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Texte Libre

Amateur de vin depuis près de 30 ans et internaute intervenant sur un forum de dégustateurs depuis 2 ans, j’ai crée ce blog pour regrouper et rendre plus accessibles mes modestes contributions consacrées à la chose vinique.

Mes articles parlent presque toujours de rencontres que j’ai eu l’occasion de faire grâce au vin :
- rencontres avec de belles bouteilles pour le plaisir des sens et la magie de l’instant,
- rencontres avec des amis partageant la même passion pour la richesse des échanges et les moments de convivialité inoubliables
- rencontres avec des vignerons et avec leur vignoble pour des expériences enrichissantes sur les routes du vin ou au fond des caves.

J’essaie de me perfectionner dans l’art compliqué de la dégustation dans le seul but de mieux comprendre et mieux pouvoir apprécier tous les vins.
Mes avis et mes appréciations sont totalement subjectifs : une dégustation purement organoleptique ne me procure qu’un plaisir incomplet.
Quand j’ouvre une bouteille de vin, j’aime pouvoir y associer le visage du vigneron qui l’a fait naître, j’aime connaître les secrets de son terroir, j’aime avoir plein d’images et de souvenirs associés à ce liquide blanc ou rouge qui brille dans mon verre.

Merci à tous ceux qui viennent me rendre visite.
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Jeudi 5 novembre 2009
 

Publiée par les Dernières Nouvelles d’Alsace, cette revue fait la part belle aux vins et aux vignerons de notre région. On y parle de réchauffement climatique, de polémiques sur l’appellation Grand Cru, de biodynamie avec un super article sur Sylvie Spielmann. On y présente des vignerons (Mélanie Pfister, Etienne Loew, Marc Tempé, Vincent Sipp entre autres), on donne la parole à des écrivains et à des cavistes...
Bref, c’est plein de belles photos, de textes courts mais intéressants et de conseils d’achats avisés.
Bon, il y a quelques coquilles par ci par là dans les textes et les recettes de cuisine de Serge Burckel me paraissent vraiment infaisables, mais ne boudons pas notre plaisir : c’est une revue qui propose une vision originale et pertinente de la chose vinique en Alsace, allez-y sans hésiter !

Longue vie à ce magazine !
- Publié dans : Feuilles à déguster - Communauté : vin d'alsace
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Dimanche 1 novembre 2009


Fleurie 2007 – J. Georges à Chénas

Robe : rubis sombre avec une frange mauve clair.
Nez : discret mais plein de charme avec des fragrances de pivoine et de framboise.
Bouche : l’équilibre est parfait, le fruité croquant et une trame tannique mûre et fine apporte un velouté subtil et séduisant. La finale est belle et délicatement acidulée.
Un fruit pur et suave magnifié par une structure magistrale, ce Fleurie vinifié uniquement en cuve inox m’a fait retrouver le goût des beaujolais qui ont accompagné mes débuts d’oenophile…HEUREUX !
EXCELLENT


Auxerrois Cuvée Maxime 1993 – Meyer à Rosenwiller
      
Robe : Jaune assez prononcé, beaucoup d’éclat.
Nez : délicat et original avec des notes de fraises écrasées, d’épices et une légère touche fumée.
Bouche : une attaque en douceur et un toucher très caressant, la structure est légère mais correctement équilibrée et la finale légèrement amère est d’une longueur confortable.
C’est une bouteille souvenir, puisée dans la réserve paternelle (les miennes étaient bues depuis bien longtemps…), un hommage à mon ainé avec cette cuvée qui porte son prénom et son millésime. C’est un auxerrois vendangé avec une belle sur-maturité qui a bien digéré ses SR et qui se présente à nous avec simplicité et énergie, malgré son origine modeste et ses 16 ans d’âge.
BIEN+


VDP du Mont Baudile 2007 Le Mourvèdre des Crouzets – Supply-Royer à Arboras

Robe : dense, presque noire avec une frange mauve.
Nez : une attaque puissante sur des notes torréfiées (cacao) puis l’ensemble devient plus complexe en s’enrichissant de nuances de fruits noirs confits, de réglisse et d’épices.
Bouche : de la soie et une belle ampleur avec une trame tannique dense et concentrée. Une fine acidité soutient la structure jusqu’à la finale longue et délicatement aromatique (bois noble, encens).
Une matière riche, presqu’un peu sauvage, soulignée par un élevage présent mais dosé avec mesure et raison pour domestiquer la « bête ». Ce vin mérite encore un peu de bouteille mais bon… c’est quand même déjà bien plaisant !
TRES BIEN


Riesling Les Pinsons 2007 – G. Neumeyer à Molsheim

Robe : Jaune clair avec des reflets, vert-clair.
Nez : fin et engageant avec des arômes très purs de citronnelle et quelques nuances pierreuses.
Bouche : un équilibre viril avec une acidité pointue et longue et une finale de longueur moyenne mais offrant de belles notes fumées et présentant un caractère salin intense.
Un riesling de puriste, avec une palette classique mais une expression minérale peu commune… surtout sur ce type de vin d’entrée de gamme.
BIEN


Beaune 1° Cru Les Tuvilains 2004 – D. Carré à Meloisey

Robe : claire et limpide avec une frange dégradée un peu orangée.
Nez : une palette fine et délicate sur un registre floral (rose fanée) avec quelques discrètes nuances végétales et un fond légèrement boisé.
Bouche : l’ensemble possède un très bel équilibre avec des tanins mûrs et une acidité subtile, le toucher de bouche est bien agréable, la finale est ronde et soyeuse.
Un joli vin réussi par ce vigneron installé dans un charmant village sur les hauteurs de Beaune : l’œil et le nez annoncent une évolution marquée mais la bouche rassure. Ce n’est pas un monstre de puissance mais l’élégance et le charme sont au rendez-vous.
TRES BIEN-


Riesling G.C. Kastelberg 2005 – C. Moritz à Andlau

Robe : Jaune clair, étincelant, avec des reflets argentés.
Nez : fin, raffiné et très complexe avec des arômes de citronnelle, de verveine, d’origan et de résine suivies par des notes plus pierreuses.
Bouche : ample et élégante avec une équilibre superbe. La matière est mûre et concentrée sans aucune lourdeur, l’acidité est profonde, la salinité est puissante et la longue finale révèle de délicieuses fragrances de mandarine.
Un riesling repéré lors de la verticale Kastelberg organisée par ce vigneron il y a près d’un an. Aujourd’hui c'est un vin accompli qui s'offre à nous dans une expression sereine de ce beau terroir. MAGNIFIQUE !
EXCELLENT


Côtes de Provence Très Longue Macération 2004 – Dupéré-Barrera à La Garde

Robe : noire, dense avec une frange teintée rubis.
Nez : une palette complexe et typée qui mettra un certain temps à livrer de beaux arômes de laurier, d’épices, de garrigue…
Bouche : beaucoup de concentration mais l’ensemble reste soyeux et gourmand. Des notes de cerise noire et de zan viennent agrémenter une finale longue et fraîche où on détecte encore quelques petites nuances boisées agréables.
Un vin qui commence à trouver son équilibre mais qu’il a fallu carafer pendant de longues heures pour le faire parler un peu. La structure en bouche est massive mais digeste avec une légère acidité qui apporte une touche un peu canaille à ce cru qui a encore de belles années devant lui…
TRES BIEN
- Publié dans : Bouteilles du mois - Communauté : Oenologie: apprécier le vin.
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Dimanche 1 novembre 2009

Après avoir livré ces magnifiques fruits dont le jus glougloute paisiblement dans les caves, la vigne nous offre son spectacle automnal, en illuminant les collines alsaciennes de ses multiples nuances d’or et de feu…




En haut de la carrière sur le G.C.Engelberg




 Le Kougelhopf près de Niedermorschwihr




L’extrême ouest du G.C.Florimont





Vue sur le G.C. Sommerberg




Vers Katzenthal




Au pied du Vieil Armand près de Wuenheim
- Publié dans : Notes d'humeur et chroniques diverses - Communauté : vin, vignes et vignerons
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Mardi 27 octobre 2009



Pour cette deuxième soirée de la nouvelle saison de notre club AOC, Florian (enema) nous a emmenés à la découverte des vins de la Mosel.
Ce jeune vigneron de Dambach nous a accueillis sous son toit pour nous proposer un tour d’horizon des crus de cet autre vignoble où le riesling est roi…
Qui a dit que les alsacos étaient chauvins ???

Florian avait profité d’un séjour de formation de deux mois au domaine Zellbach-Oster à Zeltingen pour essayer de comprendre les terroirs et les pratiques viticoles locaux, sans oublier de collecter les 13 bouteilles avec lesquelles il se propose, ce soir, de nous initier à l’esthétique particulière de ces vins.

Les meilleures parcelles de ce vignoble qui borde les méandres de la Mosel se situent sur des coteaux aux pentes souvent vertigineuses, exposés plein sud. Le sous-sol est composé principalement de schistes avec, sur certains terroirs, des sables d’origine volcanique.


Pour situer le vignoble de la Mosel…



 
Un aperçu d’une partie du vignoble avec les lieux dont proviennent les crus dégustés : Erden, Ürzig et Zeltingen


La dégustation, les commentaires et l’évaluation ne se sont pas faits à l’aveugle : chaque bouteille a été présentée et expliquée par Florian.

Soirée du 22 octobre 2009 à Dambach
Verre INAO.


1. Schwartz Riesling 2008 – F. Kraemer à Erden
La robe est curieusement évoluée, le nez est bizarre avec des notes de réduction puis de fumée suivi d’un léger fruité. La bouche est légère avec des arômes une peu confus et une finale plate.
Ce vin, issu du cépage pinot meunier sera le seul rouge de la soirée…histoire de se faire une idée. Pour moi ça manque vraiment de charme !
BOF

2. Weissburgunder 2007 – Selbach-Oster à Zeltingen
Le nez est charmeur sur l’ananas frais, la « Barbapapa », la noix de coco mais la bouche est déstructurée et manque de consistance avec une attaque molle et une finale un peu lourde.
Issu de pinot blanc ce vin est un peu frustrant tant le passage du nez à la bouche est décevant…dommage !
BIEN-

3. Riesling Classic 2008 – G. Heinrich à Zeltingen

Le nez est fermentaire avec des notes de banane sur un fond légèrement citronné, l’attaque en bouche est très vive, le milieu révèle des SR et le finale est fraîche mais marquée par du SO2.
Un premier aperçu sur ce cépage avec ce vin à la structure bien confuse, qui a bien du mal à convaincre l’assemblée.
BIEN-

4. Riesling Kabinett 2007 - Selbach-Oster à Zeltingen

Le nez est plus net mais les arômes sont relativement discrets, l’aération révèlera des notes citronnées et exotiques. La bouche est fringante, légère et acidulée avec des SR toujours très présents et une finale encore marquée par du SO2.
9,5° et 34,5 g de SR… on se rapproche du style mosellan, tout en s’éloignant des canons alsaciens, avec ce vin assez agréable mais manquant d’harmonie.
BIEN

5. Riesling Zeltlinger Schlossberg 2007 - Selbach-Oster à Zeltingen
Le nez est discret, citronné et légèrement fumé. L’attaque en bouche est acérée avec une acidité verte et très violente qui domine l’ensemble.
Issu d’un terroir de schistes et de cailloux, ce riesling possède une acidité hors normes…et vaut 14 euros au départ du domaine…OUCHHH !
BOF

6. Riesling Ürziger Würtzgarten 2002 – H. Schweistahl à Ürtzig
Le nez est franc et direct sur des fruits exotiques frais (mangue, litchi) et quelques herbes aromatiques. La bouche est tendue, l’acidité est plus fine mais encore trop présente, la finales est assez agréable sur des notes de tisane (verveine, mélisse).
Une matière moins sauvage, une palette plus complexe mais il reste un déséquilibre acide en bouche…les effets bénéfiques du vieillissement se font sentir mais visiblement 8 ans ne suffisent pas !
BIEN+

7. Riesling Ürziger Würzgarten 2008 – Mönchhof à Ürzig
Le nez présente une palette complexe avec un fruité net (citron, fruits à chair blanche…) et des notes de menthe et d’anis. La bouche est plus précise avec un léger perlant et une finale assez longue marquée par des nuances minérales et un retour sur les herbes aromatiques (verveine, menthe verte).
Comme quoi on peut trouver des vins jeunes bien équilibrés… !
BIEN+

8. Riesling Zeltlinger Himmelreich 2008 – G. Heinrich à Zeltingen

L’attaque est marquée par de fortes notes de réduction, puis le nez s’ouvre peu à peu avec de délicates notes de fruits à chair blanche. La bouche est assez agréable mais la structure manque d’homogénéité.
Un terroir de schistes et de sables volcaniques et une vinification avec des levures indigènes (procédé rarissime dans cette région)… un OVNI que son prix (moins de 5 euros) rend finalement sympathique !
BIEN

9. Riesling Zeltlinger Himmelreich 2007 – Selbach-Oster à Zeltingen
Le nez est classique avec une belle pureté et une palette classique sur des notes citronnées et pierreuses. La bouche semble à nouveau déséquilibrée avec cette acidité tranchante qui domine tout et rend la finale particulièrement agressive.
Un nez assez engageant mais une bouche redoutable… je ne peux pas imaginer qu’une telle matière puisse trouver une cohérence avec le temps !
BIEN-

10. Riesling Erdener Treppchen Spätlese 2007 – F. Kraemer à Erden
Un nez flatteur marqué par la surmaturité (notes de caramel) s’ouvre sur une belle palette exotique. La bouche est grasse, un peu lactée avec une rondeur avenante et un fruité exotique très mûr. La finale est marquée par du SO2.
La surmaturité donne une personnalité plus aimable à ce vin qui doit quand même encore trouver son équilibre.
BIEN

11. Riesling Erdener Treppchen Auslese 2007 – Christophel à Erden
La surmaturité est très présente au nez, les fruits exotiques frais sont au rendez-vous et la bouche possède une certaine harmonie entre des SR présents (environ 100g) une acidité un peu moins stricte et un perlant très présent.
Un vin issu de parcelles situées sur des falaises aux pentes vertigineuses (« Treppchen » se traduit par « petit escalier »). Le style est particulier mais l’ensemble possède une réelle cohérence.
BIEN+

12. Riesling Sonnenuhr Spätlese 2008 – Ackermann à Zeltingen
Le nez manque de franchise entre des notes de caramel et des évocations citronnées. La bouche est constituée d’éléments assez équilibrés mais l’harmonie fait encore défaut.
Un bien joli nom pour cet autre terroir mosellan, baptisé « cadran solaire », mais un vin qui doit encore attendre pour se révéler.
BIEN-

13. Riesling Sonnenuhr Auslese 2001 – Ackermann à Zeltingen
Le nez est pur et doté d’une belle complexité avec un fruité exotique, des notes terpéniques et des arômes d’herbes comme la sauge et la menthe. La bouche est équilibrée et ample avec une acidité et des SR en harmonie. La finale est longue et marquée par d’agréables notes de tisane.
Les années ont apporté du fondu à cette belle matière mais le vin semble quand même déjà bien évolué pour son âge…sa palette trahit l’âge mûr. Il faut quant même relever l’excellent rapport Q/P de cette bouteille : 5,70 euros pour les 50 cl., c’est cadeau.
TRES BIEN

 


La soirée continue avec une dégustation hors-sujet proposée par Florian sur quelques bouteilles de son domaine… comment résister !

Pour rester sur le cépage roi de cette soirée nous optons pour une petite série de rieslings Frankstein.

1. Riesling Frankstein 2006 : un nez fin marqué par des notes florales et légèrement résineuses, la bouche est équilibrée et élégante, la finale est longue et profondément minérale. Charmeur.

2. Riesling Frankstein 2007 : le nez est discret sur un registre floral et la bouche est ample et concentrée avec une salinité puissante et une grande longueur.
Puissant.

3. Riesling Frankstein 2008 : le nez est encore confus mais la matière en bouche est extrêmement prometteuse : on y retrouve la puissance, l’équilibre et la salinité du 2007. Prometteur.

4. Riesling Frankstein 2009
 : un vin au milieu de sa fermentation alcoolique qui possède une belle matière mûre et dense avec une acidité longue et tendue qui va construire un bel équilibre.
Confiant…

Conclusions

·    Ce fut une soirée intéressante pour notre culture personnelle car elle nous a permis de nous faire une idée un peu plus précise sur ce vignoble finalement si proche de notre région. Encore merci à Florian pour ses recherches.
Au niveau gustatif, il faut bien reconnaître que nous sommes un peu restés sur notre faim…
·    Ces vins de la Mosel possèdent des acidités terrifiantes, des sucres résiduels pas toujours intégrés…si on ajoute à ça du CO2 un peu partout et du SO2 souvent au dessus du seuil de perception, sans parler des prix qui dépassent parfois ceux des G.C. alsaciens… pour moi ça fait beaucoup !
Ceci dit ces vins ont été surement servis trop jeunes…mais quand même…je ne suis pas sûr d’avoir envie d’y revenir prochainement.
·    Un petit coup de cœur néanmoins pour le dernier vin, le Sonnenuhr Auslese 2001, qui ressemble à une belle VT alsacienne et qui présente un excellent rapport Q/P.
·    Une mention spéciale pour les bouteilles de la dégustation hors-sujet : les rieslings Frankstein de Florian sont à recommander de toute urgence.
·    Un dernier petit conseil pour les lecteurs non familiarisés avec la langue de Goethe : la prononciation à voix hautes de vocables possédant 1 voyelle pour 10 consonnes peut s’avérer dangereuse pour un appendice lingual non entraîné…Prudence !


- Publié dans : Dégustations - Communauté : Oenologie: apprécier le vin.
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Mercredi 14 octobre 2009


Sortie dominicale avec Stéphane pour une rencontre-dégustation avec Philippe Pacalet, organisée par les cavistes de Terres à Vins à Strasbourg.

Commentaires sur les vins dégustés :

·    Gevrey Chambertin 2007 : le nez est pur et gourmand sur les fruits rouges et les épices, la bouche est dotée d’une structure équilibrée avec des tanins ronds, une acidité fine et une finale puissamment minérale.
Un vin très jeune, qui se goûte remarquablement bien mais qui possède un caractère bien trempé prêt à défier le temps.
TRES BIEN

·    Gevrey Chambertin 2005 : après une attaque sur des notes de torréfaction, le nez s’affine et se complexifie en révélant des arômes floraux et réglissés. La bouche est ample et onctueuse avec un profil un peu viril qui peut encore s’affiner. La réglisse et le poivre gris accompagnent une finale bien longue.
Un gros potentiel qui doit encore être attendu.
TRES BIEN

·    Gevrey Chambertin 2001 : un premier nez sur de fugaces notes végétales (betterave) laisse rapidement la place à une palette subtile avec de délicats arômes floraux (violette) et des évocations de bois de réglisse. La bouche est fraîche et longiligne avec une finale un peu sèche.
Des arômes suaves et complexes mais une structure au palais assez austère, à la limite du déséquilibre.
BIEN

·    Pommard 1°Cru 2007 : le nez est agréable et évolutif avec des notes toastées suivies par des évocations de fruits rouges et une nuance un peu terreuse. La bouche est volumineuse et virile avec beaucoup de gras et une trame tannique mûre et serrée. La finale est longue et épicée.
Un vin complet avec un avenir plein de belles promesses.
TRES BIEN+

·    Meursault 2007 : le nez est net mais discret avec des notes de poire fraîche qui se révèlent progressivement dans le verre. La bouche est puissante et riche, le gras et la tension acide sont en harmonie, la finale est longue et discrètement boisée.
Une belle expression de chardonnay, une matière imposante qui demandera un peu de temps pour révéler tout son potentiel.
TRES BIEN-

Quelques remarques pour conclure :
-    Ce fut une dégustation de très bon niveau avec des cuvées pleines d’énergie vinifiées avec une grande précision.
Une preuve éclatante que le respect de la nature et la recherche de la pureté dans l’élaboration de vins, permettent de réaliser des produits d’un très haut niveau qualitatif.
-    Ce fut une rencontre intéressante avec un vigneron sympathique, ardent défenseur d’une conception naturelle du vin. Son discours intéressant, pédagogique et argumenté avec de solides connaissances scientifiques nous a permis de passer un moment riche et formateur.

-    Le seul bémol - et il est de taille - ce sont les prix… dont je n’ai eu connaissance qu’après la dégustation… OUCHHH !
Je dois avouer que je n’aurais sûrement pas évalué les vins de la même manière si j’avais eu connaissance des tarifs avant…
Du coup je comprends mieux la parcimonie du service et le peu de longueur de la « verticale » de Gevrey…

Un Meursault dont le prix atteint pratiquement celui d’un Bienvenues-Bâtard-Montrachet de chez Carillon…j’espère que cela ne va pas donner des idées à mon fournisseur attitré sur cette appellation !

Un Gevrey villages au prix d’un Clos de Vougeot de chez Castagnier… des 1°Crus qui flirtent avec les 100 euros…

Pour moi le charme est rompu M. Pacalet !
- Publié dans : Dégustations - Communauté : Oenologie: apprécier le vin.
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