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4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 19:03



Pour tout boit sans soif, qui se respecte, l’arrivée dans une nouvelle région est toujours le signal de départ d’une quête sacrée à la recherche d’un vigneron local, susceptible de fournir les quilles nécessaires à ses futures libations estivales.
Dans de tels cas d’urgence, une solution s’impose tout naturellement : le réseau DCien.
Pour l’Ardèche, où je viens de me poser pour 2 semaines, l’ami cyra constitue évidemment la référence incontournable.
La voiture est à peine déchargée et me voilà déjà à Pradons, chez Jérôme Mazel, un des représentants de cette jeune garde ardéchoise bien décidée à fournir le travail nécessaire pour faire reconnaître la qualité de leur vignoble.

 

Non loin des rives de l’Ardèche, l’entrée du Domaine Mazel




Le caveau de dégustation.


Jérôme Mazel en est à son troisième millésime et propose des cuvées remarquablement bien vinifiées, aux noms poétiques et pleins de fantaisie.
Il succède à son père, viticulteur-coopérateur, mais a décidé de s’établir en tant que vigneron indépendant : des locaux bien équipés, une belle motivation pour mettre en valeur les terroirs ardéchois et un solide bagage professionnel, le tout assorti d’une réelle envie de communiquer et de partager sa passion avec sa clientèle d’oenophiles…le bougre a quelques beaux atouts dans son jeu pour s’imposer et relever son défi !


Jérôme Mazel dans sa cuverie.




Le chai à barriques.


Je n‘ai pas pris de notes pendant la dégustation, mais comme je suis reparti avec un échantillonnage assez complet de la gamme, j’ai pu regoûter tout ça tranquillement assis sur ma petite terrasse, avec le soleil couchant sur les monts d’Ardèche comme toile de fond…Le pied !

·    Odyssée 2008 (100% viognier) présente des notes d’abricots et d’agrumes, la bouche est agréable mais relativement simple et la finale un peu courte est marquée par le pamplemousse. Le nom de la cuvée évoque sûrement les difficultés rencontrées sur ce millésime pour réussir les viogniers. Après en avoir goûté quelques uns (assez médiocres) plus au sud, il faut reconnaître que celui-ci s’en tire avec les honneurs.

·    Alter Ego 2008 (100% chardonnay) est un vin rond et charnu avec un nez floral et finement boisé, une bouche ample qui allie gras et acidité bien droite et qui possède une finale longue et fraîche. C’est un très beau chardonnay, typé sud mais d’un équilibre exemplaire, étonnamment digeste mais un peu traitre sur les bords…il fait plus de 14 et se boit comme du petit lait, attention !

·    Ribambelle 2008 est un rosé clair avec un nez frais, aérien, marqué par les petits fruits rouges et une bouche d’une belle fraîcheur, délicatement acidulée et terriblement gourmande. Un rosé d’été, issu d’une saignée sur les cuves de rouge (merlot, grenache), friand et parfaitement équilibré. La triplette n’a même pas tenu 2 jours…et je ne bois jamais de vin avant le petit-déj. c’est dire !

·    Chamboultou 2008 est un rosé plus coloré et plus corsé, doté d’un registre fruité éclatant (fraise des bois notamment). La bouche est d’une suavité peu commune avec quelques SR qui ne pèsent absolument pas tant la finale est agréablement fringante. Un nom qui veut bien dire ce qu’il veut dire…Jérôme Mazel a un peu chamboulé cette cuvée durant la fermentation pour « fatiguer les levures avant qu’elles aient mangé tous les sucres ». Au final nous avons un vin délicieux, flatteur, facile à boire…un jus de fruit qui vous fait tourner la tête sans crier gare, attention !

·    Cœur de Pierre 2007 : est un rouge terriblement séduisant avec des arômes de fruits noirs (myrtille et mûre), d’épices douces et un boisé délicat. La bouche est charnue et très soyeuse avec une finale longue et fraîche. C’est un assemblage grenache et merlot vinifié avec beaucoup d’à propos pour obtenir un équilibre sudiste très digeste.

Les grenaches et merlots 2008 goûtés sur fûts en cours d’élevage sont juteux et bien équilibrés…Les Cœurs de Pierre 2008 vont encore nous faire fondre l’année prochaine !

Bref une gamme très homogène de vins extrêmement plaisants que Jérôme Mazel commercialise à des prix très sages…une belle adresse dans cette belle région !

@+
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1 août 2009 6 01 /08 /août /2009 11:08


C’est à Arboras, un petit village accroché au flanc d’une colline au pied du Mont Baudile, que le couple Supply-Royer a décidé de s’installer pour se rapprocher de leurs lieux de travail respectifs et de leurs vignes.


Arboras

A l’occasion de cette deuxième visite au domaine, Eric Supply me propose une promenade pour me faire découvrir ses fameuses parcelles. Il est près de 18 heures lorsque nous partons sous un soleil de plomb dans le vignoble des Terrasses du Larzac.

 

Vignoble des Terrasses du Larzac vu d’Arboras


La première étape nous conduit au lieu dit « La Croix du Pin » où le couple a acheté une petite vigne de roussane.

 
La Roussane de la Croix du Pin


Un sol sec et caillouteux, une densité de plantation élevée (7000 pieds/Ha), des piquets en bois (« il n’y a qu’un seul fou ici qui plante des piquets en bois dans ses vignes ») et trois rangs d’aligoté (« pour le peps et en souvenir des 10 années passées en Bourgogne ») : la promesse d’une grande cuvée en perspective…

 
2 labours ont eu raison de la végétation inter-ceps, la sècheresse et la canicule ont fait le reste.


La deuxième étape nous conduit au lieu dit « Les Crouzets » où se trouve une vieille vigne de mourvèdre qui a livré sa première cuvée en 2007.

Le mourvèdre des Crouzets.

C’est une parcelle ingrate qui demande énormément de travail pour des rendements très faibles (autour de 10 hl/ha « si tout va bien »).
Comme on peut le constater sur la photo ci-dessus il y a des ceps atteints par l’esca, « il y en a de plus en plus, j’arrache et je replante de jeunes pieds qui ont l’air de prendre, mais certains jours je me demande s’il ne faudrait pas tout arracher… »
Quand on a eu la chance de goûter la première cuvée on ne peut qu’espérer qu’Eric hésitera encore longtemps avant de prendre cette mesure radicale…


De beaux pieds de mourvèdre sur le sol caillouteux des Crouzets avec au deuxième rang un petit nouveau…

La troisième halte se fait au niveau de la parcelle de bourboulenc : « une vigne qui souffre »
sur un terrain argileux et sableux en légère pente, exposé aux ardents rayons de ce soleil estival. Une petite haie borde cette vigne en contrebas « une haie magique, qui libère des arômes incroyables dès la tombée du jour ».
 

Les bourboulencs de Nega-Saumas

Acquise en 2001 (« notre premier investissement ») cette parcelle produit très peu (« peut-être 8hl/ha cette année ») mais dès les premiers millésimes le niveau de qualité s’est révélé exceptionnel.


Des ceps noueux dans un sol terriblement aride : les bourboulencs en souffrance !

La vigne de Pey-Cherres constitue la dernière étape de notre petit tour : elle se mérite en empruntant un petit sentier qui grimpe entre chênes, oliviers et garrigue. C’est une petite parcelle de syrah entourée d’arbres, un lieu qui respire la sérénité, « un coup de cœur absolu : dès que je l’ai aperçue, j’ai su que j’allais l’acheter ».
 

La syrah de Pey-Cherres

Des ceps vigoureux richement chargés en fruits (« il va falloir en faire tomber quelques uns prochainement ») s’épanouissent dans cet environnement protégé de la chaleur et du vent.

 

De belles grappes de syrah sur cette parcelle « coup de cœur ».

C’est ici aussi qu’Eric Supply a planté des oliviers et des chênes truffiers et envisage de mettre en culture une petite parcelle en friche : il faut croire que Pey-Cherres n’a pas encore révélé toutes ses richesses.


De retour dans la cave voûtée sous la maison d’Arboras, où Eric Supply a commencé à organiser son petit espace de travail, nous partons, verre à la main, pour une seconde visite des parcelles de ce domaine.

·    Le Bourboulenc de Nega Saumas 2008 est encore en cours d’élevage sur lies. Il est gras, puissant, concentré avec une finale tendue et de belle longueur.

·    La Roussanne de la Croix du Pin 2008 est un vin gourmand avec de délicieux arômes de fruits jaunes qui s’épanouissent en bouche. L’ensemble garde une belle fraîcheur, grâce notamment à un petit pourcentage de bourboulenc, qu’Eric a rajouté pour donner plus d’énergie à cette cuvée.

·    Le Mourvèdre des Crouzets 2008 est marqué par les fruits noirs et possède une structure charnue avec des tanins soyeux. Il allie parfaitement puissance et digestibilité.

·    La Syrah de Pey Cherres 2008 séjourne encore dans les 4 pièces de chêne avec des malos en cours. Nous goûtons néanmoins un assemblage réalisé à la pipette pour se faire une idée : la palette aromatique est discrète mais la matière est imposante. Le vin est gras, soyeux sans aucune lourdeur avec une persistance finale très longue… ça promet !

Le 2007 est une gourmandise, marquée par la griotte à l’eau de vie, le chocolat fin et un boisé assez présent. La matière est riche (14°5) mais sans aucune lourdeur et la finale est longue et fraîche.

Le 2006 est magnifique de concentration et d’expression aromatique. On sent la garrigue à plein nez (thym, genévrier…) avec quelques notes de vanille et de cacao amer. Les fruits noirs explosent en bouche sur une structure tannique serrée mais soyeuse…miraculeux !

Une nouvelle fois je suis parti de là, comblé par la qualité de l’accueil d’Eric Supply et par le niveau des vins dégustés.
Ce vigneron, qui occupe à temps plein le poste de maître de chai au domaine de Malavieille à Saint Saturnin de Lucian, nous prouve qu’avec de la passion, un solide savoir-faire et surtout un amour sans retenue de son pays et de son terroir, il n’est point besoin d’un arsenal sophistiqué pour réussir de grands vins. Avec quelques arpents de vigne bien choisis et quelques modestes équipements, Eric Supply nous régale chaque année avec des cuvées brillamment vinifiées qui, sans renier leurs solides origines méditerranéennes, offrent une subtile complexité et un équilibre parfait.
Merci pour tout !


Le mont Baudile
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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 15:56


Tout amateur de vin et autres bonnes choses, de passage sur le littoral gardois devrait se noter cette adresse : sur la route des magnifiques plages de l’Espiguette, se trouve un grand espace climatisé tout entier dédié à ce que cette région produit de meilleur en vins, huile d’olive et gastronomie.

Une petite partie de l’espace vin.

Jérôme et Jean-Sylvain, deux cavistes passionnés, règnent sur un espace vin entièrement rénové, où on dispose d’un choix impressionnant de références : on y trouve les grands Languedoc, les pointures de la Vallée du Rhône, les cuvées haut de gamme des appellations gardoises mais aussi toute une série de vins plaisir, au rapport Q/P imbattable.
En été, un bar dégustation accueille quotidiennement des vignerons locaux pour qu’ils viennent présenter directement leurs produits à leur clientèle…Que demander de plus ?

C’est un véritable endroit de perdition pour estivant eonophile…
à ne pas rater bien sûr !


Voici quelques bouteilles grappillées durant mon séjour 2009 :

Côtes du Roussillon Les Sorcières du Clos de Fées 2008 – H. Bizeul à Vingrau
Robe : sombre et dense avec une frange violine.
Nez : complexe et profond avec des notes de griotte confite, d’amande douce et d’herbes  aromatiques.
Bouche : une matière concentrée et suave avec une finale de longueur moyenne un peu marquée par l’alcool.
Un premier contact avec ce domaine et une agréable surprise : le vin est savoureux et charmeur mais déjà solidement charpenté… si le haut de gamme du Clos des Fées est encore plus puissant, je crains de ne plus pouvoir suivre…
BIEN+

V.D.P. d’Oc Viognier Grange des Rouquettes 2008 – Vignobles Boudinaud à Fournès

Robe : jaune clair brillant avec des reflets orangés.
Nez : fin et discret sur un registre floral agrémenté de nuances un peu patissières.
Bouche : un très bel équilibre, frais et acidulé avec une finale délicatement vanillée.
Un beau vin conseillé par l’incontournable Jérôme, caviste à la Maison des vins de l’Espiguette, qui m’a annoncé avec tristesse que 2008 était un millésime maudit pour le viognier. Ce VDP est superbement bien vinifié, agréable et d’une fraîcheur réjouissante, même si on est un peu éloigné de la classique exubérance de ce cépage…mais à moins de 5 euros c’est une très belle bouteille pour l’été.
BIEN+

VDP d’Oc Marselan – Cellier des Vestiges Romains à Bouillargues
Robe : rubis très sombre.
Nez : franc et d’une belle pureté avec une palette sur les fruits noirs (mûre et myrtille) et quelques notes de réglisse.
Bouche : une chair gourmande équilibrée par une fraîcheur agréable avec une finale moyenne mais délicatement fruitée.
Pas de millésime pour ce modeste VDP qui procure un plaisir énorme avec un rapport Q/P hallucinant (2,80 euros c’est pousse au crime…)
BIEN+ (mais bien plus dans sa catégorie)

Coteaux du Languedoc A l’improviste 2008 - Mas de la Barben à Nîmes
Robe : jaune très clair avec une frange transparente.
Nez : subtil et élégant avec des notes florales très agréables soutenues par des nuances de citron confit.
Bouche : une attaque pointue qui s’émousse assez vite, l’ensemble est franc et accessible mais la finale est un peu plate.
Finesse et la légèreté, un parti pris assumé pour ce vin d’été sans prétention mais très bien vinifié…et avec un beau rapport Q/P (4 euros).
BIEN

VDP de Cévennes Mas de la Salle Les Quatuors 2008 – Allione, Fabre et Mazer à Corbès
Robe : jaune clair, légèrement trouble.
Nez : fin et profond avec des notes de fruits blancs soutenues par de délicates évocations balsamiques.
Bouche : un équilibre gourmand et une matière vibrante avec des nuances fruitées (abricot frais) et vanillées qui apparaissent progressivement. La finale est fraîche et de longueur moyenne.
Un OVNI encensé par Jérôme de l’Espiguette, 4 cépages (chenin dominant + viognier + 2 autres que j’ai oublié…) vendangés et vinifiés ensemble de manière traditionnelle (no levures, no sulfites, collage au blanc d’œuf…) dans un vieux mas cévenol. Une cuvée spéciale, rare un peu hors du temps mais plein d’énergie. J’aime !
TRES BIEN

Costières de Nîmes Château de Rozier 2006 – L. de Bélair à Manduel

Robe : rubis dense et très foncé.
Nez : franc et intense de cerise noire et de cacao, complété par quelques notes de garrigue.
Bouche : beaucoup de soie et de rondeur avec une trame tannique compacte mais très mûre et une finale un peu marquée par l’alcool.
Un vin d’une puissance redoutable (14°5 au compteur) mais relativement digeste…à rafraîchir et à siroter sur un Pélardon des Cévennes (une des rares associations fromage/vin rouge qui me convient).
BIEN+

Clairette de Bellegarde Terre de Chardons 2007 – EARL à Bellegarde
Robe : jaune clair, brillante.
Nez : discret et racé avec du citron confit et quelques notes exotiques, soutenues par quelques épices et un léger boisé.
Bouche : un gras qui flirte avec la lourdeur sans jamais y tomber, quelques nuances balsamiques et une finale moyenne avec quelques touches amères.
Un des premiers domaines en biodynamie dans le secteur, un vin ambitieux et très bien vinifié…Le chemin vers des produits de haut niveau sur ce terroir est tracé.
BIEN+


@+ et bonnes vacances à tous !

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3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 18:03

Tenir 6 jours sans voir un pied de vigne…Tel fut le défi de cette deuxième semaine de vacances scolaires, bravement relevé par votre serviteur, lors d’un séjour historico-culturel au pays des « vaches rousses, blanches et noires sur lesquelles tombe la pluie… »

 
Une belle éclaircie du côté d’Arromanches

Un périple familial sur des plages et dans le bocage normand pour visiter des sites chargés de la douloureuse mémoire du débarquement allié de juin 1944.

   
La Pointe du Hoc et Omaha Beach.



C’est vrai qu’on y trouve des alignements d’un type bien différent de ceux que je recherche habituellement, mais le souvenir de ces p’tits gars venus offrir leurs vingt ans à un idéal de liberté, c’est bouleversant.

 
Vue sur un secteur du Cimetière Américain de Colleville sur Mer (plus de 10000 tombes)

Dorénavant je ne pourrai plus m’empêcher d’y penser lorsque je pesterai contre ces amerloques qui essaient de copier nos vins ou ces englishs qui dévalisent nos chais bordelais…

Mais trêve de digressions historiques, revenons à nos moutons…
La Normandie c’est aussi la région de la pomme dans tous ses états : jus, cidre, pommeau et calvados. C’est donc tout naturellement que nous avons décidé de faire une petite parenthèse hédoniste en prenant rendez-vous à la Ferme de Billy à Rots, un petit village entre Caen et Bayeux.

La Ferme de Billy qui date du milieu du 17° siècle, appartient actuellement à la famille Vauvrecy.
C’est une exploitation qui compte environ 10 000 pommiers, avec 16 variétés de pommes (acides, douces, douces-amères) réparties en plusieurs vergers et cultivées selon 2 méthodes :
-    la taille en tige haute, qui laisse le tronc se développer normalement et qui demande un écartement d’une dizaine de mètres entre chaque arbre.
C’est le mode de culture traditionnel qui est encore exigé pour 20% dans l’A.O.C.
-    la taille en tige basse, qui limite la hauteur du tronc (entre 50 cm et 1 m) et qui permet une plus grande densité de plantation (3 à 4m entre chaque arbre). Ce mode de culture facilite les travaux et permet aux arbres d’être productifs plus tôt. En revanche, elle réduit la durée de vie des pommiers.

 

Dans la propriété : une chapelle du XIII° siècle entourée de pommiers.

La récolte s’étale sur une période très longue en automne et en hiver selon le cycle végétatif de toutes les variétés de pommiers.
Les pommes sont ensuite lavées, broyées et pressées. Les fermentations se déroulent dans des cuves en inox ou en fibre de verre. Chaque variété de pomme est brassée séparément. Les assemblages se font par la suite en fonction des goûts recherchés.
Les cidres sont embouteillés sans liqueur de dosage lorsque le degré d’alcool recherché est atteint : 4 à 5 degrés pour des cidres ½ sec ou brut.
Pour les calvados, les fermentations sont menées à terme (10 à 11 degrés) avant distillation et vieillissement en barrique de 250 litres.

La visite guidée se termine dans un beau caveau de dégustation avec le passage en revue de toute la production.

 
Cidres et calvados sur le bar du caveau

Jus de pomme 1
(assemblage d’un jus issu d’une variété acide et d’un jus issu d’une variété douce) : jaune très clair, limpide avec un nez intensément fruité. Une attaque très vive, des notes de pomme acidulée qui remplissent la bouche et une finale très fraîche.


 
Jus de pomme 2 (assemblage de 2 jus issus de variétés douces) : une robe dorée et légèrement trouble, un nez de pomme mûre et une bouche pleine de rondeur avec une finale légèrement acidulée où on détecte des notes un peu vanillées.

Cidre demi-sec Douceur (mélange de variétés douces et douces amères, titrant 4,5°) : une robe paille, un nez assez discret de pomme mûre et de céréales, la mousse est fine mais abondante en bouche, un peu acidulé en attaque l’ensemble devient très rond en se développant. Les tanins sont très souples et la finale est marquée par une délicate amertume.
Pour déguster avec des desserts, de la charcuterie ou des fromages légers.

Cidre demi-sec Fraîcheur
(mélange de variétés acidulées titrant 4,5 degrés) : la robe et le nez sont très proches du précédent mais la bouche est un peu différente avec une mousse un peu plus légère, un équilibre plus frais et des tanins très doux.
Pour déguster avec des fruits de mer, des Saint Jacques au cidre…

Cidre brut
(5°) : une robe un peu plus ambrée, un nez puissant alliant notes fruitées et notes fermentaires, en bouche la bulle est plus grossière et les tanins un peu plus puissants mais la finale est très longue.
A réserver pour des plats forts en goût ou pour des fromages puissants.

Calvados VSOP
(assemblage d’eaux de vie de 5 à 6 ans) : une robe ambrée claire, un nez délicat de pomme cuite et d’épices douces. La bouche est ronde et soyeuse avec un boisé fin et une finale légèrement réglissée.


Calvados Hors d’âge (assemblage d’eaux de vie de 8, 9 et 10 ans) : une robe un peu plus foncée avec des reflets vieil or, un nez intense de pomme mûre et d’épices complétées par quelques notes boisée discrètes. La bouche est somptueuse avec une attaque très douce et ronde, un développement ample et une finale longue sur des arômes très nobles de tabac blond.


Quelle jolie rencontre avec de beaux produits dotés d’une vraie identité et d’une vraie personnalité, si loin de ce que j’ai pu trouver et goûter par chez nous…c’est finalement pas si mal la Normandie !
@+
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  • : Vins, vignobles et vignerons.
  • : Récits liés à des rencontres viniques et oenophiliques.
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Bonjour à tous

Amateur de vin depuis près de 30 ans et internaute intervenant sur un forum de dégustateurs depuis plusieurs années, j’ai crée ce blog pour regrouper et rendre plus accessibles mes modestes contributions consacrées à la chose vinique.

 

Mes articles parlent presque toujours de rencontres que j’ai eu l’occasion de faire grâce au vin :

rencontres avec de belles bouteilles pour le plaisir des sens et la magie de l’instant,

rencontres avec des amis partageant la même passion pour la richesse des échanges et les moments de convivialité inoubliables,

rencontres avec des vignerons et avec leur vignoble pour des moments tout simplement magiques sur les routes du vin ou au fond des caves.

 

J’essaie de me perfectionner dans l’art compliqué de la dégustation dans le seul but de mieux comprendre et mieux pouvoir apprécier tous les vins.

Mes avis et mes appréciations sont totalement subjectifs : une dégustation purement organoleptique ne me procure qu’un plaisir incomplet.

Quand j’ouvre une bouteille de vin, j’aime pouvoir y associer le visage du vigneron qui l’a fait naître, j’aime connaître les secrets de son terroir, j’aime avoir plein d’images et de souvenirs associés à ce liquide blanc ou rouge qui brille dans mon verre.

 

Merci à tous ceux qui viennent me rendre visite.

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