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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 08:56

 

Contrairement à l’année passée c’est sous la canicule de fin août que nous nous retrouvons à faire notre traditionnel périple bourguignon avant de penser à la rentrée scolaire. Avec Martial qui m’accompagne pour la 3° année consécutive et deux « jeunots » du club AOC désireux de vivre quelques émotions oenophiliques in-situ, nous partons pour 2 jours de visites à la recherche de bons vins et de caves fraîches.


Jour 1. : petite descente nord-sud de Concoeur à Puligny en passant par Pernand.

 

 

 

Domaine Rollin à Pernand Vergelesses

 

Après une pause de midi dans un petit village des hautes côtes nous descendons vers le sud pour rejoindre notre seconde étape à Pernand-Vergelesses, un charmant petit bourg viticole accroché à la montagne de Corton…un des nombreux sites qui me rappellent que la Bourgogne peut aussi s’apprécier pour la beauté de ses paysages.

 

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Le bout du village de Pernand au pied de la colline de Corton, côté Charlemagne (secteurs « En Charlemagne » et « Le Charlemagne »).

 


Redécouvert en 2010, le domaine Rollin m’avait alors particulièrement séduit par la belle tenue de sa gamme de blancs 2008 et de rouges 2007. Une nouvelle visite s’est donc imposée tout naturellement cette année.

 

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Madame Rollin nous accueille au caveau et comme nous sommes un peu moins pressés que lors de notre dernière visite nous prenons le temps de faire un tour complet de la production du domaine.

Nous commençons par la dégustation de la gamme de vins blancs :

Aligoté 2009 : le nez est très aérien avec des notes discrètes de fleurs blanches, la matière est étonnamment généreuse, même un peu lourde, la pointe minérale de la finale apporte une sensation de fraîcheur bienvenue.
Mûr et bien gras cet aligoté semble très marqué par le millésime et pêche un peu par son manque de vivacité.

Hautes Côtes de Beaune blanc 2010 : le nez est agréable sur les fruits blancs, le citron frais et une fine touche boisée, la bouche présente une chair très gourmande avec une structure acide bien large et une finale très vive.
Cette cuvée vient d’être mise en bouteilles mais semble déjà bien en place…voilà un beau bourgogne blanc à prix très sage (autour de 8 euros).

Pernand Vergelesses 2010 : le nez est fin, marqué par des notes d’agrumes (citron, pamplemousse), la bouche est vive et tendue avec un joli gras et une longue finale sur le pamplemousse.
Comme le précédent, ce vin est de mise récente et se goûte déjà avec plaisir même si son abord se montre un peu moins facile…en tous cas le niveau de ces deux cuvées de 2010 nous rassure sur la qualité des blancs sur ce millésime.
 

 

Pernand Vergelesses Les Cloux 2009 : le nez est assez discret, floral et pierreux, la bouche est dense et très concentrée, la finale est longue et très minérale.
Particulièrement appréciée l’année passée cette cuvée issue d’une parcelle de jeunes vignes est tout aussi réussie sur ce nouveau millésime…ces Cloux sont en passe de se faire une place de choix dans la gamme du domaine.

 

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Pernand Vergelesses 1°Cru Sous Frétille 2009 : le nez est plus marqué par l’élevage avec un boisé net et des notes d’épices, les arômes de citron frais se révèlent en fond, l’attaque en bouche est pointue, le milieu s’épanouit en souplesse et en rondeur, la finale revient sur un fruit très agréable et quelques notes boisées.
Conçu pour charmer dès le premier abord ce vin généreux gagnera surement encore en définition et en finesse lorsque le temps aura patiné sa matière.


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Le climat « Sous Frétille » vu d’en-haut…

 

 

Corton Charlemagne 2009 : le nez est discret mais raffiné sur des arômes pêche blanche mûre et des notes caillouteuses en fond, la bouche impressionne par sa matière puissante et ample qui envahit le palais en laissant persister longuement de profondes notes minérales.
La classe du Grand Cru se remarque dès que le vin est mis en bouche, une structure sphérique imposante mais une trame acide et minérale qui maintient une charpente très solide…Superbe !

 

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Nous passons aux vins rouges, avec un premier vin issu du millésime 2009 :

Hautes Côtes de Beaune rouge : le nez est franc et expressif sur les fruits rouges, la bouche possède un toucher assez viril mais le fruité est toujours aussi net, la finale est d’une fraîcheur très agréable.
Ce vin laisse l’impression d’une personnalité encore un peu dissociée entre une matière généreuse et une charpente encore très virile…gageons qu’un séjour en cave saura tempérer cette fougue et harmoniser l’ensemble.


Le reste des cuvées rouges sont toutes issues du millésime 2008 :

Chorey les Beaune : le nez est assez ouvert sur les fruits rouges et le pain d’épices, la bouche est ample, grasse mais solidement charpentée, la finale légèrement réglissée est bien tannique…peut-être même un peu austère.
L’olfaction est belle, la matière est concentrée mais l’équilibre est encore un peu viril à l’heure actuelle…comme el précédent ce vin rouge semble encore bien trop jeune pour être apprécié.

Savigny les Beaune : le nez est profondément fruité et délicatement boisé, en bouche, après une attaque bien vive, la solide structure tannique s’impose dès le milieu en donnant un caractère très austère à la finale.
Comme le Chorey, ce Savigny se caractérise par une charpente très solide qui le rend assez difficile à approcher à l’heure actuelle.

Pernand Vergelesses : le nez est discrètement fruité, la bouche possède plus de rondeur avec quelques notes minérales bien définies, la finale reste cependant marquée par des tanins assez virulents.
La structure tannique reste présente mais on sent une matière capable de répondre en équilibrant l’ensemble pour peu qu’on lui laisse le temps de se mettre en place…Les amateurs patients ne sont pas à l’abri d’une très bonne surprise sur cette cuvée !

Pernand Vergelesses 1°Cru Les Vergelesses : le nez est discret toujours sur les fruits rouges et un léger boisé, la bouche possède une matière assez généreuse tout en gardant un équilibre très vif et une présence tannique sensible, la finale est marquée par un beau retour aromatique fruité et épicé.
Après relecture des commentaires sur le Vergelesses 2007 il apparaît que cette cuvée est finalement assez proche de celle goûtée l’année passée…un vin plus marqué par son terroir que par le millésime.

Pernand Vergelesses 1°Cru Les Fichots : le nez est ouvert et agréable sur la gelée de groseille, la bouche est profonde, bien tannique et la finale très fraîche révèle une belle longueur aromatique.
Un fruit bien épanoui qui donne envie de goûter et une bouche robuste et corsée qui nous conseillerait plutôt de garder ce vin en cave durant quelques années…dilemme !

Pernand Vergelesses 1°Cru Ile des Vergelesses : le nez est très discret, on y détecte quelques notes florale et une pointe plus minérale, la bouche possède une matière concentrée, imposante avec des tanins toujours très vifs et une finale longue et finement épicée.
Bien plus réservé que le 2007 mais laissant une impression de puissance identique cet Ile des Vergelesses confirme pleinement son statut de cuvée phare du domaine sur cette couleur...pour moi c’est le plus beau vin de la série !

 

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Aloxe Corton : le nez est assez ouvert sur la prune et les épices douces, la bouche possède un équilibre viril mais la matière reste d’un contact agréable au palais, la finale est longue et finement réglissée.
Là aussi ce 2008 se rapproche un peu du 2007 par son côté plus rustique mais la présence en bouche de ce vin révèle un grain dense et charnu qui permet d’envisager sereinement les quelques années de garde nécessaires à son épanouissement.
 

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Point de vue au dessus de Pernand : entre les 2 premières routes en V, le climat « Fichots » et entre les 2 routes en V du second plan, le climat « Ile des Vergelesses »


Après la belle impression de 2010, cette seconde visite au domaine Rollin nous a un peu moins enthousiasmés : il faut dire que la plupart des cuvées rouges de 2008 se sont révélées très difficiles à goûter en cette fin août.
Les blancs se sont montrés beaucoup plus à leur avantage : parfaitement équilibrés et très gourmands, ils se livrent dès aujourd’hui avec une grande facilité…GRAND MIAM !
Les rouges ont presque tous un profil paradoxal avec une palette olfactive au fruité ouvert et immédiat et une présence en bouche que des tanins très présents rendent souvent trop austère : des vins qu’on a envie de boire sur le fruit mais dont la structure demande un peu de garde pour gagner en souplesse…un choix presque cornélien !
Ceci dit, cette année nous n’avions pas trop d’impératifs temporels et nous avons pu profiter pleinement de la qualité de l’accueil chez les Rollin : la quinzaine de vins de la gamme étaient offerts à la dégustation, quelle meilleure adresse pour découvrir les diverses appellations de Pernand Vergelesses !

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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 18:52



Contrairement à l’année passée c’est sous la canicule de fin août que nous nous retrouvons à faire notre traditionnel périple bourguignon avant de penser à la rentrée scolaire. Avec Martial qui m’accompagne pour la 3° année consécutive et deux « jeunots » du club AOC désireux de vivre quelques émotions oenophiliques in-situ, nous partons pour 2 jours de visites à la recherche de bons vins et de caves fraîches.


Jour 1. : petite descente nord-sud de Concoeur à Puligny en passant par Pernand.


Domaine Hervé Murat à Concoeur

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Voilà déjà 5 millésimes que je suis la carrière de ce jeune vigneron installé sur les hauteurs au dessus de Vosne Romanée et qui, d’année en année, perfectionne son travail à la vigne et en cave tout en étoffant sa gamme de crus. Les projets d’agrandissement de son espace professionnel ont pris un peu de retard mais Hervé Murat reste serein « A l’heure actuelle il faut se concentrer sur les vendanges 2011 dont l’échéance approche… pour les nouveaux locaux on attendra une période plus calme ». Avancer toujours mais sans brûler les étapes, voilà une démarche empreinte d’une grande sagesse.
Debout entre 2 grandes cuves en bois déjà prêtes pour accueillir la vendange future et quelques barriques de vins de 2010 nous partons le verre à la main pour une nouvelle visite gustative de la production actuelle du domaine.

Nous commençons par déguster quelques échantillons du millésime 2010 : prélevées en cours d’élevage certaines cuvées n’ont pas terminé leur fermentation malo-lactique.


Hautes Côtes de Nuits Le Clos Duc : le nez est discret avec un peu de réduction rapidement remplacée par des arômes fruités et légèrement réglissés, la bouche possède une belle structure avec une matière riche et un finale encore un peu astringente..
Même si l’acidité malique perturbe encore un peu sa finale, cette cuvée issue d’une petite parcelle de vieilles vignes (plus de 40 ans) exposée plein sud est pleine de belles promesses. Je ne serai pas étonné de voir ce Clos Duc devenir une référence sur les Hautes Côtes.

Beaune 1° Cru Les Tuvilains : le nez est bien ouvert avec un fruité très pur, la bouche est charnue et gourmande, finement aromatique elle est soutenue par une trame tannique très soyeuse.
Cet intrus bien sympathique dans cette gamme exclusivement consacrée à la Côte de Nuits se montre en général très charmeur dès son plus jeune âge…2010 ne déroge pas à la règle, un régal !

Morey Saint Denis 1° Cru Les Charrières : le nez est déjà très flatteur sur la griotte et le noyau de cerise, la bouche se montre déjà fort avenante avec une présence au palais bien ronde et une finale qui promet par sa belle longueur aromatique.
Comme le 1° cru précédent ce vin est plus avancé dans sa conception que le HCN et nous donne un premier aperçu plus que rassurant sur ce millésime : la matière est dense et donne une belle impression de maturité…Rassurant !


Pour la suite Hervé Murat nous propose un tour d’horizon complet sur ses cuvées 2009 en commençant par une nouveauté, le premier vin blanc produit au domaine.


Hautes Côtes de Nuits blanc : le nez est frais et flatteur sur les fleurs blanches et le bonbon acidulé, la bouche est tout en finesse et en élégance avec une finale épicée et discrètement boisée.
Cette première cuvée blanche est issue à 100% de pinot blanc et vinifiée à la bourguignonne dans des barriques (15% de fût neuf)…une petite friandise originale qui se livre avec simplicité et modestie mais qui se boit avec plaisir.

Hautes Côtes de Nuits Les Herbues : le nez est discret et complexe, la bouche est bien concentrée et très soyeuse, la finale bien longue laisse apparaître de belle notes de bâton de réglisse.
La parcelle « historique » d’Hervé Murat tient crânement son rang dans une gamme qui s’étoffe d’année en année : on sent le beau millésime à travers son équilibre très riche mais aussi la patte du vigneron qui a su donner une belle harmonie à l’ensemble.

 

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Hautes Côtes de Nuits Le Clos Duc : le nez est ouvert et flatteur avec un fruité bien mûr, la matière est très belle, gourmande, charnue avec une finale qu’une délicate pointe acidulée rend particulièrement sapide.
Comme le laissait prévoir la dégustation de cette cuvée sur le millésime 2010 ce vin charnu et très complet qui glisse bien en bouche est déjà un séducteur absolu.

Morey Saint Denis : le nez est discret et évolutif, plutôt torréfié dès l’attaque, il révèle des notes de prune avant de s’épanouir sur un registre plus floral, la bouche est dense, concentrée avec une présence tannique bien mûre et une très belle longueur aromatique en finale.
Comme pour le 2008, ce vin se laisse déjà approcher de façon très directe mais la belle matière en bouche nous fait penser qu’un petit séjour en cave lui fera prendre une dimension supérieure…cruel dilemme !

Chambolle Musigny Les Echézeaux : le nez est fin et aérien sur un registre très floral (pivoine, violette), la bouche possède une silhouette longiligne très élégante, la finale est fraîche et sapide.
Malgré la belle matière liée au millésime ce Chambolle se présente dès son plus jeune âge dans un équilibre svelte et racé…une belle aristocrate.


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Nuits Saint Georges La Petite Charmotte : le fruité est discret mais joliment complexe, la matière en bouche est dense avec un équilibre vif et racé et une finale où des arômes de fruits et d’épices persistent longuement.
Récoltée sur une parcelle située dans le secteur nord de Nuits Saint Georges vers Vosne, cette très belle cuvée qui fait son apparition sur la carte du domaine laisse déjà une remarquable impression de plénitude…Incontournable dès le premier millésime !

 

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Morey Saint Denis 1° Cru Les Charrières : le nez est pur et racé avec une palette bien complexe sur la prune, la violette et les épices douces, la bouche est grasse et charnue, l’équilibre est presque doux mais la finale reste fraîche et bien longue avec un retour très agréable sur la violette.
Avec du volume, de la concentration et une grande richesse aromatique ce premier cru de Morey est tout simplement un grand vin !

Beaune 1° Cru Les Tuvilains : le nez est séduisant avec des arômes de fruits rouges confits, la bouche flatte par sa douceur et son superbe équilibre qui associe une matière puissante, une fine acidité et une trame tannique dense et mûre.
Cette petite parcelle de vieilles vignes (1/2 hectare, datant de 1947) située sur les hauteurs de Beaune a produit en 2009 un vin complet, déjà très facile d’accès mais avec un potentiel énorme…On termine la série en apothéose !

 

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Les quelques 2009 dégustés l’année passée avaient placé très haut les attentes sur ce millésime…après ce tour d’horizon complet on ne peut que constater que le défi a été relevé haut la main par Hervé Murat : nous avons été impressionnés par l’homogénéité qualitative des vins dégustés sur cette série. Ces cuvées possèdent toutes un charme direct et immédiat tout en présentant des structures équilibrées et des matières riches, qui leur garantissent à coup sûr un très grand potentiel de garde.
Pour 2010, tout le monde s’accorde à dire que cela a été un millésime plus difficile que 2009, soit ! Ceci dit les 3 vins dégustés en cours d’élevage sont plutôt de nature à rassurer : le fruité est pur, les matières sont mures et les charpentes sont solides.
Vivement l’année prochaine pour découvrir ces vins finis…et les nouvelles installations du domaine…wait and see !



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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 19:26

Comme je vous l’ai annoncé en août, la deuxième partie de ma visite en terre bourguignonne se déroulera en automne ; c’est aujourd’hui chose faite puisque je reviens d’un périple de 2 jours dans le Beaujolais et le Maconnais. Jean-Claude, ami d’enfance et compagnon fidèle de mes premières expériences œnophiles, a réussi à se ménager une petite fenêtre de liberté dans son emploi du temps pour participer à l’aventure…il y a des situations où le terme pèlerinage prend tout sons sens !

 

Jour 2 : La Soufrandière en chantier et un tour de cave à Puligny



Après cette journée riche en émotions – pas toutes liées à la chose vinique d’ailleurs – mais très largement dédiée au vin rouge, nous repartons pour la suite de notre périple vers des contrées où le blanc règne en maître puisque c’est à Vinzelles et Puligny Montrachet que nous sommes attendus aujourd’hui.

 


Domaine La Soufrandière à Vinzelles


Nous arrivons au domaine de la Soufrandière vers 11 heures du matin et découvrons un chantier impressionnant chez les frères Bret : les travaux d’extension de leur cave viennent de débuter, camions, grue et pelleteuse ont envahi l’espace autour de cette paisible demeure bourgeoise sur les hauteurs de Vinzelles.
Jean Guillaume nous accueille en nous expliquant rapidement ce nouveau projet. « Le doublement de notre surface enterrée va augmenter considérablement notre espace de travail et nous permettre d’élever plus longuement certaines cuvées. Nous pourrons ainsi supprimer les opérations de filtration sur certains vins…accessoirement ça nous évitera aussi d’être obligés en permanence de jouer à Tétris pour gérer notre stock et préparer nos commandes… ».

 


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La Soufrandière en chantier

 

Après cette année bien compliquée, l’esprit d’entreprise de ces vignerons n’a pas fléchi d’un pouce : ici on travaille inlassablement dans un souci de préservation de l’environnement sans faire aucune concession sur le plan de la qualité des vins. Il va sans dire que Marc-Antoine, le troisième frère, qui s’est joint au binôme depuis peu, ne sera pas de trop pour épauler ses deux ainés dans cette belle aventure.

Le chai est bien rempli avec des empilages de barriques contenant les jus de la vendange 2010 et c’est dans cette ambiance bien vineuse que nous dégustons quelques vins choisis sur la longue liste proposée par le domaine.


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C’est la première année que je vois le chai de la Soufrandière aussi rempli…


Nous débutons par une série de vins Bret Brother :


Macon Uchizy La Martine 2009 : le nez est très charmeur sur le fruit, la bouche est riche mais l’équilibre finale reste très vif, la finale surprend par sa longueur inattendue.
Une parcelle de vieilles vignes (près de 50 ans) située dans un secteur nord de l’appellation a donné naissance à ce vin gourmand et ouvert…irrésistible Martine !

Viré-Clessé Sous les Plantes 2009 : le nez est discret et complexe avec des notes fruitées et quelques touches anisées, la bouche est vive et tendue, la finale très longue est marquée par de délicates notes boisées et épicées.
Issu d’une parcelle située au sud de Viré, riche en limons, cette cuvée se démarque par une structure puissante en bouche et une belle complexité aromatique naissante.

Saint Véran En Combe 2009 : le nez se situe dans un registre proche du précédent, mais semble encore un peu plus fermé, la bouche est équilibrée avec un joli gras et une minéralité très affirmée, la longue finale révèle de belles notes vanillées et des amers très distingués.
Ce vin provient d’une parcelle de vieilles vignes labourées exposée sud et située à Chasselas, il se montre réservé à l’heure actuelle mais son potentiel d’évolution est évident.

Saint Véran La Côte Rôtie 2008 : le nez joliment expressif offre des notes de pain grillé et de citron mûr, la bouche est très droite avec un gras sensible, la finale commence à révéler une minéralité longue et raffinée.
La Côte Rôtie est un coteau pentu exposé plein sud au pied de la roche de Vergisson, le risque de produire des vins « solaires » est réel dans ces conditions ; pour 2008 le problème ne s’est pas posé, ce Saint Véran est magnifique d’équilibre et de minéralité.

 

 

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Pouilly Loché Les Mûres 2008 : le nez est fin et complexe sur des notes de mélisse, d’anis et de citron, la bouche est fraîche et très gourmande, il faut attendre la finale pour percevoir la minéralité naissante de cette cuvée.
La palette aromatique de ce vin est déjà bien épanouie mais la présence en bouche dénote une maturité encore précaire. Ce terroir considéré comme le meilleur de l’appellation n’a surement pas trahi sa réputation : dans quelques années ce Pouilly Loché exprimera toute sa classe.

Pouilly Fuissé En Carementrant 2008 : le nez est délicat sur les fruits secs (noisette, amande), la bouche possède une structure massive où le gras et la puissante minéralité se répondent et vibrent de concert, la finale est très longue.
Des vieilles vignes sous la roche de Vergisson génèrent millésime après millésime un vin dont la puissance et la minéralité forcent l’admiration et le respect…Un très grand terroir interprété de façon magistrale par de grands vignerons…Bravo !

Pouilly Fuissé Le Clos Reyssié 2008 : le nez est ouvert et riche avec des arômes d’agrumes très mûrs, de raisins secs et d’épices, la bouche est somptueuse, pleine d’énergie et de fantaisie mais parfaitement équilibrée.
Voilà une belle cuvée qui s’offre déjà avec beaucoup de générosité aujourd’hui mais ne vous y trompez pas, ce Pouilly Fuissé possède encore de belles ressources pour évoluer et grandir encore.

 

La seconde partie de cette dégustation est réservée aux vins de La Soufrandière :

Macon Vinzelles Le Clos du Grand Père 2009 : le nez flatteur, agréable sur un registre délicatement floral complété par quelques notes exotiques, la bouche est souple, relâchée mais parfaitement équilibrée.
Cette parcelle située au pied du coteau de Vinzelles, produit chaque année une cuvée extraordinaire de gourmandise et de pureté…je dois avouer que je craque systématiquement devant son pouvoir de séduction.


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Pouilly Vinzelles 2009 : le nez s’ouvre sur des notes de réduction assez fortes mais heureusement très fugaces, la suite est bien plus avenante avec un fruité complexe et quelques notes épicées, la bouche est puissante, la matière est riche et concentrée et la finale très longue révèle une profonde trame minérale.
Les jeunes vignes des Quarts permettent d’élaborer ce Pouilly Vinzelles de toute beauté. Parfait pour laisser le temps aux cuvées plus prestigieuses de se faire, ce vin me séduit complètement à chaque nouveau millésime.

 

 

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Pouilly Vinzelles Les Quarts 2009 : le nez est fermé à double tour mais la matière en bouche est énorme : concentration, équilibre, minéralité et longueur, tout y est !
Un vin qui se cherche encore mais ces premières impressions de dégustation ne laissent vraiment planer aucun doute…c’est une bombe !

Pouilly Vinzelles Les Quarts 2008 : le nez est ouvert et bien intense sur les agrumes mûrs et le gingembre, en bouche la matière est puissante, l’acidité vive et large tient solidement la structure, la finale laisse deviner quelques notes réglissées.
L’olfaction très épanouie contraste encore un peu avec une présence en bouche qui se cherche encore, mais les éléments constitutifs sont splendides…ce grand vin a encore besoin d’un peu de temps pour se révéler pleinement.

Pouilly Vinzelles Les Quarts 2007 : le nez plus secret possède beaucoup de finesse et de complexité, il y a des épices, des fruits secs (noisette) et un peu de citron confit, la bouche est parfaitement en place, le gras et la puissante minéralité chantent à l’unisson, la finale est saline et délicatement épicée.
Cette superbe cuvée issue de (très) vieilles vignes sur ce fameux terroir de Vinzelles commence à parler ; tendons nos papilles mais sans nous précipiter, ce Pouilly Vinzelles commence à peine sa phase de maturité…Patience.


 
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Une belle trilogie.


Beaujolais Leynes Bien-Venu InX-Tremis 2009 : le nez est très réservé sur les fruits et les épices, la bouche est dense et charnue avec une trame tannique sensible et une jolie fraîcheur en finale.
Un équilibre assez loin des canons esthétiques beaujolais mais un beau vin rouge qu’il faudra attendre un peu pour l’apprécier pleinement.

 

 

Au risque de radoter (ceux qui me connaissent bien diront que c’est de mon âge…) je ne peux que m’incliner une fois de plus devant l’homogénéité de la production des frères Bret : tous les vins goûtés respirent l’équilibre et l’harmonie et donnent un plaisir tellement immédiat qu’on en oublierait presque que ce sont des références de très haut niveau sur ces appellations mâconnaises.
Evidemment, je suis dans l’incapacité d’extraire un vin coup de cœur sur cette belle série, mais j’ai été ébloui par la texture incroyable des 2009…avec au sommet de la pyramide la cuvée Les Quarts, qui ne m’aura jamais autant impressionnée que cette année.
Le second point qu’il me plait de répéter à chaque fois c’est qu’avec l’intégralité de leur production estampillée Soufrandière en bio-dynamie et de plus en plus de parcelles Bret Brothers en bio, ces vignerons prouvent qu’il est parfaitement possible d’associer exigence qualitative et viticulture propre.
Bravo et merci pour tout ça !

 

 

 

 

Domaine François Carillon à Puligny



Le repas de midi dans un petit « routier » près de Chagny fut l’occasion de constater avec amertume que dans une région réputée mondialement pour la qualité de ses vins on pouvait trouver des restaurants où on vous servait un méchant picrate (issu des pays de la CE) pour accompagner des mets tout à fait honorables comme ce faux-filet aux champignons tendre à souhait et ces légumes cuisinés à l’ancienne.
Pour combler le tout, ce breuvage était proposé « à volonté »…incroyable pour un restaurant dont l’essentiel de la clientèle est constitué de chauffeurs de poids lourds !
Ceci dit, nous ne fûmes pas gênés outre mesure de savourer notre repas à l’eau : ce fut un petit intermède salvateur pour remettre nos papilles d’équerre après le feu d’artifice de Vinzelles.
Un tour de cave à Puligny en compagnie de François Carillon est un privilège exige une disponibilité parfaite de tous nos sens.

Nous arrivons au domaine au moment où François Carillon termine son entrevue avec l’œnologue-conseil : sous les voûtes moussues du chai, la vendange 2010 fermente tranquillement dans une tiédeur agréable, les analyses sont rassurantes, ce millésime compliqué a produit des jus qui évoluent très bien…OUF !

 

 

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Des barriques de Puligny 2010 dans l’une des caves voûtées du domaine.


Les vins de 2010 se goûtent avec beaucoup de plaisir : les palettes aromatiques sont un peu brouillées par les réactions fermentaires mais les structures en bouche sont denses, équilibrées et vraiment très gourmandes : la parcelle sur Enseignères a été vinifiée à part et donnera naissance à une nouvelle cuvée, le premier Cru Champs Gains retrouvera le marché hexagonal sur ce millésime, Perrières est déjà clair et présente sa vivacité minérale classique et le Chevalier-Montrachet est absolument exceptionnel de puissance et de longueur

 


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Un Chevalier Montrachet…en gestation.

 

 

La deuxième phase de notre visite se passe dans la cuverie où les vins de 2009 séjournent dans des cuves inox en attendant la mise. Nous partons pour un nouveau voyage gustatif sur ce millésime :

Bourgogne Chardonnay : le nez est frais et délicat, la bouche possède une matière étonnante de finesse et d’équilibre, la finale est fraîche et délicatement minérale.
Comme je l’ai déjà noté cet été, cette entrée de gamme de très bon niveau manquait un peu sur la carte de ce domaine. C’est chose faite avec cette cuvée bien représentative de ce prestigieux terroir…y en aura-t-il pour tout le monde ?

Puligny Montrachet : le nez est pur et discret avec des notes de beurre et de fougère, la bouche est droite, solidement structurée et dotée d’une belle allonge.
Un village encore un peu « endormi » mais dont la structure en bouche déjà parfaitement harmonieuse laisse présager un très bel avenir.

Puligny Montrachet 1°Cru Champs Canet : le fruit pur et expressif signe la palette de ce climat toujours plus loquace que les autres à ce stade, la bouche est volumineuse, ample mais avec une acidité bien droite, la finale est légèrement vanillée tout en laissant apparaître une trame minérale naissante.
Charmeur comme à son habitude ce Champs Canet associe avec bonheur une belle richesse et une grande tension minérale…Déjà grand !

Puligny Montrachet 1°Cru Les Combettes : le nez est discret, sur un registre très minéral avec ses nuances pierreuses et crayeuses et ses notes d’herbes aromatiques, la bouche est beaucoup plus causante et offre une palette épanouie sur les agrumes mûrs, la texture est fine et caressante, la minéralité profonde se manifeste progressivement pour soutenir une longue finale délicatement mentholée et vanillée.
Encore une référence du domaine qui revient un peu sur le marché français et qui se présente à nous de la plus belle manière qui soit : riche, complexe, équilibrée… bienvenue au pays !

Puligny Montrachet 1°Cru Les Referts : le nez est discret mais très précis, la bouche est généreuse avec une matière ample, toute en puissance, qui laisse une belle impression d’énergie en finale.
Un vin plein de chair et de vitalité qui se goûte assez facilement aujourd’hui même si le manque d’expressivité olfactive trahit son extrême jeunesse. On en reparlera sûrement dans quelques années…


Puligny Montrachet 1°Cru Les Perrières : le nez est discret et subtil, la belle acidité vive et mûre tend la structure dès l’attaque, le gras se manifeste en milieu de bouche et la minéralité puissante monopolise la finale.
Comme le précédent ce vin présente une palette aromatique encore très retenue mais il brille par une structure en bouche d’une densité énorme et d’un équilibre parfait. Après quelques années en cave le duel avec Referts sera sûrement très serré mais d’un niveau exceptionnel.

Bienvenues Bâtard Montrachet : le nez est complexe et un peu plus ouvert que pour les 1° crus avec un fruité délicat, des notes crayeuses et quelques touches épicées, la bouche est une perfection de densité et d’équilibre, la persistance aromatique est interminable…
Millésime après millésime ce vin immense atteint des sommets qualitatifs…après des 1°crus de haut vol on arrive quand même encore à s’élever…Magique !

François Carillon nous a présenté des vins ciselés avec une précision d’orfèvre sur deux millésimes bien différents mais avec des niveaux de qualité superlatifs.
A ce stade d’évolution, les 2009 semblent sereins et apaisés malgré la richesse de leurs éléments constitutifs, ce seront les dernières bouteilles estampillées Louis Carillon et fils : de très grandes cuvées en guise d’hommage pour le travail accompli…Bravo !
Les 2010 qui marqueront la naissance du domaine François Carillon sont surprenants : denses et gourmands avec des expressions déjà bien franches des différents terroirs, ils sont véritablement pleins de belles promesses.
S’il fallait mettre en avant quelques cuvées, je citerai Perrières 2009, que je n’ai que rarement goûté aussi épanoui à ce stade, et le Bienvenues qui atteindra sûrement des sommets qualitatifs.
Pour la suite, je suivrai la production de ce vigneron avec confiance, ses 2010 se portent à merveille et sa gamme s’enrichit de façon intéressante…François ne sera pas celui qui fera oublier que du côté de Puligny le nom de Carillon est synonyme d’excellence.

 
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La colline aux Grands Crus.

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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 12:00



Comme je vous l’ai annoncé en août, la deuxième partie de ma visite en terre bourguignonne se déroulera en automne ; c’est aujourd’hui chose faite puisque je reviens d’un périple de 2 jours dans le Beaujolais et le Maconnais. Jean-Claude, ami d’enfance et compagnon fidèle de mes premières expériences œnophiles, a réussi à se ménager une petite fenêtre de liberté dans son emploi du temps pour participer à l’aventure…il y a des situations où le terme pèlerinage prend tout sons sens !



Jour 1. : trois étapes beaujolaises et une soirée en terre maconnaise.



Domaine Jean Marc Burgaud à Morgon

 


Pour notre premier rendez-vous de la journée nous sommes attendus au domaine Burgaud, où nous allons effectuer notre troisième visite depuis 2008.


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La Côte du Py à Morgon


Comme prévu, c’est Mme Burgaud qui nous reçoit puisque son mari est en voyage au Québec pour porter la bonne parole vinique française outre atlantique. Le caveau est toujours aussi accueillant, les bouteilles de crus 2009, que la critique a déjà copieusement encensées, sont alignées sur le bar et attendent d’être soumise au verdict de nos papilles impatientes…je sens que ce séjour commence très bien !
 

 

Le Beaujolais-Villages et le Régnié étant déjà épuisés, nous passons donc directement à la dégustation des différentes cuvées de Morgon :

Morgon Charmes 2009 : le nez est ouvert et intense sur les fruits noirs bien mûrs et les épices, la bouche est charnue avec une finale d’une fraîcheur étonnante.
La matière est riche mais la finale garde une énergie vive et fringante : le style Burgaud s’impose dès cette première cuvée déjà prête à boire.

Morgon Côte du Py 2009 : le nez est plus concentré avec une palette proche de celle du Charmes, la bouche est opulente et ronde, la chair est croquante et la finale toujours très fraîche s’étire longuement.
Le sol du Py apporte un surplus de densité à ce second Morgon mais l’équilibre reste toujours bien tonique : un terroir noble pour un vin plein de sève et déjà terriblement séduisant.

 

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Morgon Côte de Py-Réserve 2009 : le boisé domine à l’attaque mais le fruité profond se livre peu à peu après oxygénation, la bouche est riche et parfaitement équilibrée avec une belle acidité qui vibre longuement en finale.
L’élevage marque encore un peu cette cuvée mais le fond de ce vin est d’une qualité qui ne laisse aucun doute sur son potentiel.

Morgon Côte de Py-Javernières 2009 : les arômes de fruits rouges, d’épices et un boisé fin composent une palette très harmonieuse, la bouche est une merveille d’équilibre et de concentration.
Cette cuvée découverte l’année dernière en cours d’élevage a parfaitement tenu ses promesses, cette parcelle située en bas de la Côte du Py a généré un vin d’une classe insolente.

Morgon Côte de Py-James 2009 : l’olfaction est proche de celle du Javenière avec un supplément de concentration, en bouche la matière est opulente, charnue mais l’équilibre se construit progressivement avec une belle tension acide (minérale) et une présence tannique soyeuse. La finale est longue bien fraîche et finement boisée.
Avec des cuvées de ce type, les amateurs de beaujolais traditionnel seront un peu déroutés mais je pense que les amoureux du bon vin y trouveront leur compte : le James est un Morgon vraiment exceptionnel !

 

 

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Morgon Côte de Py-Réserve 2008 : le fruité est bien défini avec une palette très élégante sur la cerise et un boisé subtil, la bouche est superbement balancée, svelte et racée avec une longue persistance aromatique.
Un morgon bien ouvert, stylé et déjà prêt à boire…sans modération, bien sûr !

Beaujolais Primeur 2010 : le nez est exubérant, à la fois fruité et floral, la bouche est légèrement marquée primeur mais reste dans le style de la maison avec une finale solidement structurée.
A la veille de l’arrivée sur le marché (on est le 17 novembre), on ne pouvait pas échapper à la dégustation de cette cuvée primeur. Réalisée par Jean Marc sous la pression amicale d’une partie de la clientèle, ce vin charmeur et gourmand flatte le palais et donne un aperçu rassurant sur le nouveau millésime.


Cette dégustation a bien évidemment tenu toutes ses promesses : les vins sont riches et flatteurs tout en gardant un fond solidement charpenté et un équilibre bien frais. Le travail du vigneron pour servir ses prestigieux terroirs transparaît dans toute la gamme de ses cuvées : sur ce millésime Charmes et Côte du Py sont une gourmandise absolue, les cuvées issues d’un élevage en bois sont pleines d’énergie et de belles promesses. A l’heure actuelle, c’est Javernières qui m’a laissé l’impression la plus aboutie, mais je pense qu’il faudra reparler de tous ces vins dans quelques temps…
Bref, cette dégustation a confirmé ce que nous entendons depuis des mois : 2009 est vraiment un grand millésime…mais aussi ce que nous savons depuis quelques années : Jean Marc Burgaud est vraiment un grand vigneron.


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Au pied de la Côte du Py, le domaine Burgaud




Château Thivin à Odenas


Le Mont Brouilly a toujours exercé une sorte de fascination sur moi : de mes toutes premières visites en terre beaujolaise, il y a plus d’un quart de siècle, à ce jour d’automne 2010 la magie continue d’opérer. En plus, la route qui nous emmène à Odenas nous invite à faire le tout de cette magique éminence dont les flancs sont presque entièrement colonisés par la vigne…que du bonheur !
Largement encensé par la critique et la presse spécialisée (BD, RVF, Marianne…) le Château Thivin s’impose peu à peu comme l’un des domaines phares de cette appellation et nous est apparu comme une adresse incontournable pour comprendre les subtilités de ce terroir.

 

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Nous sommes reçus dans le beau caveau du domaine par le fils de Claude Geoffray, qui a rejoint l’exploitation familiale en 2007 et qui nous fait déguster la gamme des vins en vente actuellement :

Brouilly 2009 : le nez possède un fruité pur et fringant sur la fraise, la cerise, la présence en bouche est souple et gourmande avec de la chair, du gras et un équilibre final très gouleyant.
Un vin élevé en cuve inox qui à gardé un fruit superbe et une énergie juvénile tout à fait réjouissante…le type de bouteille qu’on ouvre et qu’on ne referme jamais !

 

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Côte de Brouilly Les 7 Vignes 2009 : le nez est un peu plus discret avec une palette plus complexe (fruits rouges mais aussi fleurs et épices), la bouche est particulièrement bien équilibrée avec un toucher soyeux et une belle persistance aromatique finale.
Issue d’un assemblage de vins récoltés sur 7 parcelles sur le Mont Brouilly, cette cuvée élevée 6 mois en foudres nous emmène dans l’univers très particulier de cette appellation : de la réserve dans l’expression mais beaucoup de fond et d’élégance dans la structure.

 

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La fameuse roche bleue, l’âme du terroir de la Côte de Brouilly

 

 

Côte de Brouilly Le Clos Bertrand 2009 : le nez est bien ouvert avec une palette très proche de celle (des notes florales un peu plus marquées peut-être…), la bouche est très charnue avec un fruit profond et une finale bien fraîche.
Le domaine vinifie séparément chaque parcelle de l’appellation, ce qui lui permet d’isoler des cuvées particulièrement réussies pour une mise spéciale sur certains millésimes. Ce Clos Bertrand est un assemblage de 50% de jeunes vignes et 50% de très vieilles vignes plantées autour du domaine, c’est un vin généreux déjà fort agréable à boire mais qui se bonifiera sûrement avec quelques année de garde.

Côte de Brouilly La Chapelle 2009 : le nez est plus secret avec des notes minérales très profondes, la bouche est ample, sphérique, très juteuse, la finale possède une trame tannique dense et caressante.
La Chapelle est une parcelle pentue située au sommet du Mont Brouilly et exposée plein sud. Ce grand vin trouve sont équilibre par la conjonction des effets de l’altitude et de l’exposition et même s’il se manifeste avec beaucoup de retenue aujourd’hui sa matière lui confère un potentiel de garde évident.

Côte de Brouilly Cuvée Zacharie 2009 : le premier nez est assez planchu et il faut attendre quelques temps pour percevoir la délicatesse fruitée et épicée de la palette aromatique, la bouche possède une matière riche et concentrée, une structure pleine d’harmonie et une finale très longue sur les épices.
La cuvée haut de gamme du domaine, qui porte le nom de l’aïeul fondateur, est vendangées sur des parcelles de très vieilles vignes (sur la Chapelle notamment) et élevée en barriques (neuves à 10%). A l’heure actuelle, le boisé est très présent mais la matière promet sans aucun doute…à encaver pour la prochaine décennie.

Côte de Brouilly La Chapelle 2008 : le nez est ouvert et flatteur sur des notes de fruits rouges bien mûrs et d’épices, la bouche allie rondeur fruitée et structure tannique avec élégance, la finale est fraîche et délicatement poivrée.
Certes le millésime est différent mais cette bouteille nous donne un petit aperçu sur le profil des vins du domaine après un an de garde : le profil aromatique se définit et la matière se pacifie quelque peu pour tendre vers une belle harmonie. MIAMMM !

 

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Après la dégustation nous effectuons un petit tour dans la cuverie et le chai du domaine pour comprendre un peu mieux la manière de travailler de la famille Geoffray. La construction à flanc de colline permet à ces vignerons d’utiliser la gravité pour la majeure partie de leurs opérations en cave.

 

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Le pressoir placé directement sous les cuves béton.


Dans les chais le bois règne en maître absolu : foudres de 20 à 40 hl et barriques reposent sous les magnifiques voûtes de pierres bleues avec les jus du millésime 2010.

 

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Des foudres jeunes et vieux sous la voûte bleutée.
 

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Les barriques contenant Zaccharie 2010

 

 

Au niveau de la viticulture, les pratiques certifiées Terra Vitis prônent le respect du sol et de l’environnement et demandent une présence importante du vigneron dans ses rangs de vigne « c’est le prix à payer pour arriver à une expression authentique de ce terroir particulier ». Sur une parcelle proche de la maison, la famille Geoffray a planté une vigne de gamay à 7000 pieds/ha et taillée en Cordon de Royat « une expérience pour vérifier si cette forme de conduite ne serait pas mieux adaptée ».
La quête de l’excellence passe parfois par des innovations…

 

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La parcelle sur le Mont Brouilly conduite en Cordon de Royat

 

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Au Château Thivin on conçoit des vins de haute expression dont la puissante structure et la force minérale révèlent le particularisme de l’appellation Côte de Brouilly. Les Geoffray conjuguent l’art de respecter la tradition et l’environnement pour magnifier ce terroir qu’ils connaissent si bien.
J’ai beaucoup aimé la typicité de toutes ces cuvées ainsi que la simplicité et la gentillesse de l’accueil au domaine.
Même si aujourd’hui ce sont le Brouilly 2009 et le Côte de Brouilly Les 7 Vignes 2009 qui s’apprécient le plus facilement, je suis intimement convaincu qu’il y a un potentiel superlatif dans les cuvées parcellaires du Château Thivin. L’amateur patient (j’essaie d’en faire partie) vivra certainement de grands moments de dégustation en compagnie de ces vins.


Domaine Paul Janin et fils à Romanèche


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Nous terminons cette première journée par une visite au domaine des Vignes du Tremblay à Romanèche Thorins. J’avais découvert les vins de Paul Janin il y a bien longtemps en compagnie de mon vieux pote…dans les années 80, c’est vous dire !. Cette adresse s’est donc imposée tout naturellement comme une étape obligée dans le cadre de cette virée, d’autant plus que ce domaine a su garder sa réputation au sommet de la hiérarchie beaujolaise.
En l’absence d’Eric Janin, qui gère le domaine aujourd’hui, nous avons le plaisir d’être reçus par Paul Janin, toujours en pleine forme et bien au courant de tout se qui se passe dans son exploitation.


L’espace dégustation est aménagé parmi les foudres où séjournent les cuvées du dernier millésime.

 

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Invitation à la dégustation parmi les vieux foudres et les tonneaux de 450 litres.

 

 

Nous commençons par déguster les Moulin à Vent :

Domaine des Vignes du Tremblay 2008 : le nez est élégant et racé sur les petits fruits rouges, l’amande, le noyau de cerise, la bouche est dense et dégage une belle impression de rondeur et de profondeur, la finale est longue et finement tannique.
Cette cuvée provient de vieilles vignes (60 ans) sur sol granitique. Déjà bien équilibré et joliment aromatique ce Moulin à Vent possède un pouvoir de séduction indiscutable…encore un vin qui va être difficile à garder, même s’il dispose d’un vrai potentiel d’évolution.

Domaine des Vignes du Tremblay 2009 : le nez est expressif et suave avec des nuances florales très fines (pivoine, iris…) et quelques pointes épicées, la bouche est puissante, riche mais solidement charpentée avec une finale fraîche et sapide.
Le charme opère comme sur la cuvée précédente mais le millésime apporte un niveau de concentration supplémentaire… Superbe cuvée !

Clos du Tremblay 2009 : le nez est très discret, fermé mais la bouche est magnifique d’équilibre et de concentration avec une finale très longue soutenue par une trame tannique dense et veloutée.
Vendangé sur une parcelle riche en argiles rouges et en manganèse ce vin se présente timidement au nez mais expose une classe incomparable en bouche…Un Moulin à Vent d’anthologie qui demandera un peu de patience avant de se livrer pleinement.


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Pour terminer M. Janin nous propose leur cuvée de Beaujolais Villages « tellement atypique qu’on peut la déguster après les Moulin à Vent » :

 

 

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Domaine des Vignes des Jumeaux 2009 : le nez est flatteur, profondément fruité, la bouche juteuse, croquante à souhait, possède une matière ample et généreuse et une finale dont la persistance surprend par sa longueur.
Je reste bouche bée devant cette cuvée issue de raisins vendangés très tardivement (après les Moulin à Vent) sur des parcelles à Lancié et à Romanèche (derrière la maison)…quelle densité et quel équilibre ! Voilà un Village qui fera la nique à bien des crus !

 

 

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La parcelle de vieux gamay derrière la maison des Janin.



Nous repartons vraiment comblés par la qualité des vins goûtés : rien à redire, le renom de ce domaine sur l’appellation est pleinement justifié.
Les Janin travaillent de très beaux terroirs, mettent en œuvre une viticulture propre et respectueuse de la nature et utilisent des procédés de vinifications traditionnels (pas de « thermos », élevages en foudres…). Leurs vins sont solidement structurés mais toujours très raffinés dans leur expression, le Clos du Tremblay 2009 est grandissime : « pour retrouver une qualité équivalente, il faut remonter au Moulin à Vent 1985 » dira M. Janin.
C’est justement le premier vin que j’avais acheté lors de ma première visite au domaine…souvenirs, souvenirs !

 

 

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Un vieux pied de gamay sur la parcelle des Jumeaux



Apéritif entre copains au Château de Besseuil

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Novembre…il fait bien nuit à 18 heures



Dans ce magnifique château rénové sur la commune de Clessé on trouve des résidences hôtelières, des salles pour séminaires, un restaurant et un superbe bar à vin où on peut déguster les crus du domaine.
Ces vins sont vinifiés par Jean Thévenet à partir de raisins issus des parcelles qui entourent le Château de Besseuil.
Michel, un autre ami d’enfance, artiste sculpteur et décorateur émigré dans le maconnais nous invite à visiter ce bel endroit pour arroser dignement nos retrouvailles au Viré Clessé…comme nous n’avons dégusté que du vin rouge aujourd’hui, nous le suivons de bon cœur !



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Retrouvailles entre vieux potes au bar à vin du château de Besseuil.

 

 

Nous commençons par déguster (boire) les Viré Clessé :

Château de Besseuil 2004 : le nez est étonnamment pur (on est en 2004 quand même…), sur un registre presque exotique avec quelques notes vanillée, la bouche est droite mais généreuse, la finale garde une fraîcheur réjouissante.
Gourmand et frais, séducteur en diable et peut-être un peu facile, mais idéal pour se faire plaisir…je me lâche, vite un autre verre !

Château de Besseuil 2005 : le nez est ouvert sur les agrumes mûrs et la craie humide, la bouche allie gras, soyeux et finale digeste sur le pamplemousse.
14° au compteur mais un équilibre juvénile…attention !!!!

Constatant notre intérêt pour la chose vinique, la jeune sommelière qui officie dans ce bel espace de dégustation nous propose de taster quelques échantillons du Domaine des deux Roches à Davayé :

Saint Véran Les Terres Noires 2008 : le nez est discret avec une palette aromatique complexe, la bouche possède un bel équilibre sec et une longue finale pleine d’énergie et de tension.
Je retrouve avec plaisir l’élégance de cette cuvée que je connais depuis les années 90, mais que je n’avais plus regoûtée depuis bien longtemps…le mâconnais est vraiment trop riche en bonnes adresses !

Pouilly Fuissé Plénitude de Bonté 2008 : le nez est fin et distingué, peut-être un poil trop boisé à mon goût, la bouche est bien balancée avec un joli gras et une acidité bien verticale, la finale est assez classique sur la vanille et les épices.
Un Pouilly Fuissé « sérieux » dont le style nous rapproche de la Côte de Beaune, je les préfère avec plus de fantaisie…

Voici un endroit fort recommandable où pour quelques euros on peut déguster de bien belles cuvées dans un cadre très agréable…merci à notre artiste local d’avoir pensé à nous y inviter.


Le reste de la soirée sera consacré à un petit repas entre vieux copains avec le vin comme créateur d’ambiance les souvenirs de jeunesse comme sujet principal…Superbe !

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13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 22:41



Face à cette météo d’août aux accents automnaux et à la perspective d’une rentrée des classes qui s’approche à pas de géant, cette petite virée en terre bourguignonne tombe à pic pour éviter la petite déprime de fin de vacances. Toujours en compagnie de Martial, un collègue que je suis en train de convertir à ces saines pratiques œnophiliques, nous partons pour 2 jours de visites et de dégustations dans le vignoble de la Côte de Nuits à la Côte Châlonnaise.
Des problèmes d’emploi du temps nous ont contraints de serrer un peu le programme en oubliant le Mâconnais et le Beaujolais…mais j’ai la ferme intention d’y retourner à la fin de l’automne…Parole d’alsacien !


Jour 2 : grands blancs de la Côte de Beaune et découvertes au pied de la Colline des Cortons.




Domaine Carillon à Puligny-Montrachet

 


Après un petit déjeuner au bar-tabac du centre et une douche matinale prise bien malgré nous dans les rues de Meursault, nous repartons vers Puligny pour notre traditionnelle visite au domaine Carillon.
Au bout de 30 années d’existence la SC Louis Carillon et fils va se diviser en 2 domaines distincts : les 2 frères, François et Jacques, ont choisi d’un commun accord de partager leur patrimoine pour travailler chacun sous sa propre identité à partir du millésime 2010.

Après deux décennies de rencontres avec l’aîné de la famille Carillon, c’est François, le cadet, qui nous attend aujourd’hui sur la place de l’Eglise pour nous guider vers son chai à barriques et nous proposer un petit tour d’horizon gustatif de sa production.


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Une belle cave voûtée au centre de Puligny : bienvenue au domaine François Carillon
 

 

Nous commençons la dégustation par quelques cuvées 2009 encore en barriques :

Bourgogne blanc : le nez est très fringant sur un registre fruité (fruits blancs), la bouche est élégante et profondément marquée par une minéralité puissante.
Issue d’une parcelles de vieilles vignes cette cuvée exprime déjà pleinement le terroir de Puligny : un vin d’entrée de gamme avec un très haut niveau qualitatif et un excellent rapport Q/P.

Puligny Villages : le nez est charmeur, très ouvert, agréablement fruité et discrètement vanillé, la bouche est opulente avec du gras et une belle finale minérale.
Issu d’une parcelle située sous les Enseignères (les Noyers Bret pour les connaisseurs…), ce vin a une matière riche et équilibrée qui séduit immédiatement mais qui a des ressources certaines pour la garde.

1° Cru Les Folatrières : le nez est discret et pur sur les agrumes et les fleurs blanches, la bouche est vive, parfaitement équilibrée, la longue finale révèle de belles notes épicées (poivre blanc).
Un très beau premier cru qui fera partie de la gamme du domaine François Carillon en compagnie des Perrières, Referts, Champ Gain et Combettes…et qui permettra une variante dans mes réservations habituelles.

La dégustation se poursuit avec quelques références sur 2008 en bouteilles :

Puligny Villages : le nez est très agréable avec des notes de zestes d’agrumes et de fines nuances vanillées, la bouche est très droite, la matière est puissante, la finale est bien minérale et délicatement citronnée.
Un « villages » qui se hisse à un très haut niveau qualitatif…et à 22 euros, le rapport Q/P commence à devenir ultra intéressant. Au moment où le domaine restructure sa clientèle, c’est vraiment le moment de tenter sa chance !

 

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1° Cru Les Champs Canet : le nez délicat et très élégant développe des notes de beurre et de noisette et de craie, la bouche est soyeuse, grasse et terriblement bien balancée, la finale longue et fraîche nous offre un joli retour sur son caractère minéral (craie).
Tendre et très ouvert dans sa prime jeunesse, ce vin déjà très flatteur possède une structure magnifique qui fait honneur à la noblesse de son origine

 

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1° Cru Les Perrières : le nez est profond et minéral avec des notes de craie et de menthe fraîche, la bouche est droite, solidement charpentée et dotée d’une finale longue marquée par des évocations pierreuses et des arômes de citron frais.
Ce terroir est l’un des plus pierreux des crus de Puligny, mais comme nous l’explique François Carillon « le sol est bien drainé mais la vigne profite d’ un apport hydrique venant du sol grâce à l’infiltration des eaux d’un petit étang en contre-haut ». En tous cas ce vin est un archétype de pureté et de concentration prêt à défier le temps.

 

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Les vins des deux derniers millésimes estampillés Louis Carillon et fils tiennent leur rang et leurs promesses : la densité de ces jus purs et puissamment minéraux me parlera toujours…
Connaissant l’implication des deux frères dans ce domaine familial, je n’ai aucun doute sur l’avenir : le nom de Carillon sera toujours un gage d’excellence dans le vignoble de Puligny !
François a déjà commencé à faire fructifier son patrimoine en enrichissant sa gamme avec des premiers crus sur Chassagne notamment, en attendant de trouver quelques ouvrées sur un grand cru pour remplacer le Bienvenues-Bâtard qu’il a laissé à son grand frère Jacques : « il n’était pas question de diviser cette parcelle qui compte sept rangs de vigne ».
Suite à l’invitation de François Carillon, je repasserai sûrement au domaine avant le fin de l’année pour un tour complet de sa production sur 2009 et éventuellement quelques premières impressions sur le nouveau millésime. Pour tout vous dire, j’ai hâte d’y être…

 


Domaine Buisson-Charles à Meursault

 

 

 

Quatrième passage au domaine Buisson-Charles et toujours pas de Patrick en vue… là c’est sûr, le boss de DC me fuit !!!
Ceci dit, il s’en sera fallu de peu cette année, puisque à l’heure où je me présente rue de la Velle à Meursault, Patrick et son épouse viennent de partir pour un petit séjour de quelques jours au bord de la grande bleue, histoire de récupérer de leur tournée outre-atlantique (bon d’accord, je dramatise un peu, on s’est quand même croisé deux fois au cours de l’année écoulée…).
Nous retrouvons donc avec grand plaisir Michel Buisson qui nous reçoit comme à son habitude avec beaucoup d’amabilité : un vigneron cordial et très disponible qui sait se faire fin pédagogue lorsqu’il s’agit de nous aider à comprendre ses vins.
Sans tarder il nous invite à le suivre dans la cave pour partir une nouvelle fois à la découverte de la production du domaine.

 

 

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Dans la cave du domaine Buisson-Charles, le sourire réjoui de Martial en dit long…

 

 

Quelques bouteilles pour commencer :

Aligoté 2008 : le nez est très gourmand sur la poire et le miel, la bouche est agréable avec un bel équilibre entre la rondeur et la fraîcheur.
Un vin plaisir mais toujours un super niveau qualitatif. Bravo !

Meursault Vieilles Vignes 2008 : le nez est ouvert et charmeur sur le miel et la noisette, la bouche est équilibrée avec un gras assez opulent et une longue finale sur la craie et la noisette.
Meursault Vieilles Vignes 2007 : le nez est discret mais profond, le registre est très minéral, la bouche est concentrée mais la structure reste très droite, la minéralité revient longuement en finale avec de fines notes crayeuses.
Le 2008 bien équilibré et déjà très flatteur, le 2007 déjà profondément marqué par le terroir, ces « villages », très justement encensés par « Marianne » ont vraiment beaucoup de classe !

 

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Meursault Tessons 2007 : le nez est expressif et associe des notes grillées et fruitées (agrumes frais), la bouche est fraîche et savoureuse (beurre frais, vanille), la finale est longue et minérale.
Meursault Tessons 2008 : le nez est tout aussi expressif, sur le fruit mais un peu moins de rôti, la bouche est opulente avec du gras et une belle acidité, la longueur aromatique finale est impressionnante.
Un 2007 très élégant avec une structure ample et bien équilibrée, un 2008 au registre aromatique très proche mais avec une profondeur aromatique plus grande… mais ne chipotons pas, les 2 s’expriment avec brio et se dégustent avec grand plaisir.
 

 

Meursault 1° Cru Bouches Chères 2008 : le nez est plein de mystère, pur mais très réservé, la bouche est somptueuse, puissance, volume et équilibre parfait, le tout agrémenté par un développement aromatique long et complexe sur le citron frais, le miel et les épices douces.
Un vin à l’expression olfactive plein de retenue mais avec une présence en bouche vraiment exceptionnelle. Magnifique !

La dégustation se poursuit avec les vins de 2009 en barriques :

Meursault Vieilles Vignes: le nez est charmeur avec un fruité expressif et un léger vanillé, la bouche est riche et onctueuse, la finale est bien longue.
Meursault Vieilles Vignes: le nez est plus discret avec quelques notes de fruits blancs, la bouche est droite, profonde avec une grande longueur sur la minéralité en finale.
Prélevés sur 2 barriques d’origine différente (Chêne du Tronçais pour le 1 et chêne des Vosges pour le 2, je crois…) ces jus sont splendides d’équilibre et de concentration, même si leur profil est bien différencié à l’heure actuelle. Pour nous donner une petite idée sur la personnalité de la future cuvée 2009, Michel Buisson réalise un assemblage à la pipette et nous le soumet…MIAMMMM !

Meursault Tessons : un nez est perturbé par des notes de réduction assez tenaces, la bouche révèle une matière élégante, un équilibre tout en finesse et une finale très riche.
Peu à son avantage au niveau aromatique ce vin a une présence en bouche remarquable. Confiance, il sera grand !

Meursault 1° Cru Les Cras : le nez est profondément minéral, la bouche est très onctueuse avec un joli gras et une finale longue et très riche.
Assez pierreux au nez mais très caressant en bouche : un dialogue intéressant entre le terroir et le millésime…

Meursault 1° Cru Charmes : le nez s’ouvre sur des notes de silex et de poudre à canon, un fruité riche et une petite touche vanillée se révèlent progressivement, en bouche la matière est onctueuse et flatte le palais, la finale est très longue.
De la soie en bouche…quel régal !

Meursault 1° Cru Goutte d’Or : le nez est un peu austère avec une palette aromatique sur la minéralité et un léger fumé, la bouche est droite, solidement charpentée mais la matière reste riche et généreuse.
Un vrai changement de registre par rapport au vin précédent…on passe quasiment du féminin au masculin, mais on reste sans conteste dans l’aristocratie bourguignonne.

Meursault 1° Cru Bouches Chères : le nez est fin et délicat sur les fruits secs (noisette, amande), la bouche allie un gras très gourmand, une acidité très droite et une minéralité qui se prolonge très longuement en finale.
Une forme de synthèse entre la virilité de Goutte d’Or et la féminité de Charmes, peut-être…un très grand vin sûrement !

Après un feu d’artifice en blanc, nous terminons cette longue série par les crus rouges 2009 du domaine :


Bourgogne : le nez est ouvert et riche, cerise noire et noyau (un peu kirsch), la bouche est dense avec une trame tannique souple et une très belle présence en finale.
Un 2009 bien typé sur le fruit, très gourmand en bouche… comme pour chaque millésime, ce « générique » fait honneur à son appellation.

Pommard 1 : le nez un peu réduit au début exprime progressivement de fins arômes de terre humide et de fumée, la bouche est onctueuse avec des tanins fins, serrés mais bien enrobés.
Pommard 2 : le nez est plus ouvert et marqué par un fruité très pur, la bouche possède une structure pleine de charme tout en rondeur et en longueur.
Ce cru testé sur 2 fûts d’origine différente (chêne du Tronçais pour le 1 et des Vosges pour le 2…là je suis sûr !), nous montre l’influence non négligeable du contenant sur un vin, tant au niveau du registre aromatique que sur la structure.
Ceci dit, les 2 jus sont parfaits et l’assemblage va sûrement nous livrer un Pommard de toute beauté.

Volnay 1° Cru Santenots: le nez est intense avec des arômes de cerise noire, la bouche est charnue et soyeuse, un joli gras enveloppe des tanins bien mûrs, la finale est très longue.
Volnay 1° Cru Santenots: le nez se montre plus réservé, la bouche est un peu plus austère avec des tanins plus fermes, la longue finale est marquée par une petite touche acidulée très fraîche.
L’ordre des échantillons prélevés est inversé (Vosges pour le 1 et Tronçais pour le 2) mais les conclusions sont identiques… du grand Santenots en perspective pour 2009 !

Encore un beau moment passé en compagnie de ce vigneron authentique et sympathique qui nous offre chaque année une bien jolie promenade à travers les terroirs de Meursault…on ne s’en lasse pas !
Des vins d’entrée de gamme jusqu’aux magnifiques premiers crus, ce domaine propose des cuvées d’une qualité vraiment irréprochable…avec des 2009 qui se présentent de la plus belle manière qui soit.
A ne pas rater bien sûr !

Cette année l’enchaînement Carillon-Buisson dans la même demi-journée a été particulièrement édifiant pour comprendre la spécificité de ces terroirs géographiquement si proches et gustativement si différents : rigueur minérale sur Puligny, densité pleine de soie et de saveur sur Meursault.
Ne me demandez pas où va ma préférence : les deux me sont devenus indispensables !

 

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Une belle triplette du domaine Buisson-Charles


 

 

Domaine Rollin à Pernand Vergelesses

 

 

Pour la dernière étape avant notre retour en Alsace nous nous rendons au pied de la majestueuse colline des Cortons pour une visite au domaine Rollin à Pernand Vergelesses, un village pittoresque et accueillant comme je les aime.

 

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Dans certains cas le terme de pèlerinage prend vraiment tout son sens car c’est dans les caves de ce domaine où, il y a bien longtemps (plus d’un quart de siècle !), j’ai fait ma première visite dans le vignoble bourguignon : rencontre mémorable et naissance d’une addiction définitive aux vins et aux vignerons de cette région !
Aujourd’hui ce domaine familial de 12 hectares est géré par Rémi Rollin et son fils Simon, qui a rejoint l’exploitation en 2003.

C’est l’épouse de Simon qui nous accueille et nous propose une rapide visite de cave (à vrai dire nous sommes un peu pressés par le temps) ainsi qu’une découverte gustative de la production du domaine Rollin.


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Moderne et accueillant, la caveau de dégustation du domaine Rollin.

 

 

Nous commençons par la dégustation de la gamme de vins blancs 2008.

Pernand Vergelesses : le nez est fin et guilleret avec un fruité bien net, la bouche est agréable avec équilibre tendu et une belle minéralité en finale.
Un vin plein de vivacité qui se livre déjà avec beaucoup de gourmandise, mais qui n’a sûrement pas dit son dernier mot.

Pernand Vergelesses Les Cloux : le nez est discret, le fruit est très pur, la bouche possède un joli gras et un volume appréciable, la finale est tendue et longue.
Un vin issu d’une parcelle de jeunes vignes que les Rollin ont choisi de vinifier à part : la présence en bouche est remarquable…sûrement une très belle cuvée en perspective !

 

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Pernand Vergelesses 1°Cru Sous Frétille : le nez est fermé, un peu serré mais la bouche nous offre une structure sphérique et une finale pleine de volume et de longueur.
Un peu timide sur le plan olfactif, ce premier cru qui tient son rang par sa grande ampleur en bouche.

Corton Charlemagne : le nez est très réservé sur le pain grillé, le citron frais, la bouche est grasse et charnue, la structure est très ample et la finale très longue laisse apparaître de délicates notes de noisette.
Issu d’un assemblage de raisins provenant de 2 parcelles classées, l’une sur « Le Charlemagne » orientée au sud, l’autre sur « En Charlemagne » orientée sud-ouest, ce grand cru signe sa noble origine en alliant puissance, complexité et une très longue persistance aromatique

 

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Le chai à vins blancs du domaine Rollin.

 


Nous passons aux vins rouges, des cuvées toutes issues du millésime 2007.

Pernand Vergelesses : le nez est ouvert et expressif, la cerise est très présente, la bouche est riche et concentrée avec une trame tannique souple et gourmande, la finale révèle de belles nuances minérales.
Mûr, flatteur mais superbement équilibré…un très beau vin avec un rapport Q/P étourdissant (moins de 10 euros). A ne pas rater !

Pernand Vergelesses 1°Cru Les Vergelesses : le nez est franc et très précis sur les fruits rouges, la bouche possède une matière mûre mais garde une structure bien carrée, la finale est longue.
Une présence en bouche plus solide et plus complexe nous fait passer dans la gamme des terroirs classés : un beau vin solide mais très agréable.

Pernand Vergelesses 1°Cru Les Fichots : le nez est discret et complexe sur le sous-bois et les petits fruits noirs, la bouche est massive et charnue avec un gras flatteur et une belle finale minérale.
Le marquage minéral du terroir commence à s’affirmer sur une matière bien mûre : à garder un peu mais déjà fort agréable à boire.


Pernand Vergelesses 1°Cru Ile des Vergelesses : le nez est très élégant, la palette complexe révèle de belles notes florales, la bouche est d’un abord très agréable, ample, soyeuse et finement tannique, la finale est très longue.
Le terroir de l’Ile des Vergelesses est le plus réputé de Pernand…ce vin généreux, complet et déjà parfaitement ouvert justifie pleinement son rang.

 

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Aloxe Corton : le nez est riche et complexe sur les fruits noirs et quelques nuances fumées, la bouche est solidement charpentée, la structure est encore un peu anguleuse mais la finale longue et équilibrée est pleine de belles promesses.
Un vin gaillard, un peu rustaud mais plein de ressources qui aura besoin d’un peu de temps pour s’harmoniser.

 

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La gamme du domaine Rollin : homogène et très complète.
 

 

J’aime bien finir mon séjour bourguignon par une belle découverte : ce domaine correspond parfaitement à mon vœu. L’accueil est simple mais généreux, les vins sont terriblement bien faits : le Pernand les Cloux promet, le Corton Charlemagne est grand et les rouges très gourmands mais bien structurés sont armés pour se bonifier quelques années en cave…En plus le rapport Q/P de ces vins est excellent.

D’accord, ça fera une adresse de plus dans mon carnet…mais bon, je sens que mon pèlerinage annuel va passer à un rythme semestriel dans pas longtemps !

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Ma vieille collection d’étiquettes (du temps où elles se décollaient…) me rappelle parfois la dure réalité du temps qui passe !!!

 

N' oubliez pas de découvrir le  Pélerinage en Bourgogne 2010 - Jour 1

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6 septembre 2010 1 06 /09 /septembre /2010 22:56

 

Face à cette météo d’août aux accents automnaux et à la perspective d’une rentrée des classes qui s’approche à pas de géant, cette petite virée en terre bourguignonne tombe à pic pour éviter la petite déprime de fin de vacances. Toujours en compagnie de Martial, un collègue que je suis en train de convertir à ces saines pratiques œnophiliques, nous partons pour 2 jours de visites et de dégustations dans le vignoble de la Côte de Nuits à la Côte Châlonnaise.
Des problèmes d’emploi du temps nous ont contraints de serrer un peu le programme en oubliant le Mâconnais et le Beaujolais…mais j’ai la ferme intention d’y retourner à la fin de l’automne…Parole d’alsacien !



Jour 1

deux étapes classiques en Côtes de Nuits et une première visite en Côte Châlonnaise.




Domaine Hervé Murat à Concoeur


L’atmosphère un peu humide de cette fin août exacerbe les couleurs de ces vignes prestigieuses sur les coteaux au bord de la petite route qui nous mène de Vosne-Romanée à Concoeur : la vue est belle mais cela reste une bien maigre consolation face à triste météo qui nous accompagne durant cette première journée.
Arrivés dans ce charmant hameau des hautes côtes, nous retrouvons Hervé Murat (déjà la quatrième année…) pour découvrir sa production sur 2008 et 2009. L’exploitation s’agrandit peu à peu et l’espace fait cruellement défaut mais un projet de nouvelle construction est en cours : sa réalisation durant l’année à venir permettra à ce jeune vigneron de travailler dans des locaux plus fonctionnels et d’envisager sereinement le développement de son domaine. C’est dans un chai climatisé nouvellement aménagé pour stocker les bouteilles et les barriques qu’Hervé Murat nous convie pour une visite verre en main de sa production.


Nous commençons par déguster les vins du millésime 2008 en bouteilles :

 

Hautes Côtes de Nuits Les Herbues : le nez est ouvert et très gourmand sur la griotte, la bouche est charpentée, finement tannique avec une acidité longiligne, la finale est fraîche et marquée par des arômes de griotte et de réglisse.
Bien structuré mais très facile d’accès, les 15% de fût neuf apportent du velouté sans pervertir la pureté du fruit. Joli vin !


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Chambolle Musigny Les Echezaux : le nez est discret et élégant sur un registre associant le sous-bois et les fleurs, la bouche est pleine de suavité, fraîche et délicatement acidulée elle nous offre un beau retour floral et une finale longue et légèrement boisée.
Elaboré avec des raisins achetés, ce vin plein de chair et de charme tient son rang et est promis à un bel avenir.

 

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Morey Saint Denis : le nez est ouvert et bien intense avec des arômes de fruits noirs, d’épices et de fumée, la bouche est puissante avec de la chair et du velouté, la finale est bien longue, légèrement fumée et boisée.
Elaboré avec des raisins achetés, ce Morey est déjà très expressif, malgré sa matière concentrée, il flatte le palais et se boit avec une facilité déconcertante..


Morey Saint Denis 1° Cru Les Charrières : le nez est discret, fermé avec des nuances torréfiées, la bouche est ample et puissante, la longue finale révèle de belles notes épicées.
L’élevage marque encore un peu cette cuvée solidement charpentée, dotée d’un potentiel d’évolution évident.


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Nous enchaînons par un tour d’horizon du millésime 2009 encore en cours d’élevage :

Hautes Côtes de Nuits Le Clos Duc : le nez est marqué par l’élevage avec ses arômes boisés et torréfiés, la bouche est charpentée, pleine de puissance et de rondeur, la finale est d’une longueur surprenante.
Prélevé sur une barrique neuve, cette cuvée du Clos Duc est l’une des 3 références de Hautes Côtes de Nuits qu’Hervé Murat proposera sur le millésime 2009 : c’est plein de richesse et empreint d’une certaine douceur…attention, gros séducteur en perspective !

 Beaune 1° Cru Les Tuvilains : le nez est bien ouvert avec des notes de tabac blond et de caramel, la bouche est soyeuse, ample et pleine d’énergie, avec une palette toujours très « amsterdamer », la finale très longue s’enrichit de nuances épicées.
Un très belle cuvée, qu’Hervé Murat a récupéré pour ce millésime (après le superbe 2005), rond, velouté, charmeur…très beau tout simplement !
 

 

Morey Saint Denis 1° Cru Les Charrières : un nez qui s’ouvre sur des notes de réduction et d’élevage (torréfaction et boisé délicat), la bouche est volumineuse avec beaucoup de gras et de puissance, la finale est très belle et révèle une palette aromatique naissante pleine de promesses.
Un vin prélevé sur un fût neuf, marqué par l’élevage mais avec une bouche vraiment prometteuse…un gros calibre en gestation !


Pour finir Hervé Murat nous débouche une bouteille de son premier vin produit sous son nom, c’est un Hautes Côtes de Nuits 2005 : le nez est assez replié sur lui-même, avec un peu de persévérance on y trouve de subtils arômes de fruits noirs, la bouche est charnue, d’un toucher très agréable, la finale possède une belle allonge.
Les 2005 ne sont pas au mieux en ce moment mais ce HCN se présente à nous avec une belle structure et une palette naissante très intéressante. Une bouteille à carafer si on veut en profiter aujourd’hui, mais le mieux serait d’attendre encore un peu…


Avec ces 2008 irréprochables et ces 2009 très prometteurs, Hervé Murat peut avoir confiance : ses projets d’installation comme exploitant à temps plein sont en très bonne voie.
Sa gamme de vins commence à avoir une très belle allure : 3 cuvées en HCN et quelques jolies références sur la Côte de Nuits, le tout travaillé avec beaucoup de sensibilité et de précision…une adresse toujours aussi recommandable !

 



Domaine Castagnier à Morey-Saint-Denis

 


Avec son patrimoine familial riche en terroirs prestigieux et son activité de négoce qu’il a lancée depuis 2009, Jérôme Castagnier propose une gamme de vins époustouflante. Il n’en fallait pas moins pour que ce passionné de musique lâche un peu ses cuivres pour se retrouver entre les bois des barriques qui garnissent sa cave à Morey-Saint-Denis.
Après une première visite mémorable où la barre qualitative avait été placée très haut nous voici à nouveau le verre à la main dans l’attente de quelques belles envolées sensorielles en compagnie de ce jeune vigneron plein d’enthousiasme et de générosité.

Nous commençons cette séquence de dégustation par un petit tour de chauffe avec quelques vins en bouteilles :

Aligoté 2007 : le nez est frais, floral, aérien avec des notes miellées, la présence en bouche est vive et rafraîchissante.
Une entrée de gamme qui tient son rang et qui offre un excellent rapport Q/P…en nous rappelant que Morey possède de beaux terroirs à vins blancs où même un cépage comme l’aligoté prend une dimension gastronomique.

Bourgogne Grand Ordinaire Rosé : le nez est frais et bien complexe, les petits fruits rouges ouvrent le bal suivis par des nuances un peu exotiques, la bouche est vive et légère avec une finale très fraîche.
Une appellation boudée par les buveurs d’étiquette mais un joli vin très polyvalent à table : récolté sur une parcelle et soumis à un pressurage direct très doux après 2 heures de macération ce rosé constitue une belle alternative à ces bibines sudistes qui inondent les terrasses en été.


Notre visite se poursuit dans le chai où Jérôme Castagnier nous propose des échantillons du millésime 2009 prélevés uniquement sur des barriques neuves.


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Une partie du chai à barriques du domaine Castagnier


Chambolle Musigny : le nez est très gourmand avec un fruit très pur (framboise), la bouche est élégante, le fruit croque, la matière est dense et la finale garde une très belle fraîcheur.
Le millésime marque la structure, plus riche qu’en 2008, mais l’indispensable élégance est au rendez-vous : Chambolle reste Chambolle.

Gevrey Chambertin : le nez est complexe et expressif sur le fruit (cassis, griotte), les épices (clou de girofle) et une légère touche fumée, la bouche possède un joli gras, une opulence presque douce mais un fond bien charpenté.
Bien ouvert et presque plus féminin que le Chambolle, un peu déroutant par rapport aux idées reçues sur le gevrey mais quel beau vin !

Morey Saint Denis Cuvée Gabin : le nez est complexe, presque un peu mystérieux, avec sa palette très profonde sur les fruits rouges et les épices (poivre blanc), la bouche est charnue et dotée d’une structure assez carrée,  la finale est évidemment très longue et marquée par des senteurs de terre humide.
Une superbe cuvée choisie pour célébrer la naissance du fiston…c’est sûr, 2009 sera un très grand millésime chez les Castagnier !

Charmes Chambertin : le nez s’ouvre sur des notes torréfiées rapidement remplacées par une palette très agréable où on peut reconnaître la griotte et le noyau de cerise, la bouche est puissante avec du volume et une grande minéralité qui soutient longuement le vin en finale.
Alliance parfaite entre suavité et puissance : on ne s’appelle pas Charmes-Chambertin pour rien !

Echezeaux : le nez est discret et complexe, les fruits rouges mûrs se montrent timidement avant des notes florales persistantes, la bouche est dense, profonde et toujours très minérale.
Tout en retenue mais avec une complexité au niveau de la palette comme au niveau de la structure qui ne trompe pas : c’est un grand vin !

Clos Saint Denis : le nez s’ouvre sur de puissantes notes de poudre à canon, les arômes très gourmand de cerise burlat suivent et s’imposent peu à peu, la bouche est ample, veloutée et la finale est très longue.
Encore dominée par l’élevage la matière subtile et gourmande de ce vin demande encore du temps pour s’affirmer…un Grand Cru pour esthètes patients.

Clos de la Roche : le nez intense de fruits rouges domine un fond aromatique minéral très raffiné, la bouche est sphérique mais la présence minérale (terre, graphite, craie) reprend progressivement le dessus pour s’imposer durant la finale.
Une alliance fruit/terroir du plus bel effet et une longueur en bouche qui ne laisse aucun doute : ce vin est bien né. Quel régal !

Clos de Vougeot : le nez est ouvert et racé sur un registre fruité et floral (violette), la bouche est riche et mûre avec des tanins fins et serrés et un fruité profond, la finale est incroyable, longue, florale et minérale.
Pas la peine de chercher d’autres mots, ce vin est déjà grandiose !


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Une barrique de Clos de Vougeot 2009…ah si nous avions eu une remorque !!!

 

 

Grands Echezeaux : le nez s’ouvre à nouveau sur des notes de poudre à canon (un peu comme le Clos Saint Denis) mais les arômes de torréfaction (moka et cacao amer) et de fruits rouges prennent rapidement le relais, l’équilibre en bouche est une perfection et la longueur aromatique est inimaginable.
Le Clos de Vougeot est un sommet absolu…là on est au delà. Je ne cherche même plus à comprendre !

Pour terminer ce tour de cave d’anthologie, nous revenons vers notre point de départ où nous attendent quelques bouteilles mystère :

Le premier vin joue dans un registre suave et fruité avec une bouche à l’équilibre superbe et un beau potentiel de séduction…je me lance « Chambolle ? » Notre hôte me fait les gros yeux : c’est un Grand Cru et c’est le vin préféré de son épouse, c’est un Charmes-Chambertin 2008.
Encore une c… comme ça et je sens que mon nom va disparaître de la liste des clients du domaine…mais bon, après la puissance explosive des 2009, ce retour sur la finesse peut dérouter et demande quand même un petit recalibrage du palais


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Le deuxième flacon anonyme nous livre un vin ouvert, épicé et très minéral (craie et graphite) avec une bouche ronde, soyeuse et charnue dotée d’une longue finale finement poivrée. Je crois reconnaître les caractéristiques des crus de Morey, mais je décide (lâchement) de laisser parler mon collègue qui ressent les mêmes impressions que moi… Gagné, c’est le Clos de la Roche 2008
Un vin dont la race transcende le millésime : la filiation avec le grand 2009 est une évidence.

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Le troisième est épanoui et très complexe, fruits, épices et violette sont au rendez-vous, la bouche est ample, sphérique avec un velouté incomparable et une longueur finale exceptionnelle. Fastoche : c’est le Clos de Vougeot 2008
D’un millésime à l’autre, cette parcelle du haut du Clos, dans le secteur du Grand

Maupertuis, produit un vin exceptionnel !

 

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Nous terminons cette longue séance par un grand cru blanc du négoce Jérôme Castagnier :
Corton Charlemagne 2008 : le nez est ouvert sur des notes de fruits blancs et de craie, la bouche allie opulence et minéralité sur une structure acide très large, la finale sur le citron confit et la pâte sablée est très longue.
Une version accessible, généreuse et superbement balancée de ce cru mythique.


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Jérôme Castagnier aime les beaux terroirs et se consacre avec passion à son beau métier de vigneron pour nous proposer une gamme de vins de très haute tenue.
Son travail à la vigne est exemplaire : taille sévère, vendanges vertes si nécessaire, effeuillage sélectif pour bien aérer les raisins et traitements influencés par les principes de la bio-dynamie. En cave le niveau d’exigence est maximal, tri et égrappage complet de la vendange, fermentations sans intrants, élevage en barriques (neuves à 40%), sans filtration ni collage et sulfitage très léger (4cl par barrique).
La dégustation des crus sur fûts neufs révèle des jus puissants dont le profond marquage du terroir domine facilement l’élevage. Après les assemblages les vins nous livrent des expressions tout en finesse et en pureté de leurs prestigieuses origines…Du grand art vous dis-je !

Merci à Jérôme Castagnier de nous avoir convié une nouvelle fois pour ce voyage extraordinaire parmi ces terroirs et ces crus sublimes !

 

 

 

Domaine Masse à Barizey

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Nous terminons cette première journée par une visite au domaine Masse à Barizey.
La coqueluche chalonnaise de DC se trouve dans un petit hameau que même un GPS peine à repérer mais bon, cette petite virée dans les collines au dessus de Givry est tout à fait charmante…ne boudons pas notre plaisir !
Ce sont M. et Mme Masse, les parents des actuels exploitants, qui nous reçoivent : en cette fin août, ces jeunes vignerons profitent de la disponibilité de ces derniers pour s’accorder quelques jours de repos avant le coup de chaud des vendanges.



Nous commençons par déguster les vins des millésimes 2007 et 2008 en bouteilles :

Givry Clos de la Brûlée blanc 2007 : le nez est fin et discret sur les fruits blancs (groseille, pomme granny), la bouche est vive, citronnée, la finale marquée par quelques notes de noisette et de longueur moyenne.
Un chardonnay fringant qui joue sur le registre de la vivacité et du fruit.

Bourgogne Côte Chalonnaise Vieilles Vignes 2008 : le nez franc et direct livre des arômes de fruits rouges, la bouche est assez rustique avec une présence tannique assez sévère.
Une matière encore anguleuse qu’il faudra laisser s’assagir un peu.

Givry Clos de la Brûlée rouge 2007 : le nez pinote agréablement avec un fruité mûr (cassis) et un léger fumé, la bouche est charmeuse, le fruit reste bien croquant sur une structure très soyeuse.
Un profil olfactif joliment typé et une belle tenue en bouche…un séducteur !

 

Givry Champ Lalot 2007 : le nez est profond et flatteur avec de beaux arômes de fruits noirs (cassis, griotte), la bouche est ronde et charnue, les tanins sont souples et veloutés, la cerise noire persiste longuement en finale.
Richesse et longueur aromatique, matière concentré et structure harmonieuse…cette cuvée prend position au sommet de la gamme.


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Givry En Veau-Vieilles Vignes 2008 : le nez est complexe avec ses notes de cerise noire, d’épices, son boisé fin et un léger fumé, la bouche n’est pas en reste avec une structure solide, un fruité pur et une belle fraîcheur en finale.
Le millésime change mais le niveau qualitatif reste, voilà pour moi la seconde très belle cuvée du domaine.

 

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La suite de la dégustation se passe dans le nouveau chai où séjournent les vins de 2009.

 

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Une partie du nouveau chai avec les barriques de vins de 2009, un aménagement superbe !

 

 

M. Masse nous propose un petit tour d’horizon sur ce millésime, qui, en Côte Chalonnaise aussi, est annoncé comme très réussi.

Givry Clos de la Brûlée blanc : le fruit est charmeur et plein de gourmandise, la bouche est ronde avec une matière dense et soyeuse.

Givry Clos de la Brûlée rouge : le nez est riche, plein de fruit, la bouche est veloutée, ample avec une finale bien longue.

Givry Champ Lalot : le nez est pur et puissant sur le cerise, la bouche est élégante, charnue mais avec une fraîcheur réjouissante en finale.

Givry En Veau-Vieilles Vignes : le nez s’ouvre sur des notes un peu végétales mais très rapidement on se régale avec de beaux arômes de fruits rouges, la bouche est très belle, le gras, la soie et la fraîcheur construisent une structure parfaitement équilibrée.

Ces vins du millésime 2009 se caractérisent par un fruité puissant tout en laissant une très belle impression de richesse et d’équilibre en bouche : des vins plaisir à encaver sans hésiter.

Passer des cuvées d’élite de la Côte de Nuits aux crus de la Côte Chalonnaise ressemble à un grand écart mais il faut bien reconnaître que ces Givry tiennent bien leur rang en offrant une vraie typicité et un beau rapport Q/P.
Avec des locaux professionnels fonctionnels et bien tenus, des terroirs intéressants et un travail exigeant à la vigne et en cave, le domaine Masse se positionne clairement parmi les références dans ce vignoble chalonnais et mérite amplement sa place dans le carnet d’adresses de l’oenophile.

 

 

N'oubliez pas de découvrir le Pèlerinage en Bourgogne 2010 - Jour 2

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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 23:20

J’ai l’impression de me voir encore mettre me point final à mon C.R. Bourgogne 2008 (visible ici : CLIC) et me voilà déjà en train de rédiger celui de 2009… nom d’un chien, cette année s’est littéralement volatilisée !
Mais oublions ce petit coup de blues au sujet du temps qui passe de plus en plus vite et revenons sur les bons moments passés en compagnie de mon collègue Martial dans cette région, où même un alsaco chauvin comme moi se délecte chaque année des paysages, des personnes et des vins qu’on peut y rencontrer.


Jour 3 : les belles étapes du voyage retour.


Domaine Buisson-Charles à Meursault

Ce domaine murisaltien constitue désormais une étape obligée dans ma pérégrination annuelle en terre bourguignonne. Les vins sont superbes et Michel Buisson est un hôte délicieux, toujours prêt à faire partager ses connaissances et ses expériences à propos de la chose vinique…que demander de plus ?

Bien au frais, sous les voûtes de sa cave, nous goûtons une série de vins blancs du millésime 2007

Aligoté 
: un nez sur la pomme fraîche et le miel, une bouche tout en finesse avec une acidité droite et mûre.
Une entrée de gamme avec un niveau qualitatif superbe.

Meursault Vieilles Vignes : un nez plein de fleurs et de miel, une bouche avec du gras et de la fraîcheur.
Un équilibre de funambule, tout en élégance.

Meursault Tessons : un nez plus retenu sur un registre floral et légèrement vanillé, la bouche associe le gras et une acidité droite et profonde.
La tension et la longueur d’un grand…

1° Cru Charmes : un nez complexe et ouvert où on reconnaît la noisette, le citron frais et une légère touche vanillée, la bouche est puissante et parfaitement équilibrée avec une longue finale citronnée et délicatement boisée.
Un séducteur (« charmeur ») dès son plus jeune âge !

1° Cru Bouches Chères : des arômes floraux complexes au nez, une bouche ample avec une acidité très droite et une finale très longue où on retrouve de belles notes de fleurs.
Un potentiel qui commence déjà à se révéler.

La dégustation se poursuit avec la gamme de vins rouges :

Bourgogne 2007
: une poignée de fruits rouges au nez, une bouche bien équilibrée et d’une puissance surprenante, les tanins sont mûrs et la finale légèrement acidulée.
Un GRAND générique !

Bourgogne 2006
: des notes d’herbes aromatiques accompagnent les fruits rouges pour complexifier la palette, la bouche possède une belle structure tout en élégance.
Les impatients qui on déjà vidé leurs 2006 peuvent se mordre les doigts…

Pommard 2007
 : des fruits noirs et un léger fumé au nez, la bouche possède une puissance virile et une allonge remarquable.
Un Pommard sans concession qui demandera un peu de patience…

Pommard 2006 
: un fruité pur et gourmand, une bouche charnue, élégante, avec une belle structure tannique très mûre, la finale est très longue avec quelques notes fumées.
L’effet d’une année de garde commence à se faire sentir, le vin semble bien en place, mais il n’a pas encore dit tout ce qu’il avait à dire…

Volnay 1° Cru Santenots 2007
: un nez plein et flatteur avec des arômes de fruits noirs (mûre et cassis), la bouche est ronde, soyeuse, la matière est concentrée, les épices douces accompagnent une finale très longue (la cannelle embaume le verre vide...).
Un vin d’une opulence parfaitement maîtrisée…envoûtant, presque irrésistible !

Pour terminer en beauté, nous dégustons les échantillons du millésime 2008 en compagnie de Michel Buisson et de Patrick, que j’ai enfin le plaisir de rencontrer pour de vrai…
C’est un exercice difficile pour les profanes mais l’impression laissée par ces vins en devenir est extrêmement positive : malgré des malos encore en cours sur la plupart des cuvées, nous goûtons des jus mûrs, concentrés et bien équilibrés…Un régal !

 

L’étape 2009 au domaine Buisson-Charles a une nouvelle fois tenu ses promesses : un accueil impeccable et des vins superbes, avec des 2007 déjà terriblement séduisants et des 2008 en passe de devenir de très grands vins … que dire de plus ? MERCI, tout simplement !




Domaine Castagnier à Morey-Saint-Denis


La dernière étape nous ramène en Côte de Nuits, pour une visite chez Jérôme Castagnier à Morey-Saint-Denis. Le « poulain » de l’ami Filduf nous attend en compagnie d’un collègue enseignant de Reims (qu’est-ce qu’ils ont tous ces profs à faire une pré-rentrée en Bourgogne !).
Il nous explique sa façon de concevoir les vins produits sur le domaine familial et dans son activité de négoce : une exigence maximale à tous les niveaux pour réaliser de très grands vins. Une ambition affirmée haut et fort, que Jérôme Castagnier considère comme un défi sur chaque nouveau millésime.


Nous commençons cette longue séquence de dégustation par les vins blancs en bouteilles :

Aligoté 2007 : mûr et délicatement acidulé avec des arômes de fruits blancs.
Une entrée de gamme longiligne et fraîche.

Puligny Montrachet 2007
 : le nez est encore fermé mais la matière en bouche est onctueuse avec un bel équilibre entre la rondeur et la tension acide.
Un beau mariage entre fermeté et onctuosité.

Puligny Montrachet 1° Cru Les Pucelles 2007 
: un nez discret sur les épices, la vanille et quelques notes fumées, la bouche est ample, expressive et de belle longueur.
Une expression complexe et raffinée du terroir.

Corton Charlemagne 2007 
: le nez est marqué par la noisette et les épices douces, la structure en bouche est puissante et virile avec une finale longue sur une agréable sensation de fraîcheur citronnée.
Attention… petit monstre en devenir !

Après cette belle mise en bouche, direction le chai pour une dégustation des rouges en cours d’élevage où Jérôme Castagnier nous propose des échantillons du millésime 2008 prélevés uniquement sur des barriques neuves.

Chambolle Musigny
 : un nez très gourmand de cerise avec quelques notes boisées bien intégrées, la bouche est d’une rondeur avenante avec une belle finale épicée (cannelle et poivre).
Des vignes largement septuagénaires (la parcelle date de 1934) mais un nectar plein de charme et d’énergie.

Gevrey Chambertin
 
: un nez torréfié, fumé et réglissé, une bouche puissante et virile avec une finale très longue.
Résolument masculin (presque mâle) mais déjà tellement accessible…

Morey Saint Denis
 : un nez plaisant et flatteur sur un registre fruité, une bouche avec de la soie, du gras, des tanins mûrs et une belle fraîcheur sur la finale.
Un vin complet avec un avenir de toute beauté… Coup de cœur !

Charmes Chambertin : un nez de fruits noirs et de fumée, une bouche dense et concentrée où les arômes fruités s’épanouissent (griotte) et persistent longuement.
La chair et la charpente en parfaite harmonie… on entre dans la cour des grands !

Clos Saint Denis : un fruité pur et très mûr (fruits noirs un peu confits) avec des nuances épicées, la bouche est ample et sphérique et la finale est très longue.
Un vin délicat et raffiné avec une personnalité bien affirmée.

Clos de la Roche 
: un nez de fruits rouges (cerise sauvage) complété par des notes de silex et de fumé, l’impression en bouche est également très sphérique avec une puissance contenue qui s’exprime progressivement. La finale est très longue.
Plus sauvage et plus minéral que le précédent, un vin qui se livre avec une force tranquille !

Clos de Vougeot : un nez suave et complexe où on reconnaît la griotte, la réglisse, le clou de girofle, la bouche est veloutée, pleine de sève et de sensations profondément minérales. La finale est longue avec de délicates notes boisées.
Un vin magnifique…que dire de plus !

Mazy Chambertin
 : un nez très aérien de fruits rouges, une bouche sur un registre élégant et frais avec un équilibre parfait et une belle finale tendrement aromatique.
Option raffinement et gourmandise pour ce grand vin déjà tout à fait accessible.

Bonnes Mares : un registre olfactif riche et pénétrant sur les fruits noirs et la violette, la bouche est opulente, onctueuse, soutenue par une belle charpente de tanins mûrs et finissant sur une fraîcheur bienvenue.
Mythique, un vin de rêve…Coup de cœur !

Pour terminer ce tour de cave d’anthologie, nous revenons vers notre point de départ où nous attendent quelques bouteilles mystère :

Le premier vin se situe dans un niveau très proche de ceux de la prestigieuse série précédente : le nez et riche (griotte confite et épices douces), la bouche est ample et suave avec un bel équilibre…C’est grand !
C’est un Chambolle-Musigny 1°Cru Les Amoureuses 2008

Le second vin nous surprend un peu : frais, fruité et gouleyant, mais on sent une rupture…C’est nettement moins bon !
C’est le Bourgogne Passetoutgrain 2007
Jérôme Castagnier à le sens du défi : placer une appellation de ce niveau (4,50 euros au tarif) dans cette série, il faut le faire !
J’ai pris quelques flacons pour re-évaluer ce joli vin dans un environnement moins élitiste…

Le troisième flacon anonyme nous livre un vin au fruité gourmand (cerise rouge) et à la bouche ample et ronde dotée d’une longue finale bien fraîche…
AHHH de retour au pays des vins de rêve !
C’est le Chambolle-Musigny 2007.

Le quatrième embaume les fruits rouges confits, le noyau de cerise, la bouche est ample et sphérique avec des tanins serrés et parfaitement mûrs.
Un équilibre proche de la perfection qui me rappelle le Morey 2008, goûté précédemment…
C’est le Clos de la Roche 2007.

Le dernier vin nous distille des notes complexes de fruits noirs confits, de réglisse et d’épices, la bouche est d’un soyeux incomparable avec une grande concentration, de l’ampleur et une belle impression de puissance.
Un seul cru me vient à l’esprit… et Dieu sait que je n’en bois pas tous les jours : Clos de Vougeot !
Gagné, c’est bien le Clos de Vougeot 2007.


Que reste-t-il a dire après une telle dégustation !!!
Avant tout, merci à Jérôme Castagnier de nous avoir convié pour ce voyage extraordinaire parmi ces terroirs et ces crus sublimes !
Ce jeune vigneron, qui possède un patrimoine viticole qui fait rêver, a de l’ambition et du talent à revendre. Il partage avec plaisir et enthousiasme sa passion pour ses vins. Ses grands crus rouges jouent la carte de la finesse et de la distinction (j’aurais presque envie de les assimiler au style Rousseau…).
Ses grands vins blancs sont très bien vinifiés  : le Corton Charlemagne m’a particulièrement séduit et les Puligny sont terriblement raffinés (peut-être un peu trop pour l'adepte de la rigueur « carillonesque » que je suis...).
En tous cas une maison à faire figurer en bonne place sur tous les carnets d’adresses bourguignons. Encore merci à Philippe pour le tuyau !

@+

NB les C.R. des jours précédents sont visibles ICI et LA
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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 21:00



J’ai l’impression de me voir encore mettre me point final à mon C.R. Bourgogne 2008 (visible ici : CLIC) et me voilà déjà en train de rédiger celui de 2009… nom d’un chien, cette année s’est littéralement volatilisée !
Mais oublions ce petit coup de blues au sujet du temps qui passe de plus en plus vite et revenons sur les bons moments passés en compagnie de mon collègue Martial dans cette région, où même un alsaco chauvin comme moi se délecte chaque année des paysages, des personnes et des vins qu’on peut y rencontrer.


Jour 2 : du Beaujolais vers Santenay.


Domaine Jean Marc Burgaud à Morgon

Pour cette deuxième visite au domaine j’ai pris soin de mandater un chauffeur expert et j’ai bien mémorisé l’itinéraire d’accès pour arriver chez ce vigneron à l’heure prévue…pas comme en 2008 où j’ai passé une heure à sillonner le Beaujolais avant d’arriver à destination !
Une pluie fine tombe sur la Côte de Py et Jean-Marc Burgaud se frotte les mains « c’est très bon pour la vigne… elle en a bien besoin après ces longues journées de sècheresse et de canicule ». Les maturités sont très élevées « les raisins ont pris 0,3 à 0,4 degré par jour durant cette dernière semaine » et le niveau sanitaire est excellent « le millésime qui s’annonce promet »…touchons du bois pour que cette météo favorable tienne encore un peu !

Nous nous rendons dans le caveau de dégustation sous la maison pour un tour d’horizon complet des cuvées classiques sur le millésime 2008 et des cuvées spéciales sur 2007.

Beaujolais villages Château de Thulon 2008 : du fruit rouge frais au nez, une bouche juteuse et délicatement acidulée. Léger et digeste.

Régnié Vallières 2008 : un nez très fin, plutôt floral et une bouche charnue et équilibrée. Elégant et charmeur.

Morgon Les Charmes 2008
: un nez légèrement torréfié avec un fruité net sur la pêche de vigne, la bouche possède une structure plus serrée avec de beaux tannins bien mûrs. Premiers pas dans l’esprit morgon.

Morgon Côte du Py 2008 : un nez plus complexe sur la cerise mûre et la réglisse, la bouche est charnue avec des tannins ronds et denses et la finale délicatement boisée. Pur et séduisant.

Morgon Côte du Py – Réserve 2007 : un nez complexe et raffiné, une bouche ronde et soyeuse avec un beau volume et une finale longue et bien fraîche. Une belle matière en devenir.

Morgon Côte du Py – James 2007 : un nez discret et racé avec quelques évocations fruitées très pures, la bouche est solidement charpentée autour de tanins ronds soutenus par une acidité longue et fine. Concentré et tonique.



Notre visite se poursuit dans le chai à barriques pour un aperçu des cuvées prestige de 2008 encore en cours d’élevage.

Morgon Côte du Py – Javernières 2008 
: un nez complexe et discret, une bouche massive et concentré avec des tannins serrés et mûrs et une longue finale.
Un vin né sur un secteur mythique de la Côte de Py qui complétera dorénavant la gamme du domaine…Réjouissant !

Morgon Côte du Py – James 2008 : un nez pur et discret, finement fruité, la bouche est solidement structurée avec une matière imposante, des tanins virulents et une acidité bien tendue. La longueur est impressionnante.
Assemblé à la pipette sur 3 barriques, cet échantillon nous livre de belles promesses pour l’avenir de cette cuvée de luxe.

 
Deuxième phase de la dégustation dans le chai à barriques du Domaine Burgaud

Pour finir nous goûtons 2 vins un peu plus évolués :

Morgon Côte du Py 2002 : une robe rubis profond, un nez bien expressif (prune à l’eau de vie, épices douces…), la bouche a une structure avenante, bien équilibrée avec une fraîcheur délicate et une belle longueur.

Morgon Côte du Py 2001 : un nez qui « morgonne » à souhait (la cerise à l’eau de vie et le noyau de cerise sont au rendez-vous…), les nuances kirschées sont intenses en bouche, la finale garde une belle fraîcheur.


Jean-Marc Burgaud est un puriste qui cherche à rendre ses lettres de noblesse à ces terroirs du beaujolais qui le méritent largement.
Des vins qui possèdent le charme de l’authentique et grand moment de dégustation en compagnie et d’un vigneron comme je les aime…HEUREUX !


Domaine Jean Georges à Chénas

Suivant les conseils d’un félidé expert en Bojo, nous remontons un peu vers le nord pour nous retrouver à Chénas devant la discrète maison vigneronne du domaine Jean Georges.
Franck Georges nous convie à une dégustation dans un coin du chai où sont alignés de beaux foudres. Ces contenants traditionnels sont « plus décoratifs que fonctionnels » car ce domaine vinifie tous ses vins en cuves inox.


Nous goûtons les 3 références proposées à la vente :

Fleurie 2007 : un nez fin et élégant sur un registre floral et une bouche gourmande, pleine de rondeur et de soie.
Un Fleurie tout en délicatesse provenant du secteur des Rochaux, un terroir granitique très rocheux (comme son nom le suggère un peu…).

Chénas 2007 : un nez assez ouvert, floral, la bouche est structurée et dotée d’un bel équilibre, la finale est longue et délicieusement fruitée.
Un Chénas très complet provenant de 2 terroirs différents et complémentaires (granitique et limoneux-siliceux).

Moulin à Vent 2007 : un nez pur avec une palette florale et épicée, la bouche est dense et charnue, les tanins sont bien ronds et la finale est longue et épicée.
Un Moulin à Vent puissant et charmeur…presque irrésistible !


 

Le domaine ne commercialise que 15% de sa production en bouteilles pour l’instant. Franck Georges reste prudent et lucide sur les perspectives d‘évolution de son exploitation, mais le potentiel pour réussir est bien là : les cuvées proposées ont la pureté et le soyeux qui m’avaient fait aimer les vins du Beaujolais, lors de mes premières visites dans cette région. En plus les prix sont très doux…Confiance !



Domaine Sorine à Santenay


La récente dégustation d’un Clos Rousseau 2003 de ce domaine m’a donné envie de repartir vers les hauts de Santenay pour y retrouver M. Sorine et refaire un petit voyage gustatif dans sa gamme de vins.
L’accès à cette propriété est certes un peu compliqué, mais ne boudons pas notre plaisir : on est bien dans ce « pays » avec son charme serein, qui réjouit l’œil et apaise l’esprit !

Nous dégustons une sélection proposée par notre hôte, dans une carte comptant 8 références dans plusieurs millésimes (de 2001 à 2007 sur le Clos Rousseau, par exemple…)

Santenay blanc 1° Cru Maladière 2007 : un nez frais, citronné et délicatement vanillé, la bouche est droite avec du gras et une belle tension acide.
Vinifié en barriques dont 30% en bois neuf, cette cuvée possède un beau potentiel tout en étant déjà bien séduisante aujourd’hui. La cuvée Santenay Blanc villages En Charron est déjà épuisée.

Maranges 1° Cru Clos Roussot 2006 : un nez d’orange sanguine et d’épices douces, une bouche solidement charpentée mais riche et bien équilibrée, la finale est fraîche avec une discrète amertume.

Santenay Sélection Vieilles Vignes 2006 : un nez bien ouvert de fruits rouges, une bouche gourmande dotée d’une belle structure, la finale est belle et délicatement épicée.

Santenay 1° Cru Clos Rousseau 2006 : le nez est discret avec un fruité bien mûr, la bouche est juteuse à souhait et la trame tannique est dense mais soyeuse…un vin équilibré et complet.

Santenay 1° Cru Beaurepaire 2005 : un nez pur et assez discret avec des notes de violette, la bouche est dense et concentrée, les tanins sont au rendez-vous et la finale est profondément épicée (poivre noir).

Santenay Sélection Vieilles Vignes 2004 : le nez est ouvert mais marqué par les évocations végétales assez typiques de ce millésime (gentiane…), la bouche possède un fruité délicat et une structure bien équilibrée.


M. Sorine est un vigneron plein de bon sens et d’humilité…peut-être un peu à l’image de ses vins…
Une vision très classique des terroirs autour de Santenay servie par une viticulture respectueuse de la nature (enherbement, labour, lutte raisonnée…) engendre de beaux vins de garde, rustiques, terriens, authentiques…que des prix sages mettent à portée de beaucoup d’amateurs. Une belle aubaine !

@+ pour la dernière étape...

NB : le jour 1 se trouve ICI


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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 14:09



J’ai l’impression de me voir encore mettre me point final à mon C.R. Bourgogne 2008 (visible ici : CLIC) et me voilà déjà en train de rédiger celui de 2009… nom d’un chien, cette année s’est littéralement volatilisée !
Mais oublions ce petit coup de blues au sujet du temps qui passe de plus en plus vite et revenons sur les bons moments passés en compagnie de mon collègue Martial dans cette région, où même un alsaco chauvin comme moi se délecte chaque année des paysages, des personnes et des vins qu’on peut y rencontrer.


Jour 1. : une descente Nord-Sud.


Domaine Hervé Murat à Concoeur


Pour trouver Hervé Murat il faut monter dans le petit village de Concoeur et Corboin, situé sur les hauteurs au-dessus de Vosne-Romanée. Quelle plus belle entrée en matière que de sillonner la petite route entourée de parcelles dont les noms font vibrer…La Tâche, Romanée Saint-Vivant, Richebourg… !
Ajoutez à cela un accueil chaleureux et des vins séduisants…et vous comprendrez pourquoi je reviens toujours avec autant de plaisir chez ce jeune vigneron.


Nous commençons par déguster les vins en cours d’élevage avec des malos en cours sur la plupart des barriques :

Hautes Côtes de Nuits 2008 : une attaque légèrement marquée par la réduction laisse place rapidement à un beau nez de fruits rouges, la bouche est fraîche avec une acidité pointue et des tanins charnus et gourmands.

Morey Saint Denis 2008 
: un nez de fruits rouges et de torréfaction, une bouche ample et large avec une structure tannique mûre et une belle longueur.

Chambolle Musigny Les Echezaux 2008 
: un registre aromatique proche des HCN mais une bouche d’une très élégante alliant finesse et fraîcheur avec une belle longueur finale.

Morey Saint Denis 1° Cru Les Charrières 2008 :
un nez charmeur et profond sur les fruits noirs et la torréfaction, une bouche dense et pleine de sève avec une belle longueur finale.

Pour compléter la gamme nous finissons par 2 références du millésime 2007 en bouteilles :

Hautes Côtes de Nuits Les Herbues 2007 : un nez sur les fruits rouges frais et les épices, une bouche avec une structure élégante et une finale longue et fraîche.
A noter, quelques changements sur cette belle cuvée, avec15% de fût neuf qui apportent un velouté bien agréable et un nom de parcelle qui permettra de la différencier avec la deuxième référence en HCN prévue sur le millésime 2009.

Chambolle Musigny Les Echezaux 2008 : un nez complexe et bien ouvert (fruits rouges confits, amande, un peu de violette…), une bouche avec un beau volume, des tanins mûrs, une texture soyeuse et concentrée, une finale très longue.
Goûtée en 2008 sur fût, cette cuvée a trouvé son équilibre et son style…résolument Chambolle !



C’est toujours un grand plaisir de rencontrer Hervé Murat et de partager quelques instants de dégustation avec lui dans sa cave modeste mais accueillante.
En plus avec une gamme de vins qui s’enrichit d’année en année et un niveau qualitatif qui s’affirme, il n’est pas étonnant de retrouver ce domaine à la page des adresses incontournables dans mon carnet bourguignon.




Domaine Carillon à Puligny-Montrachet


Comme je l’ai évoqué l’année dernière, mes premiers vins dégustés au domaine, en compagnie de Louis Carillon, étaient de 1988. C’est donc le vingtième millésime que je vais découvrir cette année dans cette maison de Puligny, où l’exigence et la discrétion règnent en maîtres absolus depuis plusieurs générations.
Malgré un emploi du temps chargé, du fait d’un récent retour de vacances et des vendanges qu’il faut préparer, Jacques Carillon nous fait faire un tour complet des crus du dernier millésime.

Les cuvées 2008 sont en cuve inox sur quelques lies fines en attendant la mise :

Puligny Villages
 : un nez assez ouvert sur un registre fruité très pur, une bouche citronnée avec du gras et une belle longueur finale sur des notes d’agrumes.

1° Cru Les Champs Canet : un nez très discret, une bouche ample, un peu austère et une finale puissante où on décèle quelques nuances mentholées.

1° Cru Les Perrières : le nez est fermé mais la bouche laisse deviner quelques nuances de noisette fraîche dans une structure d’une rare puissance. La finale est longue sur cette persistance minérale si particulière à ce climat.

1° Cru Les Referts : un nez sur la retenue avec quelques évocations d’agrumes frais, une bouche puissante et opulente avec des notes de beurre frais et une finale très longue marquée par une profonde minéralité.

Bienvenues Bâtard Montrachet : un nez discret avec de délicats arômes d’amandes et de beurre frais, le volume en bouche est ENORME, l’équilibre est magistral entre une acidité tonique, une minéralité affirmée et un gras incomparable. La persistance finale est évidemment très longue.

Nous terminons par la dégustation de quelques références sur 2007 :

Puligny Villages : le nez est timide avec de petites notes de fougère et d’herbes aromatiques qui se révèlent progressivement, la bouche possède un gras très gourmand et une acidité droite et profonde qui commence à se fondre. La finale est belle et marquée par de fines évocations d‘agrumes frais.

1° Cru Les Champs Canet : un nez plus flatteur qui offre une palette florale et quelques notes de noisette fraîche, une bouche puissante, verticale avec une finale minérale où pointent de subtiles évocations d’herbes aromatiques.

1° Cru Les Referts : le nez reste discret mais la bouche présente une charpente solide avec une palette complexe et intensément minérale (pierre à fusil, iode). La finale est très longue et légèrement fumée.



Un millésime 2008 plein de promesses et des crus 2007 conformes à l’esprit de la maison Carillon. 20 ans plus tard, les fils ont peu à peu repris le flambeau mais la tradition reste ancrée solidement dans ces vins fidèles au terroir de Puligny… Archétypique !



Domaine de la Soufrandière à Vinzelles

Petite déception à mon arrivée au domaine : une équipe de TV américaine et une équipe de TV hollandaise sont déjà sur place… je viens de perdre mon titre de premier enquiquineur d’après vacances chez les frères Bret !
Jean-Philippe trouve néanmoins un peu de temps pour nous accompagner sur la magnifique parcelle des Quarts qui jouxte la propriété parentale.
Il nous explique leur conception d’une viticulture respectueuse de la nature et propre à magnifier ces terroirs mâconnais dont la richesse et la diversité sont encore largement méconnues.


La parcelle du bas des Quarts baptisée « les petits rangs »



Les Quarts vers le haut du coteau de vieux ceps qui fourniront les raisins pour la grande cuvée.


De retour dans le chai nous faisons un petit tour d’horizon de la production du domaine :

Viré-Clessé Sous les Plantes 2007 : issu d’une parcelle de vieilles vignes (55 à 75 ans) riche en limons, ce vin possède un nez floral et délicat, un corps longiligne et bien équilibré et une belle finale citronnée.

Saint Véran En Combe 2007
 : issu d’une parcelle sur Chasselas exposé plein sud ce vin possède un nez flatteur avec des arômes de beurre frais et de noisette, la bouche s’appuie sur un bel équilibre tension/rondeur.

Pouilly-Loché La Colonge 2007 : un nez discret sur un registre floral, une matière ample et bien équilibrée en bouche, un beau potentiel sans aucun doute.

Pouilly-Fuissé Le Clos Reyssie 2007 
: un registre olfactif complexe et subtil avec quelques belles nuances florales, une bouche parfaitement en place, de la rondeur, du gras et une belle tension…beaucoup de soie et de fraîcheur.

Pouilly-Fuissé La Roche 2007 : un nez qui parle un peu plus (miel, amandes, agrumes frais), une bouche puissante offrant des notes un peu citronnées et soutenue par une magnifique acidité longue et mûre.

Pouilly-Vinzelles Les Quarts 2007 : un nez de miel et de grillé, une bouche où la rondeur et la puissante minéralité sont en parfaite harmonie, la finale est longue et délicatement vanillée.

Pouilly-Vinzelles La Soufrandière 2008 : des notes de poire fraîche, de fleurs et de miel composent une palette olfactive jeune et séduisante, la bouche est ample avec des notes citronnées complétées par de belles nuances minérales.
Des nouvelles rassurantes d’un millésime compliqué sur une parcelle grêlée à près de 40% et vendangée les 3 et 4 octobre.

Pouilly-Fuissé En Carementrant 2004 
: quelques notes fugaces de réduction laissent rapidement place à de beaux arômes floraux et briochés, la bouche est riche avec une rétro-olfaction complexe, fruitée et briochée, la finale est longue et fraîche.

Pouilly-Vinzelles La Soufrandière X-Taste 2006 : une vendange tardive sur Vinzelles et un vin atypique qui possède un nez de raisin sec et de coing, une bouche juteuse et concentrée avec une structure acidulée et une grande longueur.

Une troisième visite qui a tenu ses promesses : un accueil de grande qualité (même si Jean-Philippe regrette toujours de ne pas pouvoir nous consacrer assez de temps…), une viticulture bio réfléchie et des vins avec un pouvoir de séduction rare… INCONTOURNABLE vous dis-je !

 
2 cuvées emblématiques des frères Bret

@+
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16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 23:22

Les premiers articles de ce blog concernent exclusivement l'Alsace, c'est un peu normal me direz vous...mais ne vous y trompez pas, mon intérêt pour tout ce qui touche au vin m'a souvent conduit bien au delà de la ligne bleue des Vosges, à la découverte d'autres vignobles.
La Bourgogne est un peu ma seconde patrie d'oenophile. J'y vais chaque année depuis plus de 20 ans et je ne m'en lasse pas : les vins, les villages, les paysages et l'accueil chez les vignerons...que de très beaux souvenirs dans ma mémoire... et dans ma cave bien sûr.

En 2008 ce fut un marathon de 2 jours sous le soleil d'août avec 7 visites au programme : intense et réjouissant !

1. Domaine Buisson-Charles à Meursault

Après ce deuxième passage tout aussi réussi que le précédent en 2007, je vais me faire un petit plaisir en disant tout le bien que je pense de ce domaine.
Passer un moment avec Michel Buisson et ses vins est réel un privilège : générosité et humanité émanent de ce vigneron toujours à l’écoute des avis de ses clients et toujours prêt à donner simplement les clés qui permettent de mieux comprendre sa façon de travailler.
Bref, tout ce que je recherche lorsque j’entreprend mon pèlerinage annuel en Bourgogne.

Le millésime 2007 est en cours d’élevage et nous avons donc goûté toute la gamme en barriques. Les arômes sont encore un peu voilés mais les textures en bouche sont pleines de promesses.

Meursault Vieilles Vignes
 : pur et tendu.
Meursault Tessons : floral et déjà très rond.
1° Cru Les Cras : profond et minéral avec des arômes de noisette fraîche
1° Cru Charmes : un boisé fin (prélevé sur fût neuf), avec beaucoup de gras et d’opulence
1° Cru Goutte d’Or : des arômes lactés et beurrés (fin de malo) avec beaucoup de fraîcheur et de structure en bouche.
1° Cru Bouches Chères : des arômes floraux intenses avec un beau volume et une grande longueur en en bouche.

Bourgogne : des fruits rouges croquants et une belle structure en bouche.
Pommard : dense et concentré avec une virilité sans concession.
Volnay 1° Cru Santenots : des fruits noirs mûrs avec beaucoup de profondeur et de longueur en bouche.

La dégustation des mêmes crus rouges en bouteilles sur le millésime 2006 nous a montré comment, après une année, ces vins ont construit leur équilibre et défini leur profil aromatique.

Une petite verticale sur la cuvée meursault vieilles vignes est une précieuse expérience gustative qui nous a menés à la rencontre de la personnalité complexe que ces vins développent au fur et à mesure des années.

Bref, des vins purs et authentiques et un vigneron dont la culture et l’hospitalité nous éblouissent à chaque visite. Incontournable…



2. Domaine Jean Marc Burgaud à Morgon

Incroyable ! Trois années sans descendre au sud de Macon et me voilà perdu sur des chemins que j’ai pourtant sillonné à maintes reprises… en plus de ça le téléphone de la famille Burgaud est mal raccroché…à l’aide !
Résultat des courses, je m’annonce au domaine avec près d’une heure de retard et c’est Mme Burgaud qui me reçoit car Jean-Marc est parti travailler dans ses vignes. C’est vrai que le temps de ces artisans est bien trop précieux pour attendre le touriste oenophile victime d’un sens de l’orientation défaillant.

 






Le Py vers le haut











 



Le Py vers le bas








La dégustation dans le caveau sous la maison offre un tour d’horizon complet des cuvées classiques sur le millésime 2007 et des cuvées spéciales sur 2006.

Beaujolais villages Château de Thulon 07 : du fruit croquant au nez et une impression de légèreté, de soie et de fraîcheur en bouche.
Régnié Vallières 07 : un nez fruité discret (pêche et prune) et une structure équilibrée en bouche.
Morgon LesCharmes 07 : un nez léger et aérien associant des notes florales et un peu de noyau, rond et suave en bouche.
Morgon Côte du Py 07 : un nez friand sur la cerise mûre confite et l’amande amère, une bouche ample, des tanins soyeux et une belle longueur.
Morgon Côte du Py – Réserve 06 : nez complexe avec des fruits noirs confits et un boisé fin et léger, une bouche d’un volume étonnant avec des tanins suaves, un bel équilibre et une finale fraîche.
Morgon Côte du Py – James 06 : une robe sombre et dense avec des bord violine, un nez racé avec des arômes de fruits et de torréfaction (café). La bouche est dense et serrée, les tanins sont fins et la finale est longue sur des notes un peu chocolatées.
Morgon Côte du Py 02 : une robe d’un rouge profond, un nez subtil et très aérien avec des fruits rouges et du noyau (kirsch), une bouche pleine de soie et de vinosité.
Un petit bonus pour donner une idée des perspectives d’évolution des crus de ce domaine… rassurant !

Bref, des vins propres et précis avec des personnalités affirmées mais dotés d’un pouvoir de séduction incontestable. On tombe facilement sous Les Charmes de cette Côte du Py !


3. Domaine de la Soufrandière à Vinzelles

Retour de vacances et branle bas de combat au domaine de la Soufrandière où Jean-Guillaume et Jean-Philippe s’affairent dans les chais pour préparer les mises en bouteilles avant la prochaine vendange. C’est donc en compagnie de leur collaboratrice que je passe une petite heure à déguster une partie de leur production sur 2006.
Un programme un peu plus light, que celui de notre visite mémorable de l’année passée, mais à cette époque de l’année c’est la vigne qui a le dernier mot sur l’emploi du temps du vigneron.

Viré-Clessé La Verchère 2006 : un nez présent et très fin, marqué par des notes florales. La bouche est précise et équilibrée.
Pouilly-Loché La Collonge 2006 : un nez discret et aérien et une bouche puissante et longue, soutenue par une acidité fine et pure.
Pouilly-Loché Les Mûres 2006 : un nez puissant marqué par les fruits exotiques frais et une bouche avec du gras, de la rondeur, du fruit et quelques évocations vanillées.
Pouilly-Vinzelles Les Longeays 2006 : un fruité très puissant et une bouche opulente et longue marquée par de beaux arômes d’ananas frais.
Pouilly-Fuissé La Roche 2006 : des notes de mie de pain trahissent un peu la mise récente mais la personnalité de ce vin reprend très vite le dessus avec du citron confit et cette minéralité si particulière. La bouche est tendue, l’acidité fine et la finale longue.
In X-Tremis rouge : la robe brille d’un beau rubis, le nez est puissant et complexe (fruits noirs et violette), la bouche est pleine de sève et de rondeur. Les tanins sont serrés mais soyeux et la longueur est belle.
Du gamay assemblé sur 2 millésimes (2006 et 2007) pour un vin complet mais atypique.

Bref, des vins ciselés qui parlent avec sincérité de leur terroir.
La patte des 2 frères s’affirme et se confirme dans un niveau de qualité exceptionnel.


4. Domaine Hervé Murat à Concoeur

Deuxième passage à Concoeur chez ce jeune talent de la Côte de Nuits, conseillé découvert par Patrick Essa et confirmé par la R.V.F., comme révélation de l’année.
Le hameau de Concoeur est caché derrière la crête qui domine les Grands Crus de Vosne Romanée et la route qui y mène offre une belle série de points de vue sur le ce prestigieux vignoble.
Hervé Murat est chef de culture dans les vignes de la maison Corton André et son activité de producteur de vins s’effectue sur sont temps libre : un vrai passionné !
Il me reçoit dans le chai, qu’il loue au centre du hameau de Concoeur.
Nous dégustons les 3 références que comprend sa carte actuelle :

Hautes Côtes de Nuits 2006 : la robe est d’un rubis éclatant, le nez évoque la mûre, le bois et un peu de fumé, la bouche est équilibrée et vive avec un beau volume soutenu par une acidité fine.

Les 2 vins suivants sont goûtés en cours d’élevage avec des malos en cours. Les arômes au nez sont un peu affectés mais la présence en bouche est rassurante.
Hautes Côtes de Nuits 2007 : la robe est dense avec des nuances rubis, le nez manque un peu de netteté mais la bouche révèle un fruité riche et croquant soutenu par un boisé délicat. Les tanins sont présents mais soyeux.
Chambolle Musigny Les Echezaux 2007 : une robe dense, un nez toujours un peu voilé mais une bouche compacte et massive avec cette pointe d’acidité qui confère une belle énergie à l’ensemble. La finale est savoureuse et légèrement vanillée.

Pour compléter la gamme nous finissons par un Beaune 1°Cru élaboré par Hervé Murat sur une parcelle appartenant à son père :

Beaune 1° Cru Les Tuvilains 2005 : la robe est profonde et lumineuse, le nez est un peu fermé mais on sent poindre des arômes nobles et racés de cerise noire et de la réglisse. La structure en bouche rappelle le Chambolle : une belle puissance avec des tanins ronds soutenus par une acidité fine.

Bref, un jeune vigneron talentueux qui mérite pleinement sa reconnaissance, mais qui sait garder les pieds sur terre. Il aime ses vins, il aime le contact avec la clientèle oenophile… un must !


5. Domaine de la Jolivode – Christian Menaut à Nantoux

Pour rester dans les coups de cœur du boss…me voilà arrivé à Nantoux, qui, un peu comme Concoeur, est un petit village qui se situe à l’ouest de Beaune, un peu plus loin dans la « montagne ».

 







Vue sur le paysage des Hautes Côtes (Meloisey)


 













Nantoux








Christian Menaut et son fils proposent une belle gamme de vins de la région avec un rapport Q/P défiant toute concurrence.

Aligoté 2006 : un nez frais et aérien avec des notes florales et une belle tenue en bouche sur une acidité fine et tendue.
Bourgogne Passetoutgrain 2006 : ça faisait quelques années que je n’avais plus tenté une dégustation sur cette appellation… mais là ce fut une bonne surprise avec un fruité précis et croquant une bouche ronde et bien équilibrée.
Hautes Côtes de Beaune Cuvée Fruitée 2006 : un nez de fruits noirs un peu confits et une structure joliment charpentée avec des tanins mûrs et ronds.
Hautes Côtes de Beaune Le Beauregard 2006 : le nez est discret mais racé, la bouche est volumineuse et soyeuse et la finale laisse apparaître de fines notes boisées.
Hautes Côtes de Beaune La Jolivode 2006 : un nez discret et complexe avec un caractère épicé et un boisé raffiné, la bouche est volumineuse avec des tanins denses et une acidité très fine qui soutient une finale de belle longueur.
Beaune 2006 : un nez plus ouvert et bien expressif avec des arômes de cerise, d’épices et quelques notes boisées. La bouche est savoureuse avec une belle charpente, une bonne densité et une belle finale réglissée et vanillée.
Pommard 2006 : le nez est discret et complexe sur un registre épicé, fumé, boisé. La bouche est massive avec des tanins ronds, un équilibre parfait et une grande longueur.

Bref, une rencontre intéressante avec de jolis vins, bien travaillés dans le souci de respecter les expressions de chaque terroir et avec des vignerons (Menaut père et fils) accueillants qui proposent leur production à des tarifs très intéressants.
Une aubaine pour constituer son fond de cave bourguignon…



6. Domaine Carillon à Puligny Montrachet

On s’approche doucement du vingtième millésime que je goûte dans cette maison de Puligny et je me souviens encore très précisément de ma première rencontre avec Louis Carillon et ses vins… comme le temps passe vite !
Cette année, hormis les Puligny villages, qui ont été mis en cuves, tous les 2007 sont encore en barriques sur lies. Les 2006 sont en bouteilles depuis quelques mois.

Nous commençons la dégustation par les 2006 :

Puligny Villages : le nez est discret mais net et précis avec des notes florale. Le vin est puissant et long en bouche.
1° Cru Les Champs Canet : un nez citronné et vanillé et une bouche volumineuse avec de la rondeur et de la densité.
1° Cru Les Perrières : le nez est discret et fin avec des notes de fleurs et de menthe fraîche. La bouche est solidement charpentée avec une minéralité puissante.
1° Cru Les Referts : le nez est assez ouvert sur du fruit et quelques notes vanillées. La bouche présente une charpente solide mais avec de la rondeur et de beaux amers en finale.

La dégustation se poursuit avec les 2007 en cours d’élevage :

Puligny Villages
 : ce vin qui séjourne en cuve dans l’attente de la mise présente un nez assez ouvert avec du fruit (pomme granny) et une bouche tendue avec des notes citronnées.
1° Cru Les Champs Canet : un nez fermé mais une bouche dense avec une acidité puissante et très droite.
1° Cru Les Perrières : le nez est discret avec quelques notes boisées mais la bouche est massive avec beaucoup de gras et des évocations mentholées et citronnées très fines et très persistantes.
1° Cru Les Referts : le nez est assez expressif avec de la pomme verte croquante. La bouche qui est encore un peu marquée par du CO2 possède une structure volumineuse avec du gras et une belle allonge.
Bienvenues Bâtard Montrachet : un nez net et discret avec du fruit et quelques notes vanillées. La bouche est puissante, il y a du gras, une minéralité marquée, une belle tension acide et une finale très longue.

Bref, comme à l’accoutumée, le domaine Carillon propose des vins austères mais d’une grande pureté. Un choix affirmé et revendiqué pour mettre en valeur la minéralité du terroir de Puligny


Domaine Marchand frères à Gevrey Chambertin

Dernière étape du périple et deuxième visite chez ce vigneron . La journée a été bien longue et je crains de ne plus trouver les ressources nécessaires pour apprécier pleinement les vins de ce domaine…
Heureusement, dès la première gorgée, je suis pleinement rassuré : la personnalité riche et typée des vins de Denis Marchand ne laisse personne indifférent et le temps de tremper mes lèvres dans le premier verre et revoilà tous mes sens en ordre de marche.

Morey Saint Denis blanc Très Girard 2007 : prélevé sur une cuve, ce blanc original mais encore très jeune (c’est le 3° millésime) commence a trouver sa personnalité. De délicats arômes floraux au nez, du gras et de la rondeur en bouche…du plaisir avant tout !

Les vins suivants sont tous des rouges du millésime 2007 en cours d’élevage prélevés sur barriques :

Morey Saint Denis Les Herbiottes – Vieilles Vignes : un nez de cerise et de réglisse, profond et long en bouche.
Gevrey Chambertin Cuvée Fanny : un peu replié sur lui même, avec un nez peu expressif mais une bouche massive et bien équilibrée.
Chambolle Musigny Cuvée Béatrice : un nez discret avec quelques notes torréfiées et une bouche sensuelle et charnue.
Morey Saint Denis 1° Cru Cuvée Eline : un assemblage réussi des Faconnières et des Millandes pour un vin plein de fruit avec un peu de CO2 en bouche mais un fond riche et savoureux.
Morey Saint Denis 1° Cru Clos des Ormes : bien verrouillé au nez mais avec une bouche virile et puissante. Une version très masculine du précédent…
Chambolle Musigny Les Sentiers : un nez au fruité discret mais racé et une bouche charnue avec une belle fraîcheur et une belle longueur.
Gevrey Chambertin 1° Cru Aux Combottes : réglisse et épices composent un nez bien typé. La bouche est pleine de chair et offre une belle longueur finale.
Clos de la Roche : volumineux, profond et long.
Charmes-Chambertin : discrètement fruité avec une bouche alliant virilité et délicatesse.
Griottes-Chambertin : le fruit est discret, les notes réglissées sont élégantes et la bouche possède un volume impressionnant.

La dégustation de vins rouges en cours d’élevage reste un exercice difficile : les vins sont en phase de construction et demandent une grande concentration pour se laisser approcher. Le dégustateur amateur a bien souvent besoin des conseils du producteur pour accéder à la grille de lecture de ces crus en gestation.

Pour terminer, Denis Marchand me propose de goûter quelques 2006. L’heure étant déjà bien avancée, je lui demande de choisir une bouteille représentative pour me faire une idée. Sans hésiter il me propose :

Morey Saint Denis 1° Cru Cuvée Eline
: un nez complexe de fruits noirs et de torréfaction, une bouche charnue et grasse encore pleine de fruit et une finale longue sur des notes de réglisse et de violette… Magnifique !

Bref, de très beaux vins qui ont demandé beaucoup de travail et de conviction. Un niveau d’exigence élevé pour ce viticulteur proche de sa clientèle et toujours prêt à consacrer du temps aux amateurs passionnés désireux de comprendre son travail.

Un grand merci à tous ces vignerons qui m’ont si bien accueilli chez eux et à l’année prochaine !

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  • : Vins, vignobles et vignerons.
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Bonjour à tous

Amateur de vin depuis près de 30 ans et internaute intervenant sur un forum de dégustateurs depuis plusieurs années, j’ai crée ce blog pour regrouper et rendre plus accessibles mes modestes contributions consacrées à la chose vinique.

 

Mes articles parlent presque toujours de rencontres que j’ai eu l’occasion de faire grâce au vin :

rencontres avec de belles bouteilles pour le plaisir des sens et la magie de l’instant,

rencontres avec des amis partageant la même passion pour la richesse des échanges et les moments de convivialité inoubliables,

rencontres avec des vignerons et avec leur vignoble pour des moments tout simplement magiques sur les routes du vin ou au fond des caves.

 

J’essaie de me perfectionner dans l’art compliqué de la dégustation dans le seul but de mieux comprendre et mieux pouvoir apprécier tous les vins.

Mes avis et mes appréciations sont totalement subjectifs : une dégustation purement organoleptique ne me procure qu’un plaisir incomplet.

Quand j’ouvre une bouteille de vin, j’aime pouvoir y associer le visage du vigneron qui l’a fait naître, j’aime connaître les secrets de son terroir, j’aime avoir plein d’images et de souvenirs associés à ce liquide blanc ou rouge qui brille dans mon verre.

 

Merci à tous ceux qui viennent me rendre visite.

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