvée Chloé – J.M. Vorburger à Voeltlingshoffen
Un nez explosif et caractéristique avec de la mangue et de la rose. La bouche est ample et soyeuse sans lourdeur avec une finale assez longue présentant de belles notes de poivre blanc.
Classique mais bien équilibré. BIEN+

Bref, une visite au cœur de l’histoire de notre région avec à la clé une dégustation tout à fait sympathique… A faire et à refaire !
Bien sûr, les vins qui sont de qualité honnête n’atteignent pas les sommets qualitatifs que l’on peut parfois tutoyer chez certains producteurs alsaciens mais je retiendrai néanmoins l’intense jubilation d’avoir pu célébrer le dieu Bacchus dans les fondations d’un hôpital. A l’heure où les discours hygiénistes les plus extrêmes sont de mise, c’est vraiment jouissif !!!


Dernières informations : si vous voulez contribuer à financer nos C.H.U. n’hésitez pas à aller faire un tour à la boutique de la Cave des Hospices.
Elle est ouverte au public tous les jours sauf le dimanche.

@+
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7 février 2009 6 07 /02 /février /2009 09:17
Visite au domaine Rolly-Gassmann à Rorschwihr


L'automne est une période tout à fait propice pour une petite virée dans le vignoble alsacien.
Les vendanges sont terminées et la vigne nous offre son plus beau visage en se parant d’ocre et d’or comme pour une dernière parade flamboyante avant le sommeil hivernal.

C’est en compagnie de deux coreligionnaires bachiques que nous décidons de nous rendre à Rorschwihr au domaine Rolly Gassmann.

Cette étape s’est imposée à nous tout naturellement, après la grande émotion que nous avions partagée lors du dîner de rentrée de l’Oenothèque Alsace avec le Riesling Pflaenzerreben de ce domaine.

Derrière l’église du village de Rorschwihr nous pénétrons dans une cave où règne une joyeuse cohue : Pierre Gassmann virevolte entre les groupes de dégustateurs avec des bouteilles à la main en remplissant les verres qui se tendent, tout en profitant des rares moments de répit pour préparer les commandes… Mme Gassmann a également fort à faire avec la gestion des factures et le service des vins. Faute de temps pour tergiverser longuement sur le choix des vins à déguster, Pierre Gassmann a choisi la solution la plus simple : commencer par servir le premier vin sur la carte et enchaîner jusqu’au dernier.
Normal me direz-vous…, sauf que cette fameuse carte comporte plus de 50 références !
Qu’à cela ne tienne, nos papilles sont affûtées et la crachoir est prêt… partons pour un voyage au cœur des terroirs de Rorschwihr.

Nous passons en revue : 2 sylvaner, 4 auxerrois, 9 riesling, 6 pinot noir, 5 muscat, 9 pinot gris et une douzaine de gewurztraminer…

Rorschwihr ne possède pas de terroir classé Grand Cru mais la maison Rolly-Gassmann exploite une dizaine de parcelles à forte personnalité :
-    Le Weingarten est composé de calcaire oolitique colluvionné à matrice de marnes argileuses. Cette parcelle est dédiée exclusivement au sylvaner.
-    L’Ober-Weingarten est constitué de lentilles argilo-limoneuses sur calcaire oolithique. Cette parcelle, située au dessus de la précédente (comme son nom l’indique), donne de fabuleux gewurztraminer.
-    Le Rotleibel est constitué de limon argileux marneux brun caillouteux, plaqué sporadiquement de lœss. Cette parcelle est dédiée aux pinots (auxerrois et pinot gris).
-    Le Moenchreben est constitué de limon argilo-marneux, colluvionné d’argile et de calcaire. Cette parcelle donne de beaux muscats et des pinots auxerrois de grande tenue.
-    Le Pflaenzerreben est constitué de limon argilo-calcaire de type Muschelkalk. Cette parcelle produit des riesling magnifiques.
-    Le Kappelweg est constitué de marne calcaire gris bleu du Rupelien. Cette parcelle est destinée au riesling et au gewurztraminer.
-    Le Silberberg est constitué de Muschelkalk silicifié. Cette parcelle produit un riesling V.T. qui défie le temps : la fraîcheur du 1997 est stupéfiante.
-    Le Stegreben est constitué de conglomérats de calcaire oolithiques et de marnes interstratifiées. Cette parcelle est réservée au gewurztraminer et voit naître d’extraordinaires cuvées de S.G.N.
-    Le Brandhurst est un terroir de Bergheim à dominante calcaire. Cette parcelle est donne de beaux pinot gris et gewurztraminer, notamment en S.G.N.
Une des autres particularités de la maison, c’est le grand nombre de millésimes disponibles à la vente : en ce moment 1997 à 2007 avec une référence en 1989 (Gewurztraminer S.G.N.). Un stock impressionnant de près de 1 million de cols permet aux propriétaires de laisser certaines cuvées se faire un peu en bouteille avant d’être proposées à la dégustation et à la vente.

Bien entendu, je n’ai ni le temps, ni l’envie d’ailleurs, de prendre des notes sur l’ensemble des crus dégustés , je vous donnerai simplement quelques impressions générales sur les vins de ce domaine :
-    la production est d’une homogénéité qualitative exceptionnelle : le choix pour l’acheteur est un vrai casse-tête (50 cartons de 6, ça fait beaucoup quand même !!!)
-    on trouve une présence perceptible de S.R. dans la plupart des cuvées mais ces vins possèdent une telle cohérence et un tel équilibre que même un amateur de vins d’Alsace secs se laissera séduire par cette subtile alliance entre opulence et fraîcheur.
-    Les cuvées moelleuses (V.T. et S.G.N.) sont, pour la plupart, de très grandes réussites et raviront tout oenophile à la recherche de liquoreux alsaciens, d’autant que la carte propose près de 20 références dans cette catégorie…impressionnant !

La philosophie de ce domaine pourrait se définir ainsi : « conduire la vigne de façon à ce qu’elle puisse exprimer pleinement la spécificité de son terroir. »
Et les terroirs, Pierre Gassmann les connaît sur le bout des doigts. Il est capable de décrire chaque parcelle est avec une précision quasi-scientifique : géologie, exposition, pentes, ensoleillement… aucun paramètre n’est négligé. C’est cette proximité avec ses terroirs qui conduit ce vigneron à choisir de pousser systématiquement les maturités le plus loin possible, à la limite du potentiel de chaque parcelle, pour « prendre tout ce qu’elle peut donner ».
Il n’est pas rare de trouver des cuvées génériques avec des teneurs en sucres proches des V.T… ça surprend au début mais on s’y fait très vite et là où on peut s’attendre à de la lourdeur, on ne trouve que profondeur et amplitude.


Bref, des vins magnifiques et une dégustation mémorable…une adresse incontournable tout simplement.
Bien évidemment, je suis reparti avec quelques flacons dont je me ferai un grand plaisir de vous livrer des commentaires de dégustation plus précis… Promis !



NB : pour les prix, il y en a pour toutes les bourses => de 6 à 80 euros.
@+
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6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 16:46
Week-end Portes Ouvertes au domaine RIETSCH à Mittelbergheim



C’est l’hiver en Alsace, le ciel est gris, la pluie est fine et froide, un vent glacé souffle et les gogos affluent en masse pour se faire plumer dans les diverses Foires à la Vinasse Chaude organisées durant tout le mois de décembre dans notre région…
Je sais, j’insiste lourdement pour démystifier ces manifestations touristiques complètement dévoyées de leur sens initial… mais ça m’énerve !

Heureusement que l’Alsace offre d’autres possibilités de sorties pour ceux qui veulent fuir ce Disneyland de Noël. C’est ainsi que j’ai eu le plaisir de rendre une nouvelle visite à Jean-Pierre Rietsch pour son opération Portes Ouvertes, avec un programme encore plus riche que les années précédentes.
En effet, 3 artistes invités exposaient leurs productions dans les caves du domaine et un film sur l’œuvre graphique de Tomi Ungerer était projeté dans la cuverie aménagée pour l’occasion.

Bien évidemment les vins étaient également à l’honneur puisque comme d’habitude, Jean Pierre et son équipe ont permis aux amateurs de rencontrer leurs cuvées à différents stades de leur évolution :
-    les 2008 en gestation
-    les 2005, 2006 et 2007 dans leur prime jeunesse
-    les vieux millésimes


Au domaine Rietsch on est très content du millésime 2008 : l’état sanitaire de la vendange était très satisfaisant, les maturités étaient suffisantes sans être excessives par contre la matière était très concentrée.
Ce seront des vins denses et fortement imprégnés par leur terroir (les analyses révèlent des taux très élevés d’extrait sec).
Comme je l’ai déjà fait sur un autre post je ne peux que vous renvoyer sur la séquence vidéo du blog de Philippe Bon qui montre les vendanges au domaine.

La première étape de la visite offre au dégustateur la possibilité d’apprécier les vins nouveaux. L’exercice est intéressant et formateur quoique difficile. Jean-Pierre n’utilise que des levures indigènes pour les fermentations, ce qui explique la diversité des niveaux d’évolution des différents échantillons : ici on laisse chaque cuvée vivre sa vie à son rythme.
·    Le pinot noir (12°3) est marqué par les fruits rouges frais et présente une belle structure et une belle vinosité. Avec un rendement moyen (50hl/ha) ce vin est encore assez sauvage avec une malo qui n’est pas encore faite.
En bio et avec un joli potentiel
·    Le muscat (11°7) est un peu plus avancé avec une malo en cours. Il présente de discrètes notes de sureau et de sucre d’orge. En bouche c’est un vin bien équilibré et sec.
Avec une coulure qui a réduit les rendements de façon drastique (16 hl/ha) cette référence va constituer une rareté dans la gamme de ce domaine.
·    Le sylvaner G.C. Zotzenberg (encore en fermentation, 12°8 et environ 20g/l de sucres restants) délivre des arômes très purs de fruits blancs et possède une belle expression minérale en bouche.
Le terroir parle dès la naissance.
·    Le gewurztraminer Weinberg (encore en fermentation, 12°8 et 23 g/l de sucres restants) possède un nez discret mais une bouche très riche avec beaucoup de gras.
Une nouvelle cuvée avec un beau terroir et un petit rendement (36hl/ha). A suivre.
·    Le pinot gris Rippelholz (encore en fermentation, 13,4° potentiels) possède également un nez de fruits blancs. La bouche est dotée d’une solide charpente avec une tension acide très droite.
Un futur P.G. sec mais avec une personnalité forte.
·    Le riesling Stein (encore en fermentation, 13° potentiels) est puissant, dense et profondément minéral.
Ce terroir calcaire qui jouxte le domaine est magnifique, bien drainé, exposé sud, avec juste ce qu’il faut de pente produira probablement un des grands vins secs du millésime.
·    Le gewurztraminer Heiligenstein (encore en fermentation, 15°5 potentiels) est déjà bien expressif au nez avec des fleurs et du raisin frais et possède une matière très concentrée en bouche.
Une cuvée opulente vendangée au pays du klevener.






Les 2008, tirés sur cuves et en train de se faire doucement…
on se trouve entre le jus et le vin mais chaque cru a déjà son (sacré) caractère.






La seconde étape nous fait passer directement à la dégustation de vieux millésimes avec 5 références sortie de la réserve personnelle du vigneron :
1 pinot noir Quatre Eléments 2003, 1 riesling Zotzenberg 1993, 1 riesling Stein 1997, 1 gewurztraminer Hardt 1999 et un pinot gris Rippelholtz 1999.

La robe des deux rieslings était d’un jaune éclatant (on devine un peu la couleur sur la bouteille du milieu), le Zotzenberg 1993 avait des arômes de tilleul et de fleur d’oranger et présentait une bouche très droite mais d’une grande élégance (BIEN+) ; le Stein 1997 avait des arômes d’agrumes frais et présentait une bouche puissante et minérale avec une finale vanillée (TRES BIEN).
Le presque déjà mythique pinot noir Quatre Eléments 2003 se présentait dans une robe sombre et dense et développait d’intenses arômes de cacao et de cerise à l’eau de vie (Mon Chéri pour les gourmands). La bouche puissante et équilibrée finissait longuement en laissant apparaître quelques notes boisées et fumées.
(TRES BIEN+)

La dernière étape se déroule dans le chaleureux caveau de dégustation du domaine, où les groupes de convives sont attablés près d’un feu de bois qui crépite dans la cheminée.
Il y a à un peu plus de 20 références en vente à l’heure actuelle mais des contraintes de temps m’ont contraint à opérer une sélection resserrée dans ma dégustation.
Mon goût personnel pour les vins plutôt secs m’a orienté vers les sylvaners et les rieslings 2007 :
·    Sylvaner Vieilles Vignes 2007 : jaune clair avec un nez très fin de fruits blancs, une bouche légère et gourmande et une belle salinité en finale.
La parcelle de vieilles vignes jouxte le Zotzenberg et la parenté est évidente : c’est un sylvaner de terroir.
BIEN+
·    Sylvaner G.C. Zotzenberg 2006 : jaune plus prononcé avec un nez plus complexe de fruits blancs, de fleurs et de miel, une bouche élégante et une finale minérale et saline.
Le terroir du Grand Cru est présent mais le vin reste assez léger.
BIEN+
·    Sylvaner G.C. Zotzenberg 2007 : jaune clair et brillant avec un nez de raisin frais et de miel, une bouche équilibrée avec une touche de surmaturité équilibrée par une acidité très longue et une finale profondément minérale.
Le terroir magnifié par le millésime : un sylvaner de haut vol !
TRES BIEN
·    Riesling Stein 2007 : très clair avec un nez discret, aérien et floral, une bouche ample et très profonde et une belle allonge finale.
Le jardin de la famille Rietsch a produit un super vin sec cette année : encore un peu sur la retenue mais une typicité et une concentration dignes d’un G.C.
TRES BIEN
·    Riesling G.C. Zotzenberg 2007 : jaune clair brillant avec un nez de belle intensité où les zestes d’agrumes s’épanouissent, une bouche vive et ample avec un équilibre parfait malgré quelques touches surmûries et une finale minérale et saline.
Certainement une des grandes réussites du millésime : le cépage et le terroir nous interprètent un duo classique de très haut niveau.
EXCELLENT
·    Pinot Gris G.C. Zotzenberg 2007 : dans le rôle du petit dernier pour la route, dégusté sans notes juste pour le plaisir avec Philippe… Une maturité V.T., des notes de fruits exotiques à n’en plus finir et une trame acide bien définie…une petite bombe !

Merci à la famille Rietsch pour ce bon moment.

@+
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6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 09:38
Pique-nique au domaine RIETSCH à Mittelbergheim




Un pique-nique chez le vigneron sous un soleil éclatant et une animation musicale assurée par Clémentine et son limonaire, que du bonheur…

 





Sous la tonnelle et au dessus du lieu-dit Stein le pique-nique est lancé.

 











A l’orgue de Barbarie Jean Pierre RIETSCH himself, et au chant notre amie Clémentine.





Malheureusement,  ma sinusite allergique m’a un peu gâché la fête et mon odorat m’a trahi une fois de plus.
Je m’excuserai donc par avance auprès des oenophiles exigeants et auprès de Jean-Pierre et son équipe pour la pauvreté de mes commentaires sur les vins proposés à la dégustation.
·    A l’apéritif pour accompagner des mauricettes maison, un Crémant extra-dry avec une bulle fine et persistante et une belle structure.
·    Pour débuter le repas, un Sylvaner Vieilles Vignes 2007 avec un grande richesse et un équilibre tonique.
·    Pour suivre un Pinot noir 2007, bio, non filtré et sans sulfites, qui présente un aspect légèrement trouble mais qui enchante le palais avec des arômes de fruits rouges.
·    Pour finir un Gewurztraminer 2007 issu de jeunes vignes d’une parcelle nouvellement acquise sur Heiligenstein, qui possède un fruité très pur soutenu par une minéralité surprenante.

Comme en 2007 mais avec une météo tout à fait estivale, nous avons pu redécouvrir, sous le soleil cette fois, quelques une des parcelles du domaine Rietsch. En compagnie de Jean-Pierre et de Valmont nous avons parcouru le sentier viticole qui nous a conduit du Stein, au Zotzenberg  en passant par le Brandluft

 





La parcelle du domaine Rietsch sur le lieu dit Stein (en français : caillou, pierre) : un sol calcaire à oolithes et une belle vigne orientée au sud.







L’aspect de cette parcelle, avec l’enherbement naturel et le labour caractérise bien le style de ce domaine qui se dirige vers une reconversion en agriculture biologique. C’est déjà chose faite sur tous les pinots noirs et cela se met en place de façon progressive et raisonnée sur l’ensemble des surfaces plantées.
 






Le lieu-dit Brandluft  (en français : air brûlant) : un coteau orienté à l’est avec un sol calcaro-gréseux qui se prolonge vers Andlau avec le sol gréseux du Grand Cru Wiebelsberg.


 








Une vue sur une partie du Grand Cru Zotzenberg  (en français : parmi toutes les traductions possibles la plus plausible serait colline aux épicéas), où le sylvaner a évincé le muscat de la liste des cépages autorisés pour l’appellation Alsace G.C.

 









Une vue sur le sous-sol du Zotzenberg : une roche calcaro-gréseuse avec une forte présence de fer qui lui donne cette couleur rouge (qui n’est pas due uniquement au grès) et surtout une densité surprenante (les fragments sont étonnamment lourds).






De retour à la maison, le groupe a été convié à une dégustation de vins nouveaux dans la fraîcheur de la cave où les 2007 terminaient leurs fermentations : j’y ai trouvé des jus riches mais équilibrés pleins de belles promesses.
Pour clore dignement cette journée, Jean-Pierre nous propose quelques vieilles bouteilles de sa réserve personnelle, entre autres un Pinot noir Les 4 éléments 2003 et un Riesling Brandluft 1988.

Hélas pour moi, toujours pas de nez, je n’ai pas eu le cœur de goûter… retour à destination de Strasbourg avec la ferme intention de revenir prochainement en pleine possession de mes sens…

Merci à la famille Rietsch pour ce bon moment.

Comme l’année passée, je ne peux que vous conseiller de participer un jour à ces fameux au pique-nique, vous ne le regretterez sûrement pas.

N’oubliez pas de consulter le site du domaine Rietsch :
ici
Pour le pique-nique chez le vigneron il y a plusieurs sites relatifs au vin d’Alsace, qui éditent les adresses des vignerons participants entre autres :



@+
Pierre

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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 15:28

Domaine Beck-Hartweg à Dambach


Pour la première sortie de l’année avec des membres de notre club oenophile (Alsace Oenophiles Club ou A.O.C. pour faire simple…), quoi de plus naturel que de rendre visite à l’un de nos membres V.I.P., qui n’est autre que Florian Hartweg, notre jeune et talentueux vigneron de Dambach.
 

Il est 10 heures du matin, il fait très froid, même dans la cave, où sont alignés de vieux foudres contenant les différentes cuvées du millésime 2008.

 





Dégustation des cuvées 2008…concentration et recueillement dans les tréfonds de la maison parentale









Florian est très attaché à ses vieux foudres et, malgré le travail souvent fastidieux qu’exige leur entretien, il n’envisage absolument pas de se passer de ces nobles contenants chargés d’histoire pour élaborer ses vins.

Quelques foudres de la cave Beck-Hartweg…
      
            





avec un verre de gewurztraminer GC 2008









 




 avec  un verre de riesling GC 2008      










Ce jeune homme, qui a suivi un cursus de formation moderne, reste très attaché à la tradition tant dans la cave que dans la vigne.

Nous commençons donc notre dégustation par une série de vins en cours d’élevage :

·    Sylvaner : des arômes de pomme verte, sec et nerveux en bouche et une finale légèrement fumée.
·    Riesling Réserve : droit et profond avec de fines notes citronnées, des S.R. très discrets ( 5 petits grammes), une acidité fine et quelques touches fumées en finale.
·    Riesling G.C. Frankstein : c’est le seul qui fermente encore ; il présente un nez très discret mais possède une très belle présence en bouche : l’équilibre gras/acidité est superbe et la finale est longue et saline.
·    Pinot Gris G.C. Frankstein : subtil et complexe au nez avec de la fraîcheur et du gras…sans conteste un futur grand vin de gastronomie.
·    Pinot noir rosé : la malo est terminée et le nez présente des arômes de fruits rouges croquants. Rondeur et gourmandise en bouche avec un très bel équilibre.
·    Pinot noir rouge : la malo est terminée et le vin présente une robe sombre et un nez complexe avec réglisse, fumé et épices. Plus d’extraction mais l’ensemble reste équilibré et très frais.
Deux très beaux pinots noirs récoltés sur des coteaux granitiques (le bas du Frankstein notamment) avec des rendements maîtrisés (45hl/ha)…je vais finir par me réconcilier définitivement avec ce vin !
·    Gewurztraminer : cette cuvée de base possède un bel équilibre sec avec une finale épicée.
·    Gewurztraminer G.C. Frankstein : fermé au nez mais avec une belle puissance en bouche, les 25 à 30 g. de S.R. sont très bien intégrés, la finale est longue et épicée.


Pour la suite de la dégustation, Florian nous invite dans la maison parentale, où nous passons en revue une partie de sa gamme de vins en bouteilles.


 
           














Poursuite de la dégustation dans la chaleur douillette de la « Stube » où la famille Beck Hartweg reçoit sa clientèle.

















Le domaine commercialise actuellement une vingtaine de références avec des cuvées génériques, des cuvées de réserve, des cuvées Grand Cru et des cuvées spéciales issues de vieilles vignes ou de vendanges tardives.
Comme nous sommes bien installés au chaud près du vieux poêle en faïence… et comme l’heure de l’apéritif n’est plus très loin, nous acceptons de bon cœur la dégustation approfondie que nous propose note hôte.

·    Pinot blanc 2006 : floral et miellé au nez, pur et gouleyant en bouche.
Ce vin est un miraculé, issu d’une parcelle où il a fallu éliminer 70% des raisins au moment des vendanges.
·    Riesling 2007 : des agrumes et des fleurs au nez (orange et violette), la bouche est pure et profonde avec des arômes de fleur d’oranger.
·    Riesling Cuvée Prestige 2004 : le nez est balsamique, la bouche davantage sur un registre végétal possède une acidité profonde et longue.
·    Riesling Grand Cru Frankstein 2002 : un nez très aérien avec des notes de miel et de sucre d’orge, en bouche l’attaque est délicate avec des arômes de miel et de froment, le vin se développe progressivement avec une trame acide très pure.
·    Riesling Grand Cru Frankstein 2004 : un nez très complexe mêlant des arômes balsamiques et miellés, la bouche est ample et offre une finale longue et saline.
·    Auxerrois Vieilles Vignes 2007 : un nez classique de poire mûre et de fruits blancs, une bouche avec du gras, de la salinité et une longueur surprenante.
Cette cuvée est issue d’une vieille parcelle exposée plein sud et jouxtant les pentes granitiques du Frankstein.
·    Riesling Vieilles Vignes 2006 : un nez marqué par des arômes de fruits du soleil (abricot, mangue), une bouche bien équilibrée avec des notes de raisins secs (surmaturité) et une belle longueur.
·    Pinot Gris Grand Cru Frankstein 2005 : un nez d’une étonnante fraîcheur avec des arômes de chlorophylle et de menthe, la bouche est opulente avec un côté acidulé qui apporte un bel équilibre, de légères notes fumées apparaissent en finale.
·    Pinot noir 2007 : une gourmandise alliant fruit et vinosité.
·    Pinot noir Cuvée du soleil 2005 : des notes de fruits noirs et de fumé avec une bouche puissante où tanins et gras trouvent un bel équilibre.
·    Gewurztraminer Cuvée Prestige 2006 : le cépage parle haut et fort et la rose est omniprésente, la bouche évolue peu à peu vers des notes plus fruitées pour finir sur de classiques évocations épicées.
·    Gewurztraminer Grand Cru Frankstein 2004 : le nez est monopolisé par des arômes balsamiques (résine, eucalyptus), la bouche est d’une belle fraîcheur un peu mentholée et la finale est très longue.
Là c’est net, le terroir domine vraiment le cépage.

Pour compléter, je rajouterai les notes de hier soir sur un vin du domaine, qui a séduit les membres du club A.O.C. lors de notre première réunion de l’année 2009 :
·    Pinot gris Cuvée de l’Ours 2007 : une robe jaune clair, très brillante, un nez fin et subtil avec de délicates notes florales, une bouche offrant un équilibre parfait entre des S.R. et une acidité pure et profonde. Le registre aromatique se situe sur le miel et les fruits jaunes et la finale est longue.
Surmaturité sans botrytis  pour cette belle cuvée qui réjouit le palais mais qui est encore loin de son apogée.


Après un solide repas de midi, dans une winstub de Dambach, Florian nous invite à une promenade digestive dans le Frankstein. Ce Grand Cru est constitué de plus sieurs coteaux orientés sud, sud-est, qui ont la même composition géologique. Les sols sont granitiques (granit à 2 micas), ils laissent facilement filtrer l’eau et les petites caillasses qui tapissent le sol entre les ceps captent et retiennent la chaleur du moindre rayon de soleil.

 
           






Les caillasses granitiques du Frankstein
















Un pied du domaine Beck-Hartweg











C’est vrai qu l’endroit est beau, on domine la plaine d’Alsace… et en plus il y a un rayon de soleil et un coin de ciel bleu !
Florian nous explique l’évolution de ses méthodes culturales : le domaine est passé de la viticulture intégrée (association Tyflo) en conversion bio.
« Produire du raisin de qualité le plus naturellement possible et dans le respect absolu de l’environnement » résume bien la conception qu’a ce jeune homme du métier de vigneron…Bravo !

 
            














Petite leçon de viticulture dans une parcelle de gewurztraminer  taillée récemment.     
 

     






















Une parcelle de pinot gris du domaine Beck-Hartweg









Quelques impressions pour conclure :
·    Le Frankstein est un terroir qui marque puissamment les vins : les notes balsamiques et fumées sont omniprésentes même sur des gewurztraminer ou des pinot gris, qui voient leurs caractères variétaux mis au second plan.
·    Les pinot noir du domaine sont souvent de belle réussites : après le 2007, le 2004 et le 1998 dégustés lors d’une soirée consacrée à ce cépage, ce sont les 2005 et 2008 qui ont séduit l’assistance aujourd’hui. La politique de la maison qui prône les rendements maîtrisés et la recherche des maturités optimales porte visiblement ses fruits.
·    Florian et ses parents arrivent à conjuguer ancrage dans la tradition et modernisation progressive, le tout dans un climat qui respire la sagesse et la sérénité… je pense qu’on n’a pas fini de parler du domaine Beck-Hartweg…


Avis à tous les oenophiles de passage en Alsace…

 

La plaine d’Alsace du haut du Frankstein


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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 22:00


Sécateurs et balayettes sur le Sommerberg




Le Sommerberg et Claude Weinzorn, c’est l’histoire d’une longue relation, parfois tumultueuse mais toujours passionnelle, entre un terroir et un vigneron.

Claude connaît le moindre recoin de ce coteau classé Grand Cru et l’aime profondément, malgré les efforts surhumains que ces abruptes pentes granitiques exigent de tous ceux qui veulent en exploiter la richesse.

Après la conquête du sommet, avec la plantation de la parcelle « Z » dans une zone particulièrement difficile (voir C.R. sur D.C.), Claude a décidé de faire du vin de glace sur les quelques rangs de gewurztraminer situés à l’extrémité est du Sommerberg.


C’est ainsi que je me suis retrouvés le 7 janvier 2009 dans la froidure d’un petit matin d’hiver (- 6°), en compagnie de la famille Weinzorn, de Stéphane et d’une petite dizaine d’amis du domaine, armés de sécateurs et de balayettes pour vendanger les 25 ares de cette petite vigne qui a défié le temps.



Gants, sécateurs et balayettes… cherchez l’erreur !




Début des vendanges au petit jour.




La fille au sécateur...



et le papa à la balayette.


Les raisins sont dans un état surprenant : les grappes sont quasiment intactes et recouvertes d’une fine pellicule de neige que le chef nous demande de faire tomber avant de prélever les fruits… c’est là qu’interviennent les fameuses balayettes.

Bon sang, mais c’est bien sûr !


La coupe est relativement facile : il n’y a plus de feuilles et les raisins sont beaux avec des grains compacts et durs qui lâchent un jus épais et collant sur nos gants. Il ne faut pourtant pas se précipiter, la rafle est ultra fragile et tout geste trop brusque est immédiatement sanctionné par une volée de baies bleutées qui s’éparpillent dans la neige… et qu’il faut aller ramasser car Claude ne veut pas que ses précieuses pépites se perdent.



Des pieds de gewurztraminer en janvier…magique, non ?


Après une première heure de travail, Sandrine Weinzorn nous propose un délicieux vin chaud maison épicé à souhait, pour nous réchauffer et nous donner petit coup de fouet avant l’attaque des derniers rangs de la parcelle.

Claude n’a aucune envie de boire un verre, il ne tient plus en place : il a peur que les raisins dégèlent, il est harcelé par les journalistes qui ont littéralement envahi le coteau (les D.N.A., L’Alsace et TF1…rien que ça !), il s’interroge encore sur la manière de presser…

Vers 10 heures, la parcelle est vendangée et 7 bottiches pleines prennent le chemin de la cave… l’heure de vérité approche.



Le jour s’est levé et Stéphane termine le dernier rang…


A peine une demi-heure plus tard on peut entendre le clac clac des billes de raisin qui tombent dans le tambour en inox du pressoir pneumatique.



TF1 filme le chargement du pressoir, Claude commence à se détendre…



Le pressurage démarre en douceur, suivant les conseils avisés de Jacky Bind venu de Scherwiller pour épauler son ami, et, très rapidement, les premières gouttes d’un jus huileux et joliment parfumé, tombent…





Malgré la couleur peu engageante de ce premier jus, tout le monde a envie de goûter. Il faut dire que le résultat est assez impressionnant : le nectar possède une sucrosité puissante mais reste tendu par une belle trame acide sous-jacente. Claude sourit à pleines dents et nous lâche enfin son légendaire « C’est bon, hein ! ».



Les premières mesures dépassent toutes les espérances : le mustimètre ne possède pas assez de graduations pour évaluer la densité de ce jus exceptionnel.



Claude et Jacky avec le mustimètre…ils n’en croient pas leurs yeux


Une première mesure nous donne une densité supérieure à 1135 pour un jus à moins 1°C.

Après plus de 150 litres une seconde mesure révèle une densité encore plus élevé pour un jus à moins 3°C.


Après une petite heure de pressurage lent, la membrane est dégonflée et le tambour du pressoir est ouvert pour vérifier l’état des raisins restants… édifiant !



Des baies presque intactes après le premier pressurage


Le deuxième pressurage est lancé, Claude et Jacky parlent stratégie… et finissent par fixer le point limite pour cette tête de cuvée à une densité de 1130.

Le reste sera gardé dans le tambour et sera pressé après un dégel complet avec peut-être une autre cuvée surprenante à la clé… qui sait ?

Aux dernières nouvelles , le volume final pour ce fameux vin de glace est de 340 litres avec un degré potentiel de 19°2, si tout va bien ce sera une S.G.N.

Notre roi du Sommerberg est comblé : non seulement il a réussi son pari mais le résultat dépasse largement ses espérances.

Il lui reste maintenant à exploiter toute cette belle matière première pour nous concocter un GRAND VIN… mais ça c’est une autre histoire !


Une dernière surprise avant de partir, Claude nous invite à déguster sa première récolte sur la parcelle « Z ». La vigne n’a que 3 ans mais le riesling qu’elle a engendré frise déjà l’exceptionnel : un nez d’une puissance et d’une précision rares (une corbeille de fruits exotiques) et une bouche ample, équilibré avec une profondeur digne d’un très grand vin. Incroyable !

Je ne suis pas visionnaire (ni même qualifié pour parler comme je le fais) mais je ne pense pas me tromper si je vous dis que cette parcelle engendrera des vins d’anthologie dans les années à venir.


11 heures 30, le jus continue de s’écouler doucement, Claude est sur le qui-vive dans sa cave, une part de galette des rois et une dernière dégustation de quelques 2005, 2006 et 2007 avec Madame et nous voilà repartis vers Strasbourg avec plein de beaux souvenirs … et quelques beaux flacons généreusement offerts par la maison.

Qui a dit que cette année commençait mal !



L’extrême est du Sommerberg, appelé Kougelhopf par les autochtones, avec en haut, les filets bleus de la parcelle de Claude Weinzorn



Niedermorschwihr

@+
Pierre
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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 21:02
Visite au Domaine de l’Oriel à Niedermorschwihr



Bien qu’imprononçable pour les non autochtones ce village, adossé aux collines vosgiennes sur la route vers les Trois Epis mérite un petit crochet sur la route des vins.

Le Domaine de l’Oriel, situé au centre de ce petit bourg viticole, offre une large gamme de vins d’Alsace avec des cuvées issues de 3 terroirs Grand Cru : Brand, Sommerberg et Florimont.

Claude Weinzorn se trouve à la tête de cette exploitation. C’est un personnage attachant, qui partage facilement et avec beaucoup de spontanéité son enthousiasme pour son métier, ses vignes et ses vins.

Tel un père qui aurait un petit faible pour son enfant le plus turbulent et le plus rebelle, ce viticulteur est particulièrement attaché à son coteau du Sommerberg.



Montée entre les rangs de vigne du Sommerberg





Le Sommerberg (Montagne de l’été) est un coteau abrupt et aride exposé plein sud, à la limite nord de Niedermorschwihr. La forte pente (45°) et le sol granitique rend le travail du vigneron particulièrement pénible, mais les vins qui y naissent peuvent atteindre des sommets de qualité.





Les vignes en terrasse sur le Sommerberg






Récemment, Claude Weinzorn a décidé de partir à la conquête du sommet de ce coteau en plantant des vignes sur l’impressionnante calotte rocheuse, qui culmine au dessus de 400 m. Cette parcelle, située dans la caillasse entre les lacets en Z d’un sentier, qui a du laisser quelques courbatures mémorables dans les mollets des VTTistes locaux, a demandé un travail de titan pour la mettre en culture. Bien évidemment, les plus grands espoirs sont de mise pour la qualité des futurs produits issus de ces quelques rangs de vigne…Patience…





La roche granitique qui caractérise ce terroir au niveau de la parcelle Z.

 




 





Les nouvelles vignes au bas de la parcelle Z





La dégustation de quelques références de la gamme produite a révélé une belle homogénéité qualitative. Je n’ai malheureusement pas pris de notes détaillées et je ne peux vous livrer que quelques impressions globales sur les vins goûtés.


  • Assemblage de cépages nobles – L’Oriel.
    Marqué par des arômes complexes de fruits frais, bouche opulente et ronde. Vin plaisir par excellence BIEN-TRES BIEN
  • Muscat 2005.
    Des arômes d’une grande finesse et d’une grande subtilité, qu’il faut chercher patiemment, un équilibre sec et désaltérant en bouche. Frais et friand.
    TRES BIEN
  • Riesling GC – Sommerberg 2004.
    Un panier de fruits exotiques et d’agrumes, une trame acide franche et très digeste et un développement aromatique long et puissant en bouche. Superbe ! TRES BIEN-EXCELLENT
  • Riesling GC – Sommerberg Cuvée Arnaud 2004.
    Version vieilles vignes du précédent : le registre aromatique est similaire mais l’ensemble est plus puissant et l’équilibre en bouche est parfait. Bluffant ! EXCELLENT.
  • Pinot gris GC – Sommerberg 2004.
    L’alliance entre une belle acidité minérale et le gras et l’opulence de ce cépage : un Pinot Gris équilibré et puissant, parfait pour de beaux accords gastronomiques. TRES BIEN


Des notes de dégustations plus précises suivront très certainement.

@+

Pierre

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  • : Vins, vignobles et vignerons.
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Bonjour à tous

Amateur de vin depuis près de 30 ans et internaute intervenant sur un forum de dégustateurs depuis plusieurs années, j’ai crée ce blog pour regrouper et rendre plus accessibles mes modestes contributions consacrées à la chose vinique.

 

Mes articles parlent presque toujours de rencontres que j’ai eu l’occasion de faire grâce au vin :

rencontres avec de belles bouteilles pour le plaisir des sens et la magie de l’instant,

rencontres avec des amis partageant la même passion pour la richesse des échanges et les moments de convivialité inoubliables,

rencontres avec des vignerons et avec leur vignoble pour des moments tout simplement magiques sur les routes du vin ou au fond des caves.

 

J’essaie de me perfectionner dans l’art compliqué de la dégustation dans le seul but de mieux comprendre et mieux pouvoir apprécier tous les vins.

Mes avis et mes appréciations sont totalement subjectifs : une dégustation purement organoleptique ne me procure qu’un plaisir incomplet.

Quand j’ouvre une bouteille de vin, j’aime pouvoir y associer le visage du vigneron qui l’a fait naître, j’aime connaître les secrets de son terroir, j’aime avoir plein d’images et de souvenirs associés à ce liquide blanc ou rouge qui brille dans mon verre.

 

Merci à tous ceux qui viennent me rendre visite.

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